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Tome premier. A - C.
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réduit dans le contouer accompagné de son second,d’aub. llist. H, 332. Il falut ouvrir la porte, cacherles trois compagnons dans un comptoir, id. Conf.1 , 8 . M. Le Coq, procureur en cour d’Eglise, enserrant certains papiers qui estoient sur son contoir,PARÉ, VIII, 39.

— ÉTYM . Compter.

f COMPTOR1STE (kon-to-ri-st’), s. m. Celui quitient le comptoir; celui qui a de l'habileté à faireles comptes du commerce. || Inusité.

— ÉTYM . Comptoir.

f COMPULSATION (kon-pul-sa-sion), s. f. Actionde compulser.

— étym. Compulser.

COMPULSÉ, ÉE (kon-pul-sé, sêe), part, passé.Registres compulsés avec soin.

COMPULSER (kon-pul-sé), t>. a. || 1“ Terme (lejurisprudence. Proprement et anciennement, obligerun notaire ou autre personne publique en vertu delettres obtenues en chancellerie, à délivrer des ac-tes dont il garde les minutes. || Aujourd’hui se fairemontrer quelque pièce qui est chez un notaire ouautre personne publique. || 2* Rechercher dans despapiers ou des livres. Il compulsa tous les auteurs.

— HIST. xvi* s. Compulser touts registres qu’ilsverront, pour la preuve du faict, estre necessaires,condé, mémoires, f" 70*.

— ÉTYM . Le latin compulsare, forcer, obliger, decum, avec, et pulsare, pousser (voy. pousser).

f COMPULSIF, IVE (kon-pul-sif, si-v’), adj. Quiebiige, contraint. 11 lui faut [à l’État] une forceuniverselle et compulsive pour mouvoir et disposerchaque partie de la manière la plus convenable autout, i. i. rouss. Contrat, n, *.

— ÉTYM . Lat. compulsum, supin de compellere,de cum, et pellere, dont pulsare est le fréquentatif(voy. pousser).

f COMPULSION (kon-pul-sion), s. f. |l 1 ° Termedidactique. Contrainte, ou force qui contraint. || 2° Ac-tion de compulser. Minutieuse et longue compulsion.On m’a fait payer un droit de compulsion.

— hist. xiv* s. Compulsions de payer la ditteayde, Ordonn. des rois de France , t. m, p. 686.

— étym. Le latin compulsio, de compulsum, su-pin de compellere, de cum , et pellere (voy. pous-ser).

COMPULSOIRE (con-pul-soi-r’), s. m. Terme dejurisprudence. Moyen d’instruction pour rechercherune pièce. || Procédure dont l’objet est de contrain-dre un notaire, un greffier ou autre dépositaire detitres, actes, registres, Aies représenter, ou à endélivrer ou à en laisser prendre copie. || Acte parlequel le juge donne permission de compulser lespièces qui sont chez un notaire ou autre personnepublique. || Procès-verbal dressé en cette circon-stance par l’officier public. || On désigne souventainsi la vérification des registres d’un négociant.|| Anciennement. Lettres de compulsoire , lettresaccordées en chancellerie pour obliger une per-sonne publique à représenter des titres en dépôtchez elle.

— hist. xvi* s. Tout aussi tost j’avale, Sans dansla grande sale Attendre un compulsoire, J. le houx,iv. J’en connois plus d’une douzaine en nostre villeà qui la peau et la plume démangent, et n’attendentqu’un compulsoire, pour faire extraits et vidimusde leurs Menippées beaucoup plus sanglantes quela première, Sat. Mén. p. 236.

— étym. Le latin compulsum, supin de compellere(voy. compulsif); provenç. compulsori; espagn.compulsorio.

COMPUT (kon-put’), s. m. Supputation qui sert àrégler les temps pour les usages ecclésiastiques, etpar lequel on entend les méthodes du cycle solaire,du nombre d’or ou de l’épacte, de la lettre domini-cale et de l’indiction romaine.

— HIST. xiii* Romulus fut li premiers entre caus[ceux] qui sorent latin, qui traita del compost etordena le calendier, Comput, f“ i. || xv* s. Ungfrere du suppliant, qui va à Tescolle et alloit estu-diant le compoust, du cange, computus.

— ÉTYM . Comput (provenç. compot; espagn. com-puto) vient de computus, calcul (voy. compter);mais l’ancien français disait compost qui a été usitéjusque dans le xvn* siècle, et qui vient de composi-tum, arrangé, disposé (voy. composite).

f COMPUTATION (kon-pu-ta-sion), s. f. Suppu-tation de temps relative au calendrier. || Terme dejurisprudence. Computation d’un délai, sa fixationprécise.

— ÉTYM . Le latin computatio (voy. computer).

f COMPUTER (kon-pu-té), t). n. Supputer lestemps relatifs au calendrier. On compute encore par

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les ères julienne, grégorienne, etc. chateaubr.Génie, i, iv, (.

— HIST. xvi* s. Socrates, pour n’avoir sceu com-puter les suffrages de sa tribu, mont, iv, 133. Il es-tait pour lors gouverneur de l’Estat de Milan pourl’empereur, où Ferdinand de Gonzagues ayantmesme charge, cela se peut computer aisément,brant. Cap.fr. t. n, p. 331, dans LACURNE.

— ÉTYM . Le latin computare (voy. compter).

COMPUTISTE (kon-pu-ti-st’), s. m. Celui qui tra-vaille au comput. || Officier chargé de percevoir cer-tains revenus de la chambre apostolique.

— ÉTYM . Comput.

f COMTAL, ALE (kon-tal, ta-1’), adj. Qui appar-tient à un comte. Il reste aux meilleurs bourgeoisune certaine pudeur qui les empêche de se parerd’une couronne de marquis, trop satisfaits de la com-tale , LA BRUY. XIV.

— ÉTYM . Comte; provenç. comtal; espagn. condal.

COMTAT (kon-ta), s. m. Le comtat Venaissin ,

ou, simplement, le Comtat, le comté d’Avignon ,territoire enclavé dans la Provence et qui a appar-tenu aux papes depuis l’établissement de Clément V à Avignon , en 1308, jusqu’à la réunion de ce terri-toire à la France pendant la Révolution.

— ÉTYM . Le latin comitalus (voy. comté).

COMTE (kon-t’), s. m. || 1 * Nom de certains di-gnitaires des derniers temps de l’empire romain etdu bas-empire. Comte du sacré palais. || Spéciale-ment, commandant militaire. || 2 ° Dans les Étatsfondés par les barbares, fonctionnaire gouvernantune division du territoire sous l’autorité du roi. Uncomte franc. Charlemagne convoquait aux assem-blées les évêques et les comtes. Les rois.... S’endor-maient sur le trône, et, me servant sans honte,Laissaient le sceptre aux mains ou d’un maire oud’un comte, boil. Lutr.u. || Sous le régime féodal, sou-verain d’une seigneurie du premier degré. || 3* Titrede noblesse, qui désigne le dignitaire d’un rangau-dessus des barons. Quand Napoléon I " rétablitla noblesse, il créa des comtes et non des marquis;la Restauration rétablit le titre de marquis qui lutd’un rang plus élevé que le comte, bien que jadisil n’eût pas cette valeur. Le comte de Tufière est-iliei, mon cœur? — Oui, monsieur, le voici. —Chercomte, serviteur, destouches, le Glorieux, n, 14.

— HIST. xi* s. E se alquens, u quens, u provost,mesfeïst, Lois de Guill. 2 . Il en apelet et ses duxet ses cuntes , Ch. de Roi. n. Et de Gascoigne lipreuz quens Acelins , ib. xii. || xii* s. Li cons Rol-lans, Ronc. p. 9. Deux de vos contes, ib. p. 10 . Liuns fut dux, li autres cuens puissant, ib. p. 163.Li cuens de Blois devrait bien mercier Force d’a-mors qui lui donna amie, Coud, xxi. [Ilmandera]Et le conte Richard où Normandie apent, Sax. xxi.Quant li cuens les y sut, moult lui fu bel et bon,ib. xxii. || xiii* s. Cil dui conte estoient cousin ger-main et neveu le roi de France et neveu le roi d’En-gleterre, villeh. ii. Et par la grâce de Dieu si ad-vint que li quens Thiebaus de Champaigne et deBrie prist la crois, id. iv. Que tout li grant sei-gneur, li conte et li marquis, Rerte, v. Li quensles heberja moût honorablement, ib. ix. Femme auduc de Sassoigne, qui ert [était] quens et marquis,ib. xxx. Duc est la premiers dignité, et puis contes,et puis vicontes, et puis barons, et puis cbastelains,Liv. de just. 67.

— ÉTYM . Provenç. coms, comte; catal. compte;espagn. conde; ital. conte; du latin comitem, com-pagnon, puis titre de dignité dans l’empire romainet dans la féodalité. L’ancien français quens, cuensou cons et le provençal coms sont le nominatif etviennent de cornes; comte est le régime et vient decomitem; au pluriel nominatif li comte, au régimeles comtes, viennent de comités (toutes ces formesétant déterminées par l’accent latin qui reste tou-jours sur la première syllabe).

COMTË(kon-té),s. m. Termedeféodalité. || l'Titreen vertu duquel le possesseur de certaines terresprenait la qualité de comte. || 2 “ Territoire possédépar un comte. | Division terri toriale ou seigneur! e pos-sédée par un comte. || 3° S. f. comté-pairie, v. pairie.

— rem. Comté a été féminin; d’où la Franche-Comté , où le nom propre a conservé l’ancien genre,et une comté-pairie. Ils vont voir un comte dans sacomté, sév. 442. Au reste l’historique montre quele genre a varié et que le masculin est autoriséaussi.

— hist. xi* s. Se il est inplaidé et seit mis enforfait en le counté, Lois de Guill. 3. || xiii* s. Etcil qui est semons n’a riens en la conté de Cler-mont, beaum. 69. Le roy s’en vint par la contée deProvence jusques à une cité que en apele Ays en

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Provence , joinv. 289. || xv* s. La comté de Flandres,

FR01SS. 1, I, 97.

— ÉTYM . Provenç. comtat, contât, m. et f. ; es-pagn. condado; ital. contado ; du latin comitalus,de cornes, comte.

COMTESSE (kon-tè-s’), s. f. || 1* Celle qui de sonchef possédait un comté. || 2° La femme ou la veuved’un comte. Mais j’aperçois venir madame la com-tesse De Pimbêche.... rac. Plaid, i, 6.

— hist. xi* s. Quatre cuntesses sempres [il] i amandées, Ch. de Roi. cclxxi. ||xii*s. Que [car] monlangage ont blasmé li François, Et mes chançons,oiant les champenois, Et la contesse encor, dontplus me poise [fâche], quesnes, Romancero, p. 83.Gentil contesce, plus ne vuel delaier, Vos me nou-ristes, ce ne puis-je noier [nier], Raoul de C. 206 .|| xiii* s. Quant les borgoises du chastel, Affubléesde lor mantel, Aloient d’enfant à la messe, Chas-cune aloit comme comtesse, Mult bien parée à grantdevise, ruteb. ii, 177.

— étym. Provenç. contessa; de comitissa, fé-minin de cornes (voy. comte).

f COMTIFIER (kon-ti-fi-é), v. a. Donner le titrede comte. || Se comtifier , t). réfl. Prendre le titrede comte. Le fils du chancelier prit le nom de Pont-chartrain et se comtifia, st-sim. 70, 167.

— ÉTYM . Comte, et le suffixe ficare, faire.

f COMTISER (kon-ti-sé), u. a. Donner le titrede comte. Celui-ci s’appela le comte de Chamillart ;le de s’usurpait par qui voulait depuis longtemps;mais de marquiser ou de comtiser son nom bour-geois de famille, c’en fut le premier exemple, st-sim. 106 , 127. || Se comtiser, o. réfl. Le sieur d’A-vaux est le célèbre d’Avaux qui se comtisa dans lesambassades, id. 319, 162.

— ÉTYM . Comte.

t COMUS (ko-mus’), s. m. Le dieu des festinschez les Grecs.

— étym. Kû|ioî, qui veut dire proprement ré-jouissance avec repas danse et musique.

f CON..., ou COM...préfixe, du lat. cum, avec.

} CONANTHÈRE (ko-nan-tè-r’), s. f. Terme debotanique. Nom d’un genre de plantes herbacées duChili .

— ÉTYM . Kwvoî, cône, et àvSnpè;, qui fleurit.

f CONARIUM (ko-na-ri-om’), s. m. Terme d’ana-tomie. Nom de la glande pinéale. Où se forme lapetite glande nommée conarium, desc. Fœtus, 4.

— HIST. xvi* s. Le conarion est une petite glan-dule de la mesme substance du cerveau, ronde etoblongue en forme d’une pomme de pin, paré,iii, 7.

— ÉTYM . Kwvdptov, diminutif de xcSvoç, cône.

f CONASSIÈRE (ko-na-siè-r'), s. f. Terme demarine. Grosse penture s’étendant sur les bordages.

f CONCAMÉRATION (kon-ka-mé-ra-sion), s. f.|| 1° Terme d’architecture. Voûte, arcade, cintred’une voûte. || Demi-concamération, forme d’unevoûte qui s’arrête à la moitié de la courbe. || 2° Termede conchyliologie. Nom donné quelquefois à chacunedes chambres qui forment une coquille polythalame.|| 3° Terme de physique. Courbure de chaque ondesonore qui, succédant aux premières ondes formées,devient de plus en plus grande puisqu’elle circon-scrit les autres.

— ÉTYM . Lat. concameratio, de cum, et caméra,voûte, chambre (voy. chambre).

■[CONCASSATION (kon-ka-ssa-sion), s. f. Opéra-tion pharmaceutique qui a pour but de réduire enfragments les corps trop durs ou trop gros.

— étym. Concasser.

CONCASSÉ, ÉE (kon-kâ-sé, s ée),part. passé. Dupoivre concassé.

CONCASSER (kon-kâ-sé), v. a. Briser dans unmortier des matières dures ou sèches. || Terme depharmacie. Réduire en petits fragments des racinesou des bois, pour séparer plus facilement les prin-cipes qu’ils contiennent.

— HIST. xiv* s. Et tout ce faire conquasser et met-tre en un sac, Uénagier, ii, 6 . || xvi* s. Il y en eutbeaucoup affolez, et beaucoup de leurs vaisseauxconquassez et froissez, amyot, Marcel. 26. Toute laville entièrement en fut brisée et conquassée, excep-tées cinq maisons, amyot, Cimon , 29. Concasser,se dit des choses pilées grossement, palissy, 378.

— ÉTYM . Le latin conquassare, de cum, et quas-sare (voy. casser).

f CONCASSEUR (kon-kâ-seur), s. m. Terme d’a-griculture. Instrument broyant grossièrement lesgrains qui servent à la nourriture des animaux.

— étym. Concasser.

t CONCATÉNATION (kon-ka-té-na-sion), s. f•|| 1° Terme de uhilosophie. Enchaînement de