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Tome premier. A - C.
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22 . Sa pa-'enté prit pour argent comptant Un tel mo-tif.... la «ont. Diable. || Avoir de l’esprit argentcomptant, avoir de l’à-propos, la repartie vive.|| 2" S. m. a a comptant, l’argent comptant. Ache-ter, vendre au comptant. Il avait du comptant, Etpartant, Toutes voulaient lui plaire, la font. Fabl .i, 17. Que faut-il encoreT Force comptant, m. Rem.|| Autrefois, petit comptant, bureau au trésor royaloù l’on payait les sjmmes au-dessous de tooo livres;et grand comptant, bureau où l’on payait les som-mes au-dessus. || Ordonnance de comptant, ordrede payer que le roi donnait au trésor, sans indiquerla destination des fonds et sans aucune formalitépour le payement. |j Terme de bourse. Opération aucomptant, opération aont n règlement, c’est-à-direla livraison et le payement de l’objet vendu, a lieuau moment même où se fait l’opération ou dans undélai excessivement limité. || 3° Adverbialement.Payer comptant, payer en espèces; et fig. Rendreimmédiatement ce qu’on nous a fait, en bien ou enmal. Le plaisir de faire du bien nous paye comp-tant de notre bienfait, mass. Petit carême, Iluman.des gr.

— REM. Comptant est ici un participe actif, prispassivement, et dit pour qui se compte; commedans couleur voyante, c’est-à-dire couleur qui se voit.

— HIST. xv* s. Mil escus d’or content, comm. iii,44. Dieu a payé contant en nostre temps tellescruaultés sans attendre, id. vi, 9. || xvi* s. Là re-couvrerez argent à taz; car le villain en ha du con-tent, rab. Garg. i, 83. Donner pour argent comp-tant des conjecteures, mont, i, 403. Payer à pursdeniers comptants, id. i, tt9. Tout l’or et l’argentcomptant, amyot , Rom. *. Il achepta à denierscomptans l’ambition d’Ëpicydes, id. Thém. n. Queles modestes et temporiseurs, se fiants en leurs ser-vices, le perdoient [l’avancement] tout comptant[tout net], carl. il, 40. Pour Dieu , n’allegue iciles forces de vertu! Tu le perdrais contant [tu se-rais vaincu à l’instant], rons. 904.

— ÉTYM . Compter.

COMPTE (kon-t’),x.m. |j l°Actionde compter; ré-sultat de cette action. Faire uncompte. Il sait le comptede son argent. Le compte est juste. J’ai reçu des com-pliments sans compte, sév. 4 04. J’ai perdu plus quetous les autres en chevaux et eu effets, mais j’ai lecompte de mes membres, p. l. cour. Let. i , 4 66. Cepen-dant son dauphin d’une vitesse prompte Des ans desa jeunesse accomplira le compte, malh. Prière pourle roi. || Ligne de compte, marge blanche qu’onlaisse exprès à côté d’un compte, et contenant leschiffres répondant aux articles détaillés dans lecompte ; pour le calcul on ne regarde que ce qui esttiré en ligne de compte. || Fig. Mettre, faire entreren ligne de compte, prendre en considération. Sansmettre en ligne de compte tous les savants qui ysont, mol. Critique, 7. Si vous mettez en ligne decompte les incendies et les tremblements de terre,i. J. rouss. Orig. notes. || Compte borgne, se ditquand la somme est composée de fractions, et aussiquand le compte n’est pas clair. Et dans le mêmesens : mauvais compte. || Compte rond, nombre,somme sans fractions. || Cela n’est pas de compte,cela ne compte pas. ||X compte, loc. adv. X valoir,en déduction. J’ai reçu-mille francs à compte. Il dità un valet de passer les parties à compte, la bruy.Théophr. 24. || A-compte, s. m. Somme donnée oureçue en déduction d’un compte, d’une dette. J’aidéjà reçu plusieurs à-compte. || Au compte, suivantla manière de compter. Au compte de ces gens, Lemarchand à sa peau devait faire fortune, la font.Fabl . y, 20 . || Fig. A votre compte, selon vous, sui-vant votre manière de voir.... Suis-je un sot à toncompte, mol. l’Étour. iv, 4. Oui, je suis donc unsot, un voleur à son compte, rac. Plaid, n, 3.

Il A ce compte, à ce compte-là, d’après ce raisonne-ment. A ce compte, ils en auraient plus qu’aucun denous, desc. Méthode, 6, 9. L’Église à ce compte-làapprouverait tous les abus, pasc. Proti. 6. A cecompte, arrogante, un fantôme nouveau Te donnecette audace et cette confiance, corn. Héracl. i, 2 .Je les ai subornés contre vous, à ce compte, id.Nicom. m, 7. || Au bout du compte, tout bienconsidéré, après tout. Au bout du compte, je nem’en soucie point du tout, sév. 4 34. Il n’est qu’unhomme au bout du compte, pasc. dans cousin. Ontrouve au bout du compte que les choses sont biencomme elles sont, fonten. Sapho, Laure. Au boutdu compte je n’ai que trois questions à faire au doc-teur indien, bern. de s.-p. Chaum.ind. || En fin decompte, finalement. || Bois de compte, bûche decompte, se dit pour désigner un certain nombre debûches qui se donne pour une certaine mesure en

comptant et sans mesurer. Les jeter tout vivants dansun bûcher composé de deux voies de bois de compteet de deux voies de fagots à doubles liens, volt.Lett. d!Argentai, 22 janv. 4 775. || Monnaie de compte,voy. monnaie. || Par compte, à fur et mesure. Pourdistribuer tout le linge par compte, sév. 43. Mme deNeuillan la chargea [Mlle d’Aubigné, plus tardMme de Maintenon ] de la clef de son grenier pourdonner le foin et l’avoine par compte, st.-sim. 74,24 4. || On dit qu’un homme ne tient ni compte nimesure quand il laisse aller ses affaires en confusion.|| Nombre de cent fils dans la largeur d’une piècede toile. || Compte se dit de plusieurs petites chosesqu’on prend à la main ou qu’on jette ensemble pourcompter plus rapidement. Les prunes se comptentdeux à deux, trois à trois; les espèces d’or et d’ar-gent deux à deux, trois à trois, quatre à quatre; etchaque prise ou jet se nomme un compte. Cette lo-cution a vieilli. || 2° Bon compte, bon marché. Lebon compte que l’on trouve chez ce marchand.Faire bon compte. Ce marchand vous fera meilleurcompte. || A bon compte, à bon marché, au propreet au figuré. Vendre, acheter à bon compte. Grâceaux bontés du ciel, j’en suis quitte à bon compte,mol. Éc. des f. n, 6. En voici une, voire cent à meil-leur compte, pasc. Prou. 9. Laisser passer une oc-casion de gagner les bonnes grâces d’un Dieu toutmiséricordieux et tout puissant à si bon compte,fléch. Serm. n, 4 24. || De bon compte, en comp-tant bien, au moins. En peut donner au roi quatrecents [millions], de bon compte, mol. les Fâcheux,iii, 3. Six de bon compte, la font. Berc. |] Être de boncompte, se disait d’un associé qui ne trompait passon associé ou son maître. Un homme de bon compte,homme sincère, qui ne trompe personne. Être de boncompte, être loyal et accommodant en fait d’in-térêts ; et fig. Convenir franchement d’une chose.Soyez de bon compte, vous ne vous attendiez pasà cette aubaine. || Manger, se divertir à bon compte,c’est-à-dire manger, se divertir sans se mettre enpeine de rien, et aussi sans qu’il en coûte rien.|| Recevez cela à bon compte, c’est-à-dire en déduc-tion de ce que je vous dois. || 3° Etat de recettes etde dépenses. Solder un compte. Tenir un compteexact de ce qui leur est dû, fén. T il. m. Je suisdans l’embarras d’arrêter un grand compte de dix-neuf années, sév. 427. Je viens ici pour faire noscomptes ensemble, mol. le Rourg. gent. ni, 4. Vouspasseriez vos jours à tenir les comptes du ménage,hamilt. Gramm. 9. C’est quelqu’un qui monte Ap-porter le compte Du restaurateur, bérano. Cocag.K Familièrement. Tenu comme un compte de cuisi-nière, tenu sans aucune des formes de comptabi-lité. || De compte fait, le compteayant été fait. Decompte fait, je vous dois cinq cents francs. || Fig.Tout considéré. Il a de l’esprit, mais dix fois moins,de compte fait, qu’il ne présume d’en avoir, la bruy.xi. N’avez-vous pas dans votre Église sept sacre-ments de compte fait? volt. Jenni, 3. || Être à compteà demi avec quelqu’un, être en société avec quel-qu’un, partager par moitié. Faire une chose decompte à demi avec quelqu’un, en partageant les dé-penses et les bénéfices. || Pour le compte de quel-qu’un, pour faire ses affaires. Il m’étahlit pour soncompte et s’en trouva bien, j. i. rouss. Ëm. v. || Fairele compte à un domestique, lui donner son compte,lui'payer ce qu’on lui doit et le renvoyer. Et dansun sens analogue, le domestique demande soncompte, quand il veut quitter la maison où il est.

|| Fig. Je lui ai donné son compte, je l’ai traité defait ou de parole comme il le mérite. || Par extension,son compte est bon, son compte sera bientôt réglé,c’est-à-dire on lui fera un mauvais parti. || Il en apour son compte, il lui est arrivé quelque perte,quelque mésaventure. L’honnête homme morbleu !vive monsieur Gérante ! Ma foi, sans moi la belle enavait pour son compte, regn. le Bal, sc. 48. || C’estpour son compte, tant pis pour lui. Et dans un sensfavorable : Les applaudissements étaient pour soncompte. || Régler ses comptes, établir ce que nousdevons et ce qui nous est dû. || Fig. Pour régler sescomptes avec la justice divine, boss. Sulp. 2 . || Ren-dre ses comptes, justifier de l’emploi régulier desvaleurs dont on a eu la gestion. || Avoir quelquechose en compte, en disposer à la charge d’en ren-dre compte. || Passer en compte, porter sur lecompte de, mettre comme dû, au propre et aufiguré. De même que j’ai été atteint du péchéd’Adam, ma justice est passée en compte aux au-tres, chateaub. Génie, n, v, 46. || Passer sur lécompte de, être attribué à. Ce qui était le fait d’unehumeur un peu bizarre, d’un esprit distrait et ca-pricieux, passait sur le compte de la fermeté de ca-

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ractère et de la supériorité de jugement, carrel,OËuvres, t. v, p. 202 . || Mettre quelque chose sur lecompte de quelqu’un, lui attribuer quelque fait plusou moins répréhensible. || Prendre, mettre une chosasur son compte, se l’attribuer. Il prit cette complai-sance sur son compte, hamilt. Gramm. 4 . Grossesseque le roi voulut bien prendre sur son compte, id.ib. 4 4. Il pourrait mettre les approbations sur lecompte de son mérite, sév. 294. Vos soins aimablesque je dois mettre sur mon compte, id. 460. Je metssur mon compte toutes les bontés que vous aurezpour elle, id. 224. || Sur le compte de quelqu’un,ence qui le concerne. Nous sommes fort inquiets surson compte. On m’a donné sur son compte des ren-seignements qui ne sont guère favorables. || Pour lecompte de quelqu’un, pour ce qui le regarde. Pourmon compte, je suis résolu à obéir. Pour votrecompte, vous ferez bien de partir au plus vite. || Te-nir compte à quelqu’un d’une chose, le dédomma-ger d’une perte. || Fig. Lui savoir gré de sa conduiieen une circonstance. || Faire son compte de, êtredans l’intention de. Neptune peut bien faire compteDe nous laisser avecque vous, malh. vi, 9. J’avaistoujours fait compte De ne m’en séparer qu’avec-que le trépas, id. v, 29 . Vous faites donc à la finvotre compte De me donner la baronne pour bruVolt. Nan. 11 , 4 2 . Elle fait son compte d’aller faireun tour à la foire, mol. l’Avare, n, 6. Faites votrecompte D’aller au Louvre accomplir mes souhaits,id. Impromptu, remerciment au roi. || Faire soncompte que, être assuré que. Faites votre compteque si vous ne m’aimez pas.... sév. 39. Oui, croyezma cousine, et faites votre compte Que ce jeuneéventé vous couvrira de honte, volt. Indiscr. sc. 4 8.|| Avoir son compte, avoir ce qu’on désire, ou êtrebien dans ses affaires; et ironiquement, être très-maltraité de fait ou de paroles; être ivre. || Enten-dre, savoir bien son compte, entendre bien sesintérêts. || Trouver son compte à, avoir profit,avantage à. Ils ne trouveront point ici leur compte,corn. Ex. de Poly. Trouve-s-y ton compte et j’enserai ravie, id. le Ment, iv, 9. Je trouve bienmieux mon compte avec l’un qu’avec l’autre, mol.2 * Inlerm. de la Princ. Si vous ne trouvez votrecompte d’un côté, vous vous jetez de l’autre, pasc.Prov. 6. Il n’y trouvait pas son compte, hamilt.Gramm. 4. L’une et l’autre trouva de la sorte soncompte, la font. Fab. ni, 8. Comparaison où iltrouve son compte, la bruy. xiii. Nous trouvons aussinotre compte Avec tous les gens qui sans honte Sa-vent dans un retour subit Changer d’habit, bérang.Vieux habits. || Dans un sens analogue. Je vous aiprêté vingt francs, vous m’en rendez dii-sept; cen’est pas mon compte. || Fig. Cet hymen serait bienmon compte, la font. Nie. Amour fait tant qu’en-fin il a son compte, id. Cuv. Tout autre eût étémieux mon compte, id. Nie. Pourvu qu’on crie, lesjésuites auront leur compte, pasc. Prov. 3. Si vousy veniez tous deux, ce serait bien mon compte, sév.694. Il voulut se retirer, ce n’était pas mon compte,hamilt. Gramm. 3. Oui; mais j’y suis blessée et cen’est pas mon compte De souffrir dans mon sang unepareille honte, mol. F. sav. m, a. || Fig. Vous netrouverez pas votre compte avec cet homme-là,c’est-à-dire ne contestez pas contre lui ; il est plusfort, plus habile que vous. || Être loin de compte,se tromper dans son calcul, dans ses combinaisons.Il était bien loin de compte, hamilt. Gramm. 4.Ainsi Luther était bien loin de son compte , boss.Var . 11 . Vous voici bien loin de compte, j. j. rouss.Ém. 11 . Vous vous êtes trouvé loin de compte aprèsavoir vécu parmi nous, id. ib. iv. || Par eitension.Ils sont tous deux bien loin de compte, ils sont loinde tomber d’accord. || Fig. A bon compte, tout debon, effectivement. Qui, l’ayant prise [la lettre]comme pour s’en divertir, la lut à bon compte, le-sage, GilBlas, ix, a. || 4“ Terme de droit. Etat de re-cette et de dépense des biens dont on a l’adminis-tration et des sommes que l’on a touchées. Le tuteurdoit rendre compte. Affirmation, clôture d’un compte.

|| 5° Terme de commerce et de finances. Etat d’opé-rations tenu dans une forme régulière, état a- si-tuation entre deux personnes qui se doivent réci-proquement. Livre de compte. Le crédit et le débitd’un compte. Avoir un compte ouvert avec quel-qu’un,prendre chez lui à crédit. Avoir des marchan-dises à compte, les avoir à crédit. || Terme de banque.Compte de retour, compte qui accompagne la re-traite ou lettre de change tirée par le porteur d’unelettre protestée, et qui contient les frais et intérêtsà rembourser au porteur. || Compte courant, situa-tion de deux personnes qui s’engagent à faire l’unepour l’autre des versements et des encaissements,