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Tome premier. A - C.
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armes ne doivent cliqueter sans légitimé occasion;qu’avant qu’on les bouge, on envoyé deffier l’enne-mi, duverdier, Biblioth. p. 64, dans LACURNE.

— ÉTYM . Rouchi, clicoter, fréquentatif de l’an-cien verbe cliquer , faire du bruit, qui est sans doutele même que claquer.

CLIQUETIS (kli-ke-ti), s. m. || 1° Bruit que fontdes armes ou des corps sonores qui se choquent,qui se froissent. Cliquetis d’épées, de chaînes. Ah!monsieur, quel bruit! quel cliquetis! — Que vois-jelà? Un homme attaqué par trois autres ! La partieest trop inégale, et je ne dois pas souffrir cette lâ-cheté, mol. Don Juan , ni, 3. |j 2° Fig. Cliquetis demots, assemblage de mots qui ont plus de son quede sens. Cliquetis d’antithèses, antithèses accumu-lées sans beaucoup de goût.

— HIST. xiv" s. Et quand dessus François vontles flesches cheant, Dessus ces bacinés qui sontclair et luisant Firent tel cliquetis en noise déme-nant, Que ce sembloient fevres sur enclumes for-geant, Guescl. 22341. || xv” s. Avoit lors dedans ledit champ tel cliquetiz de couleuvrines, que iceuxAnglois furent contraints d’eux enfuir, monstrel.t. ni, p. 57, dans lacurne. Le cliquetis que j’aimeest celui des bouteilles, basselin, xix. ||xvi” s. Cli-quetis de harnois, piques, espées.... paré, xix, 28.Le cliquetis des armes, rons. 900.

— ÉTYM . Cliqueter.

CLIQUETTE! (kli-kè-t’), s. f. || 1° Instrument faitde deux morceaux d’os ou de bois, qu’on met entreles doigts et dont on.tire des sons en choquant cesdeux morceaux l’un contre l’autre. || 2° Terme depêche. Pierre trouée pour faire aller le filet au fondde l’eau. || Filet garni de morceaux de bois qui parleur choc rassemblent le poisson; on dit aussi cli-quet.

— HIST. xvi” s. Et les choquant ensemble [deuxpièces de bois], [il] faisoit son tel que font les ladresen Bretaigne avec leurs cliquettes, rab . Pant. n, 19.Le vassal ne trouvant son seigneur en son hostel, doitheurter par trois fois à sa porte, l’appeler aussi partrois fois, et après avoir baisé la cliquette ou verroud’icelle, faire pareille déclaration que dessus, loy-sel, 559. Tenant en sa main dextre des cliquettes,les faisant cliqueter assez haut, paré, xix, 23.

— ÉTYM . Voy. cliqueter.

f CLISÉOMÈTRE! (kli-zé-o-mè-tr’), s. m. Termed’obstétrique. Instrument inusité, qui a été proposépour mesurer l’inclinaison du bassin.

— ÉTYM . Kkioi;, inclinaison, et mètre, mesure.

CLISSE (kli-s’), s. f. || 1” Petite claie d’osier ou de

jonc pour égoutter les fromages. || Enveloppe d’osiertressé mise autour d’une bouteille qu’on porte ha-bituellement, afin de l’empêcher de se casser.|| 2” Terme de chirurgie. Morceau de bois ou de car-ton plat, long et étroit, servant à maintenir les osfracturés; on dit aujourd’hui éclisse.

— HIST. xv” s. Et fondement qui est fondé surclisse Ne peut souffrir ne pierre ne mortier, eust.desch. dans le Dict. de dochez. || xvi” s. Ma mat-tresse avoit un coche de clisse [d’osier], qui n’estoitgueres suspendu que de cordes, d’aub. Fœn . m, 2 .

— ÉTYM . Berry, cicle, claie formée de branchagesflexibles: de l’ancien haut-allem. klioxan, fendre.

CLISSÉ, ÉE (kli-sé, sée), part, passé. Qui estgarni d’une clisse. Bouteille clissée. Les seltzogènesou appareils à faire de l’eau de Seltz sont composésde deux réservoirs clissés à mailles hexagonales.

f CLISSER (kli-sé), o. a. || 1" Terme de vannier.Garnir une bouteille d’une clisse. || 2° Terme dechirurgie. Munir de clisses un membre fracturé.

— HIST. xvi” s. Une bouteille clissée, plaine devin breton , rab. Pant. iii, 45. Et seront lesdits au-biers tous clissez d’une chemise de fil d’archal, pa-LISSY, 77.

— ÉTYM . Clisse; Berry, cicler, tresser.

t CLISSON (kli-son), s. m. Toile de lin qui sefait en Bretagne .

ÉTYM . Clisson, ville du département de laLoire-Inférieure .

t CLISTER (kli-sté) ou CLISTRER (kli-stré), v. a.Luter une poêle sur son fourneau, dans une saline.

[ CLITORIDIËN, IENNE (kli-to-ri-diin , diè-n’),arfj. Terme d’anatomie. Qui appartient au clitoris.

CLITORIS (kli-to-ri), s. m. Terme d’anatomie.Petit organe charnu placé à l’entrée des parties gé-nitales des femelles chez les animaux mammifères.

— ÉTYM . K)E'.Top:;.

f CLITORISME (kli-to-ri-sm’), s. m. Terme demédecine. Abus du clitoris.

t CUVABLE (kli-va-bl’), adj. Qui est susceptibled’être clivé.

— ÉTYM . Cliver.

CIO

t CLIVAGE!(kli-va-j’), s. m. Division mécanique,dans une ou plusieurs directions, de la masse d’uncorps cristallisé, division qui met à découvert lesjoints des lames ou couches planes et parallèles dontce corps est composé. Substance qui se prête aisé-ment au clivage. 11 m’a été facile de m’assurerqu’aucun phénomène de trombe ou de clivage nes’était manifesté dans cet ouragan, car les arbresétaient seulement renversés, Acad, des sciences,comptes rendus, t. l, p. 614. || La fissure d’un cris-tal, et en particulier d’un diamant, lorsqu’elle est àsurface plane.

— ÉTYM . Cliver.

CLIVÉ, ÉE (kli-vé, vée), part, passé. Diamantclivé.

CLIVER (kli-vé), v. a. Diviser un corps cristallisésuivant les lames ou couches planes dont il est com-posé. || Terme de lapidaire. Tailler une pierre dansle sens de ses couches de cristallisation. || Se cliver,v. réfl. Être divisé par clivage.

— ÉTYM. Allem. klieben ; suéd . klyfwa; angl. locleave, fendre.

f CLOACAL, ALE (klo-a-kal, ka-1’), adj. Termed’anatomie. Qui a rapport au cloaque.

CLOAQUE (klo-a-k’; au temps de Chiffiet, Gramm.p. 183, on prononçait cloâque), s. m. ||i°Lieu des-tiné à recevoir les immondices. Il [Napoléon ] pro-clame que le Kremlin , arsenal, magasins, tout estdétruit ; que désormais Moscou n’est plus qu’un amasde décombres, qu’un cloaque impur et malsain, sansimportance politique et militaire, ségur, Ilist. deNapol. ix, 6. || Trou creusé en terre pour rece-voir les eaux ménagères. || Masse d’eau sale etcroupie. Tomber dans un cloaque. Cloaque infect.|| 2° Par extension, tout ce qui offre des amas d’or-dures et une grande saleté. On pénétra dans de mi-sérables logements qui étaient des cloaques. Cette villeest un vrai cloaque. || Fig. C’est un cloaque, c’est unepersonne sale et puante, Dict. de l’Acad. || 3” Fig.Cloaque d’incertitude et d’erreur, pasc. dans cou-sin. Un pays qui est le cloaque de la nature, volt.Amabed, 10 ” lettre d’Amabed. Un dieu aurait-il puformer ce cloaque de misères et de forfaits? id.Memmius , v. Je vous plains de remuer, dans l’hor-rible château [la Bastille] où vous allez tous lesjours, le cloaque de nos malheurs, volt. Lelt. Char-don, 5 avril 1767. || Un cloaque d’impureté, detoutes sortes de vices, une personne couverte desouillures morales. || 4“ Terme d’anatomie. Pocheque forme l’extrémité du canal intestinal chez les oi-seaux et les reptiles, et dans laquelle s’ouvrent lesuretères. || 6° S. f. Conduit de pierres par où s’é-coulent les immondices d’une ville. N’est usité, ence sens, qu’en parlant de la grande cloaque, égoutbâti à Rome par Tarquin et encore subsistant.

— rem. Dans la grande cloaque, le genre étymo-logique a été conservé par le latin maxima cloaca,qui est le nom de cet égout. || Au xvr siècle cloaqueétait tantôt masculin, tantôt féminin; c’est à tortque le masculin l’a emporté, ne fût-ce qu’à causede cette anomalie d’avoir un même mot de deuxgenres suivant l’emploi.

— HIST. xiv” s. Il fist fere cloaques, ce sont con-duiz souz terre pour celles yaues fere descendre ouTybre, berciieure , f° 20 , recto. || xvi” s. Naturerenvoyé ces excremens vers le mezentere et pan-créas, comme dedans un cloaque ou esgout de toutle corps, paré, v, 19. Ceux qui habitent et fréquen-tent es lieux putrides, comme es poissonneries, es-corcheries, cemetieres, hospitaux, cloaques et tan-neries, id. xxiv, 3.... Jette dedans mon ventre Undésir de manger, ventre, non, mais un antre, Plus-test une cloaque instrument de mes maux [il s’agitde Phinée et des harpies], rons. 84i. Bref ils t’ontfait la cloaque d’erreur, id. 966. Il est ici bas logéau dernier et pire estage de ce monde, plus esloignéde la voûte celeste en la cloaque et sentine de l’uni-vers, charron, Sagesse, p. 47, dans lacurne.

— ÉTYM . Lat. cloaca.

CLOCHE (klo-ch’), a. f. || 1° Instrument d’airain,en forme de coupe renversée, produisant des sons re-tentissants à l’aide d’un battant suspendu dans l’inté-rieur et mis en mouvement par le branle de la cloche,ou à l’aide d’un marteau placé à l’extérieur et mû di-rectement ou par des ressorts. Sonner, tinter la clo-che. Bénir une cloche. On sonnait la cloche à volées.Les cloches dans les airs de leurs voix argentines,Appelaient à grand bruit les chantres à matines, boil.Dutr. iv. Tandis que dans les airs mille clochesémues D’un funèbre concert font retentir les nues,id. Sat. vi. Du dîner j’aime fort la cloche, Mais onla sonne en peu d’endroits, bérang. Tou'i.tbr Onse sert du son des cloches pour dissiper ies nuée?,

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boss. Conn. m, 3 . || E’ig. Faire sonner la grossecloche, faire intervenir dans une affaire celui qui ale plus de pouvoir. || N’être pas sujet au coup decloche, être maître de son temps. Les horlogesétaient défendues dans tous ses États, et on eût ré-puté pour insensé un homme ou une femme qui sefussent asservis à un coup de cloche, segrais, Prin-cesse de Daphlagonie, t. n, p. 217 . || Fondre la cloche,prendre un parti, une résolution extrême; en venirau fait, à l’exécution. || Être étonné, être penaudcomme un fondeur de cloche, être fort surpris devoir manquer une chose sur laquelle on comptait.Locution tirée de ce qu’il arrive parfois que l’opé-ration de jeter la cloche en moule manque. Si Foyeût pu soutenir ce style, la scène changeait; M. Pas-quier, surpris comme un fondeur de cloches, eûtremis ses lois dans sa poche, et moi, petit proprié-taire, ici je taillerais ma vigne sans crainte, p. l.cour. Lettre x, t. 1 , p. 220 . || Gentilshommes dela cloche, noblesse de la cloche, nom que l’ondonnait aux descendants des maires et des échevins,maîtres, en leur qualité d’officiers municipaux, dela cloche de la commune, et anoblis en certainesvilles par quelques charges municipales. || Coup decloche, un coup frappé contre la cloche et qui lafait sonner; et fig. un avertissement. Il est vraique j’ai été fort malade; ces petits avertissementssont des coups de cloche que bientôt il n’y auraplus d’heure pour nous, volt. Lett. Schomberg,31 août 1769. || 2”Terme de cuisine. Ustensile con-cave qui sert à faire cuire des fruits. || Couvercle enfer-blanc pour tenir les plats chauds. || Vase de .verredont on couvre le fromage pour le servir sur la tableet sous lequel il se fait. || 3° Dans le jardinage, vasede verre donton couvre les plantes délicates. Plantesvenues sous cloche. || Fig. Il était vrai que dès lorsje pointais fort, mais c’élait sous cloche, st-sim.2)7, 181 . || 4”Dans les laboratoires, manchon oucylindre creux en verre, ouvert par une extrémitéet fermé par l’autre. || 5° Nom d’une machine qui ala figure d’une cloche, et dans laquelle un hommepeut demeurer sous l’eau pendant assez longtemps.Cloche à plongeur ou cloche à plonger. || G” Vésiculede sérosité qui se forme sur la peau. Il a des clochesaux pieds. || 7“ Terme de vétérinaire Un des nomsvulgaires de la cachexie aqueuse des bêtes à laine.|| 8° Terme de botanique. Fleur en cloche, fleurmonopétale ayant à peu près la forme d’une cloche.|| Double cloche, espèce de datura: primevère dou-blée par la culture. || 9° Terme de marine. Cylin-dre d’un cabestan. || Partie supérieure d’une mancheà vent. || 10° Terme de mineur. Cavité qui se formeau toit d’une galerie. || 11° Terme de sondeur. Clo-che à galets, tige creuse pour saisir une tige desonde. || 12° Ornement de monture de chandelier.|| Dans la poterie, bouillonnement. || Proverbes. Onne peut sonner les cloches et aller à la procession,c’est-à-dire on ne peut faire deux choses à la fois.|| C’est le sondes cloches auxquelles on fait dire toutce qu’on veut, c’est-à-dire ce sont des paroles qu’oninterprétera comme on voudra, ou c’est un hommequi dit tantôt d’une façon et tantôt d’une autre.Locution fondée sur une ancienne superstition quifaisait regarder les cloches comme pouvant annon-cer l’avenir*, le son des cloches n’ayant rien de dé-terminé, on y entendait toujours ce qu’on désirait.|| Qui n’entend qu’une cloche, n’entend qu’un son,c’est-à-dire, en toute chose, il faut entendre le pouret le contre.

— HIST. xni” s. Les cloche de la ville sonnèrenthautement, Berte, ix. Decamelin, pour la pourierepoussière], [ils] Avoient clokes [chapes] paringaussemblables] Fourées de vermeus cendaus, Bl. etJehan, v. 6436. || xiv” s. Quant li bourgois oïrent lachoze deviser, La cloque de la ville ont fait tantostsonner, BaudL de Seb.x, 76. || xv” s. Adonc alla direLydore la royne : venez à moi, Lyriope belle fille ;si vous osteray la cloche que vous avez vestue, et sinous servirez, Perceforest , 1. 1, f” 122. || xvi” s. Tousutenciles de cuisine faits de metail de cloche, decuivre, de le tou, 0. de serres, 881. La chappe oucloche d’un alambic, id. 889. X conseil de fol, clochede bois, cotgrave. Dont il feut plus estonné qu’ungfondeur de cloches, et s’escria.... rabel. Pant. 11,29. L’on a beau battre les cloches devant que les pa-roissiens soient venus, le roux de lincy, Prov. 1. 1,p. 7. Mieulx vault à clorhe se lever que à la trompette,id. ib. Rapporter les cloches d’un tel lieu [avoir desampoules aux pieds pour y être allé], oudin, Curio-sités fr. Si es dites vignes est trouvé gros bestailavec cloche fermée ou bouschée en temps de fruicts,de nuit, le seigneur du bestail court l’amende devingt sols tournois, Coustum. génér. t 11, p. 68i,