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Tome premier. A - C.
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même par la pratique persévérante de la piété,boss. Orais. fun. Bourgoing . Faibles évêques, mal-heureux clergé qui aime mieux prendre la forme dela consécration dans le livre fait depuis peu, il n’yavait que dix ans, sous Edouard VI , et confirmé parl’autorité du parlement, que dans le livre des sacre-ments de saint Grégoire, boss. Variai, liv. x, § te.

— hist. xiii" s. Nos apelons proprement sainteschoses qui ne sont ne saintes ne dessaintes, mèssont confermées par consécration, Liv. de just. 65.Le servise de sainte Esglise escoute dévotement etde cuer et de bouche, especialement en la messe,que la consécration est faite, joinv. 300. || xv" s.Avant la consécration, le roi fit là devant l’auteltous les jeunes chevaliers nouveaux, froiss. ii,II, 7*.

— êtym. Provenç. consecracion ; espagn. consa-gracion; ital. consecrazione; du latin consecralio-nem, de consecrare, consacrer.

CONSÉCUTIF, IVE ( kon-sé-ku-tif, ti-v’), ad).|| 1“ Se dit de choses qui se suivent immédiatementl’une l’autre. Pendant trois jours consécutifs. Ellessont toutes consécutives l’une à l’autre, desc.l’Homme. On dit qu’Auguste, au retour de ses expé-ditions militaires, ne crut pas pouvoirmieux se délas-ser de ses fatigues qu’en entendant la lecture de cetadmirable poème [l’Enéide], à laquelle il donnaquatre jours consécutifs, rollin, Hist. anc.liv. xxv,ch. i, art. 2 . || 2° Qui est la suite de quelque chose.Le dépérissement de sa santé consécutif à de longschagrins. Un tremblement de terre et ses effets con-sécutifs. || Terme de médecine. Phénomènes ouaccidents consécutifs d’une maladie, ceux qui se dé-veloppent après qu’elle a cessé, ou, pendant son dé-clin, sans avoir de rapports directs avec elle.

— ÊTYM . Voy. CONSÉCUTION.

t CONSÉCUTION (kon-sé-ku-sion), s. f. Enchaî-nement; rapport d’antécédent et de conséquent.|| Terme d’astronomie. Mois de consécution, l’espacede temps entre deux conjonctions de la lune avec lesoleil, dit aussi synodique et de progression. Cet es-pace est de vingt-neuf jours et demi.

— HIST. xvi" s. La significationde ce mot [rhythme]est fort ample, et emporte beaucoup d’autres termes,comme reigle, mesure, mélodieuse consonance devoix, consécution, ordre, comparaison, nu Bellay,1, 30, verso.

— ÊTYM . Provenç. consecutio; espagn. consecu-don; du latin consecutionem , de consequi, de cumet sequi (voy. suivre).

CONSÉCUTIVEMENT (kon-sé-ku-ti-ve-man) , adv.D’une manière consécutive. lia eu consécutivementtrois grandes maladies. 11 entrait d’autres personnessur le théâtre, ensuite d’autres prenaient leur place,et ainsi consécutivement jusqu’à la fin de la céré-monie, le chev. be terlon, Mém. 2" part. p. 609,dans RICHELET.

— HIST. xvi" s. L’inspiration sacrée des muses,ayant premièrement agité le poete, frappe encorespar le poete l’acteur et par l’acteur consécutivementtout un peuple, mont, i, 266 .

— ÊTYM . Consécutive, et le suffixe ment.

t CONSEIGLE (kon-sè-gl’), s. m. Terme d’agri-culture. Mélange de seigle et de froment, ou de sei-gle et d’avoine, dont on fait un semis.

— ÊTYM . Corn, et seigle.

f CONSEIGNEUR (kon-sè-gneur), s. m. Terme dedroit féodal. Celui qui était, conjointement avec unautre, seigneur d’une terre.

— êtym. Com, et seigneur.

CONSEIL (kon-sèll, Il mouillées, et non kon-sey’),î. m. || 1° Opinion exprimée pour engager à faireou à ne pas faire. Donner un conseil. Je ne veuxplus écouter tes pernicieux conseils, fén. Tél. vu.Suivre le conseil flatteur des insensés, id. ib. n.Un généreux conseil est un puissant secours, corn.Héracl. v, 6. Je suis homme aussi de conseil, mol.Sicilien, 13. Détourne, roi puissant, détourne tesoreilles De tout conseil barbare et mensonger, rac.Esth. m, 3. Tite Live dit que le premier degré demérite pour un homme qui commande est de pou-voir par lui-même prendre un bon parti ; que le se-cond est de savoir au moins suivre un bon conseil ;mais que de ne pouvoir faire ni l’un ni l’autre, c’estla marque d’un petit esprit, rollin, Traité des Ét.3" part. ch. t. Également estimable et de ce qu’ellesavait trouver les sages conseils et de ce qu’elle sa-vait les recevoir, boss. Duch. d’Orl . || Prendre con-seil de quelqu’un, le consulter. Ou demain je neprends conseil que de moi-même, corn. Héracl. H,2. Il a pris les conseils de Narbal pour les principalesaffaires, fén. Tél. vin. Mme la duchesse de Bourgo-gne appela Mme de Nogent àqui elleallaitvolontiers

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au conseil, quand elle ne savait plus où elleenétait,st-sim. 139, 39. || Prendre conseil de quelque chose,se déterminer en considération d’une chose. Le meil-leur serait de prendre conseil de la raison, pasc.Prov. 9. Cet orateur, prenant conseil de la nécessité,résolut de s’aller confiner à Cyzique , desfont. Exilde Cicéron . || Familièrement. Prendre conseil de sonbonnet de nuit, prendre le temps de la nuit pourréfléchir. || Ne prendre conseil que de sa passion,n’écouter qu’elle. Je ne prendrai conseil que de mondésespoir, corn. Poly. lit, 2 . || Écouter les conseilsdelà raison, de la passion, de la vengeance, se lais-ser conduire par la raison, par la passion, par lavengeance. || Être de bon conseil, ou être un hommede bon conseil, avoir la prudence nécessaire pourdonner de bons avis. || 2" Terme de religion. Ce qui seconseille, par opposition à ce qui est de précepte, à cequi se commande. Aux autres elles [les retraites] sontde conseil ; mais à ceux-ci elles sont très-souvent d’o-bligation, parce qu’elles leur deviennent un moyenunique pour se sauver, bourd. Dominicales, iv, Ca-ract. du chrét. 169. Les apôtres ne donnent pas lasoumission aux puissances comme une chose desimple conseil, boss. Âvert. 6. Les âmes retiréesembrassent certains moyens de purconseil, mass. Ca-rême, Tiédeur, t. Les conseils sont donnés pour fa-ciliter les préceptes, fén. Éduc. des filles. || 3° Réso-lution, parti, dessein. Il a de tout conseil son âmedépourvue, malh. i, 4 . Et quel sage conseil en monmal puis-je prendre? Régnier, Élég. i. Hélasl de quelconseil est capable mon âme? corn. Cinna, iv, 4.En ces extrémités quel conseil dois-je prendre? id.ib. m, 3. C’est dans notre destin le seul conseilà prendre, id. Rodog. i, 3. Quoi! tous deux! et si-tôt que le conseil est pris, id. Cinna, i, 4. Le con-seil le plus prompt est le plus salutaire, rac. Baj.I, 2 . Paul Emile avait près de soixante ans; maisl’âge, sans rien diminuer de ses forces, n’avait faitque lui ajouter une maturité de conseil et de pru-dence, rollin, Hist. anc. Œuvres, t. ix, p. 87,dans pougens. || Absolument, résolution habile. Ilne laissait rien à la fortune de ce qu’il pouvait luiôter par conseil et par prévoyance, boss. Reined’Anglet . Plein d’expédients et de conseils dans lamauvaise fortune, hamilt. Gramm. 6. || 4° Au plu-riel, vues, principes qui dirigent. Il n’y eut dès lorsen ses conseils qu’irrésolution et faiblesse. Qui veutentendre combien la raison préside dans les conseilsde ce prince, n’a qu’à prêter l’oreille quand il luiplaît d’en expliquer les motifs, boss. le Tellier. Con-fonds dans ses conseils une reine cruelle, rac. Athal.i, 2 . D’où naît dans ses conseils cette confusion?rac. Athal. m, 3. Approche, heureux appui dutrône de ton maître, Ame de mes conseils.... id.Esth. ii, 5. X ses conseils secrets je fus associé,volt. Scythes, i, 3. || 5° En parlant de la Providence,décrets. Ces trois choses unies dans Tordre destemps, Tétaient encore beaucoup davantage dansTordre des conseils de Dieu, boss. Hist. ii, 13. J’aitravaillé à vous faire voir sans interruption la suitedes conseils de Dieu dans la perpétuité de son peu-ple, id. ib. il, 8. Cette Eglise, toujours attaquée etjamais vaincue, est un miracle perpétuel, et un té-moignage éclatant de l’immutabilité des conseils deDieu , id. ib. ii, 13. Qui est entré dans les conseilsde Dieu? id. ib. il, 7. Dieu qui rapporte tous sesconseils à la conservation de sa sainte Eglise, id.Reine d’Anglet . Une pénétration des mystères et desconseils de Dieu , mass. Carême, Prière. J’entreraiavec David dans les puissances du Seigneur; et j’aià vous faire voir les merveilles de sa main et de sesconseils; conseils de juste vengeance sur l’Angle-terre ; conseils de miséricorde pour le salut de lareine, mais conseils marqués par le doigt de Dieu ,dont l’empreinte est si vive et si manifeste, qu’onne peut résister à cette lumière, boss. Reine d’An-glet . || Se dit aussi au singulier. Êtes-vous entré dansle conseil de Dieu ? Dict. de l’Acad. || 6* La personnedont on prend avis. Hazaël en avait faitson conseil etson ami, fén. Tél. vi. Chercher tant d’éclaircisse-ments et aller à tant de conseils, bourd. Carême,il, Parf. observât, de la loi, 204. Phorbas étaitdu roi le conseil et l’appui, volt. Œdipe, i, 3.Vous faut-il d’autre conseil que moi quand il s’a-git de donner bataille? id. Louis XIV , 18 . Sici-nius.... fit approcher Brutus son conseil et sonoracle, vertot, Rëvol. rom. liv. u, p. 160 . || Avo-cat chargé de la cause de quelqu’un. Tout accusé ale droitde se choisir un conseil. || Conseil judiciaire,personne nommée pour assister un prodigue danscertains actes. || 7" Assemblée qui a à délibérer surcertaines affaires publiques ou privées. Ils n’ont pasappelé ma voix à lenr conseil, rotrou, Antig. i, 1.

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Oui, tandis que vos rois délibèrent ensemble, Etque tout se prépare au conseil qui s’assemble.... As-semblez le conseil, il en décidera, t. corn. Èssexii, 3. Les vieillards qui formaient le conseil, fén]Tél. viii. Manassès, plutôt que de répudier cetteétrangère à quoi le conseil de Jérusalem voulut l’o-bliger, embrassa le schisme des Samaritains, boss.Hist. i, 8. Il choisit parmi tout le peuple ce qu’il yavait de meilleur pour former le conseil public qu’ilappela le sénat, id. ib. m, 7. La patrie, au milieudes embûches, des traîtres, Remonte en sa mé-moire, a recours aux ancêtres, Cherche ce qu’ilsferaient en un danger pareil, Et des siècles vieillisassemble le conseil, a. ciiénier, Poésies diverses,p. 224. L’abominable arrêt de ce conseil farouche,volt. Alz. v, 4. || Tenir conseil, se consulter sur cequ’il convient de faire. Monsieur, on tient conseil etle roi vous demande, rotr. Antig. i, 6. Vous tien-drez avec eux votre conseil de famille, sév. 339.Dieu tient conseil en lui-même, boss. Hist. ii, 1 .|| Fig. La sagesse n’était pas appelée au conseil dece voyage, sév. 233. || Fig. Il a bientôt assembléson conseil, c’est-à-dire il a bientôt pris son parti.|| Fig. En langage de marine, on dit, quand il faitcalme, que les vents sont au conseil. || Séance d’unconseil. Ilallaitau conseil dont l'heure qui pressait Atranché ce discours qu’à peine il commençait, corn.Cid, i, 1.1| Chambre du conseil, chambre où lesjuges se retirent pour délibérer. || Grand conseil,petit conseil, nom des assemblées qui gouvernentles cantons suisses. || Conseil desAnciens, conseil desCinq-Cents , nom des deux assemblées dans la consti-tution aei795, lors de l’établissement du Directoire ;la première, composée de 260 membres, approuvaitou rejetait les propositions de la seconde qui, com-posée de 600 membres, avait seule le droit de faireles propositions des lois. || 8“ Nom de différentscorps chargés de délibérer ou donner leur avissur des affaires publiques. Conseil exécutif. Con-seil d’administration. Conseil de surveillance. || Con-seil général de département, et, absolument, con-seil général, assemblée de notables élus par lesadministrés pour assister l’administration du préfet.|| Conseil d’arrondissement, assemblée de notablesauprès du sous-préfet, chargée d’opérer la sous-ré-partition des impositions entre les communes. || Con-seil de préfecture, sorte de tribunal administratifdans chaque département, présidé par le préfet.|| Conseil municipal, assemblée de notables qui as-sistent le maire dans l’administration de la com-mune. Il s’est appelé aussi conseil de ville. || Conseilsupérieur de l’instruction publique, conseil présidépar le ministre, composé d’archevêques, d’évêques, deministres protestants, d’un rabbin, de conseillersd’Etat,de membres delà magistrature etdel’Institut,de membres du conseil de l’université, d’inspecteursgénéraux, recteurs et professeurs de facultés, etappelé à donner son avis sur différentes affaires.|| Conseil académique, conseil présidé par le recteur,composé d’un inspecteur de l’académie, d’un fonc-tionnaire de l’enseignement, du préfet ou de sondélégué, de l’évêque ou de son délégué, d’un ministreprotestant ou rabbin, s’il y a lieu; du procureur gé-néral près la cour d’appel, des membres du conseilgénéral, et chargé, conjointement avec le recteur,d’administrer l’académie. || Conseil de l’université,conseil qui assiste le ministre de l’instruction pu-blique dans ses fonctions. || Conseil de guerre, as-semblée des officiers généraux d’une armée pourdélibérer sur le parti à prendre en des circonstancesimportantes ou difficiles. || Conseil de fabrique,as-semblée des notables d’une paroisse qui se formepour délibérer sur les intérêts de la fabrique d’uneéglise. || Conseil de commerce, assemblée de nota-bles commerçants. || Conseil de prud’hommes (voy.prud’hommes). || 9° Nom de diverses juridictions.|| Conseil de guerre, tribunal qui exerce la justicemilitaire. || Conseil de révision, tribunal militaireauquel on en appelle des arrêts des conseils doguerre. || Conseil de révision, assemblée annuelledans chaque département pour prononcer sur lesdispenses de service militaire. || Conseil nautique,conseil établi dans certains ports pour examiner laconduite des officiers de marine qui ont commandéun ou plusieurs bâtiments. || Conseil des prises,com-mission extraordinaire établie autrefois en temps deguerre, pour juger les prises de navires capturés surl’ennemi. || Conseil de discipline (voy. discipline).|| Terme de droit. Conseil de famille, assemblée deparents, présidée par le juge de paix, pour réglerles intérêts des mineurs et des interdits. || Autrefois,grand conseil, cour souveraine où les conseillers neservaient que par semestre et qui connaissait des