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lande, dont le but était d’assurer la couronne deFrance au régent en cas de mort du jeune roi(en 1718). L’ambassadeur de France et l’envoyéd’Angleterre allèrent ensemble communiquer auxÉtats généraux le projet de la quadruple alliance,st-sim. 493, 18t. || Se dit aussi d’un traité concluen 1834 entre la France, l’Angleterre, l'Espagne etle Portugal , pour maintenir le gouvernement con-stitutionnel dans ces deux derniers États. || Se ditenfin d’une alliance formée entre la Russie , l’An-gleterre, la Prusse et la Porte ottomane, contre lepacha d’Égypte (en 1840). || Terme de musique. Qua-druple croche, figure de valeur moderne dont levrai nom devrait être huitième de croche, puis-qu’au lieu de valoir quatre croches, elle ne vaut enréalité que la huitième partie d’une seule croche.
|| Terme de chimie. Sel quadruple, sel formé dedeux autres sels, ainsi dit parce qu’il a quatre élé-ments simples. Le muriate mercuriel a la propriétéde former avec le nitrate de soude un sel quadru-ple, berthollet, Instit. Mém. scienc. t. ni, p. 235.
Il 2° S. m. Quatre fois autant. Messieurs les courti-sans, cessez de vous détruire ; Faites, si vous pou-vez, votre cour sans vous nuire; Le mal se rendchez vous au quadruple du bien, la font. Fabl .vm, 3. Quelque valeureuses qu’on ait éprouvé cestroupes [gendarmes et mousquetaires], on ne peutespérer qu’elles puissent battre leur quadruple,st-sim. 476, 230. Le voleur manifeste fut condamnéau quadruple, et on continua à punir du doublele voleur non manifeste, montesq. Esp. xxix, 13.
Il 3° Double pistole d’Espagne . Pour tirer un beauquadruple d’un de ses goussets, hamilt. Gramm.3. || La pièce d’or qui, en Espagne et dans sesanciennes colonies, est appelée doblon, et aussionza, parce que son poids approche de celui denotre ancienne once, ne se vend en France quede 82 fr. à 8 . 1,60 c. ; mais la valeur en est dele piastres fortes, soit 86 fr. 40 c., et dans le com-merce français elle est appelée quadruple, dont legenre est féminin. Une quadruple espagnole. Cesquadruples nous sont venues de Lima , legoarant.|| 4“ Pièce de quatre louis qui n’a jamais eu coursforcé, et qui depuis longtemps n’est plus en usage.|| 5“ Terme de musique du moyen âge. Nom donné àdes morceaux à quatre parties ; nous dirions quatuor.
— hist. xiii* s. Uns dyametres qui double à unautre fait l’aire quadruple à l’aire de celui, Comput,f° 18. || xiv* s. Ceux qui ont la plus clere gueuleChantent la tresble sans demeure, Et les plus petitsle quadrouple, gace de la buigne, dans Hist. litt.de la France , t. xxiv, p. 75i.||xvi*s. Les dou-blons et les quadruples de fin or du Pérou sont es-vanouis, Sat. Mén. p. 172. Trouver deux nombres enproportion quadruple, est. de la roche, Arismeti-que, f" 60 , verso. 11 [le véritable ami] est marryqu’il ne soit double, triple ou quadruple, et qu’iln’ayt plusieurs âmes ... pour les conférer toutes àce subject, mont, i, 216 .
— étym. Lat. quadruplas , de quadru.... ou qua-dri..., et un radical plus, en grec tO.ôo;.
QUADRUPLÉ, ÉE (koua-dru-plé, plée), part,passé de quadrupler. Un nombre quadruplé.
t QUADRUPLEMENT (koua-dru-ple-man) adv.D’une manière quadruple. Dix-huit petits-enfantsprovenant d’une même union doublement germaine,et notamment les six quadruplement consanguinsjouissent, comme leurs pères et mères, de la bellesanté commune à la famille, bourgeois, Acad, dessc. Comptes rendus, t. lvi, p. 18 t.
— hist. xvi* s. Quadruplement, cotgrave.
QUADRUPLER (koua-dru-plé), t). a. Multiplier
par quatre, prendre quatre fois la même quantité.Les richesses, auparavant resserrées par la défiance,circulèrent avec profusion [au commencement deLaw] ; les billets doublaient, quadruplaient cesrichesses, volt. Louis XV , 2 . || V. n. Être augmentéso , q '! ailru P le - X mesure qu’ils [l’or et l’argent]i’Amz'• Verius c °mmuns, depuis la découverte de
■ v ” que > *°ut a doublé, triplé, quadruplé deP™> ’Jist. phil. vm, 34.
___ ' * VI " *• Doubler, tripler, quadrupler tous
—*°CHE, Arismkqùe,P <5.
^ ’ 1 ua druplare, de quadruplus, qua-
'i QUADRUPLICATION (koua-dru-pli-ka-sion), s.f. Action de q rupl er . La quadruplication d’unnombre.
— HIST. XIII* s. Et après il baillent quadruplica-tion [pièce judiciairej au demandeur contre lestriplications au defendeur, beaum. vi, i .
— ÉTYM . Lat. quadruplicationem, de quadruplicare, quadrupler, autre forme de quadruplare.
QUAI (kè), s. m. || 1° Levée ordinairement re-vêtue de pierres de taille, et faite le long d’une ri-vière. La commodité des quais sur les bords desgrosses rivières, rollin, Hist. anc. Œuv. t. Il,p. 419, dans pougens. Ohl lorsqu’un lourd soleilchauffait les grandes dalles Des ponts et de nosquais déserts, a. barbier, la Curée. || Les quais sontà Paris un lieu où beaucoup de bouquinistes éta-lent. Qui, sur les quais, sans avoir été lu, Voit ex-pirer son livre vermoulu, i. b. rouss. Epit. i, t.
|| 2* Rivage d’un port où l’on décharge les mar-chandises. || On dit d’un navire, qu’il est à quai,lorsqu’il est le long d’un quai pour faire son char-gement ou son déclgirgement. || 3° Se dit des bergesdans un embarcadère de chemin de fer.
— HIST. xv* s. Us trouvèrent [à LécluseJ une nefappareillée, et Rachetèrent à leurs deniers, et se dé-partirent, et vinrent arriver au quay de Londres ,froiss. il, H, 206 . || xvi* s. Deux grandes salles,l’une au dessoubz elevée neantmoins sur un quayde huyct degrés, et l’autre au dessus, Roman d’A-lector, p. 133, dans lacurne.
— ÉTYM . Bas-lat. caium, quai, dans une chartede Philippe Auguste ; espagn. cayos, écueils; por-tug. caes, quai; holland. kaai; angl. kay ; glosed’Isidore kai , cancelli, barreaux; du celtique:kimry, kae, haie, barrière; bas-breton, kaé, haie etquai. Les diverses significations caium, cayos etla glose d’Isidore se tiennent par un fil de signifi-cations que l’on suit sans peine. Diez se demande enprésence de ces formes pourquoi le français n’a pasdit chai, et il se répond que sans doute c’est un motqui fut emprunté au picard. La réponse est bonne,si l’on y ajoute que le mot fut emprunté avec le sensrestreint ; car chai ou chais est dans le français etsignifie cellier, en bas-latin, cayum.
QUAIAGE (kè-ya-j’), s. m. Voy. quayage.QUAICHE (kè-cll’), s. f. Terme de marine. Petiteembarcation des mers du Nord. La quaiche estmontée en fourche comme le yacht.
— ÉTYM. Angl . ketch ; holland. kits.
QUAKER ou QUAKRE (koua-kr’), s. m. Membred’une secte chrétienne, qui s’éleva, en Angleterre,vers 1650, et qui compte des prosélytes dans cepays, aux Etats-Unis et en Hollande; elle enseigneque Dieu donne à tous les hommes une lumière in-térieure, qui dispense de l’intervention des prêtresou pasteurs ; et qu’il n’est permis ni de faire aucunserment, ni de plaider en justice, ni de faire laguerre, ni de porter les armes. C’est ainsi queFox, un misérable paysan, établit de nas jours lasecte des quakers parmi les paysans d’une de nosprovinces, volt. Philos. Exam. Bolingbr. 10. Ceuxque l’on appelait alors anabaptistes sont les pèresde ces quakers pacifiques dont la religion a été tanttournée en ridicule, et dont on a été forcé de res-pecter les moeurs, id. Moeurs, 136. Les enfants [desquakers], enrichis par l’industrie de leurs pères,veulent jouir, avoir des honneurs, des boutons etdes manchettes; ils sont honteux d’être appelésquakers, et se font protestants pour être à la mode,id. Dict. phil. Quakers. L’enthousiasme qui naissaitet des méditations et des discours irrita dans cessectaires la sensibilité du genre nerveux, au pointde leur occasionner des convulsions ; c’est pourcela qu’on les appela quakers, qui signifie en anglais trembleurs, raynal, Hist. phil. xviii, 3. || Au fémi-nin, quakeresse. Elle [la princesse palatine Élisabeth]eut plusieurs conférences avec eux [les quakers] ;ils prêchèrent souvent chez elle ; et, s’ils ne firentpas d’elle une parfaite quakeresse, ils avouèrent aumoins qu’elle n’était pas loin du royaume descieux, volt. Dict. phil. Quakers, 2.
— ÉTYM. Angl . quaker, trembleur, de to quake,trembler, un tremblement les saisissant quand ilsse sentent excités par une inspiration à prêcher.
f QUAKERISME(koua-ke-ri-sm’), s. m. Doctrinedes quakers. Guillaume Penn, chef de la religionqu’on nomme très-improprement quakerisme, donnason nom et ses lois à cette contrée [la Pensylvanie ],vers Tan 1680 , volt. Mœurs, 163.
f QUALIFIABLE (ka-li-fi-a-bl’) , adj. Qui peutêtre qualifié, legoarant.
QUALIFICATEUR (ka-li-fi-ka-teur), s. m. Théo-logien appartenant au tribunal de l’inquisition, quiest consulté au sujet des propositions déférées. Lau-rent Brancati.... consulteur et qualificateur dusaint office, boss. Exp. doctr. cath. Averties.
— ÉTYM . Bas-lat. qualificatorem, de qualificare,qualifier.
QUALIFICATIF, IVE (ka-li-fi-ka-tif, ti-v’), adj.|| 1° Terme de grammaire. Qui exprime la qualité,la manière d’être. Bon, grand, sont des adjectifs
qualificatifs. || S. m. Mot qui qualifie. Il faut biendistinguer le qualificatif spécifique adjectif, du qua-lificatif individuel: une tabatière d’or, voilà un qua-lificatif adjectif, une tabatière de l’or que, etc. oud’un orque, c’est un qualificatif individuel, du-mars. Œuv. t. iv, p. 208 . || 2” Terme de chimie.Analyse qualificative, voy. qualitative.
QUALIFICATION (ka-li-fi-ka-sion ; en vers, desix syllabes), s. f. || 1” Attribution d’une qualité, d’untitre. Qualification de comte. Quand on écrit contreun auteur, et qu'on s’irrite contre lui, il fautprouver les qualifications par les choses, et nonpas les choses par les qualifications, montesq. Esp.défense, part. ii. L’envie ne saurait se cacher; ellea des qualifications énormes pour les moindresfautes, vauven, Max. cclxxxiv. || 2° Dans le langageecclésiastique, manière d’apprécier lespiopositions.Ce qu’on appelle qualification est un terme par oùTon exprime ce qu’il faut croire de chaque propo-sition censurée ; tel est le terme d’hérétique,d’erroné, de scandaleux ou de téméraire, et ainsides autres, boss. Ét. d'orais. x, l. || Qualificationsrespectives, celles qui se réfèrent respectivementaux textes sans les énoncer. Les qualifications res-pectives, inconnues aux premiers siècles, ont étéfort usitées dans l’Église, depuis que le concile deConstance en a donné le premier exemple... on nepeut nier que les qualifications précises ne soientplus instructives, boss. Ét. d’orais. x, 4.
— étym. Bas-lat. qualificalionem, de qualificare,qualifier.
QUALIFIÉ, ÉE (ka-li-fi-é, ée), part, passé de qua-lifier. || 1° Qui a reçu une attribution, fine qualité. Uneproposition qualifiée d’erronée.|| 2° Qui aun caractèredéterminé. Je travaille à une censure qualifiée, boss.Lelt. quiét. 300. Des bézoards que Ton appelle occi-dentaux, qui sont encore plus solides et peut-êtreaussi qualifiés que les orientaux, buff. Quadrup.t.vi, p. 69. || Sur le turf, cheval qualifié, cheval quia satisfait à toutes les conditions du règlement pourla coursé. || Autrefois, crime qualifié se disait pourgrand crime. || 3° Qui a des titres de noblesse. LesGénevoii eurent la hardiesse de faire pendre treizeofficiers qualifiés, volt. Mœurs, 166 . Dans tous lesprocès de sortilège on ne voit que bien rarement lenom d’un homme un peu qualifié, id. Philos. Bibleexpi. Lévit. || Une personne qualifiée, une personnede qualité. S’il arrive qu’une personne qualifiée nousfasse visite.... il faut l’aller recevoir au carrosse oule plus loin que nous pourrons, courtin, Traité decivilité (xvn* siècle). || II est qualifié, fort qualifié, ilest de qualité, de grande qualité. || Les personnes lesplus qualifiées d’une ville, les personnes les plusconsidérables. Les plus qualifiés d’entre les Perses,vaugf.l, Q. C. 192. Us s’approchent quelquefois del’oreille du plus qualifié de l’assemblée, la bruy. v.
QUALIFIER (ka-li-fi-é), v. a. Je qualifiais, nousqualifiions, vous qualifiiez; que je qualifie, quenous qualifiions, que vous qualifiiez. || 1* Marquerde queHe qualité est une chose. Toute professions’estime dans son cœur, Traite les autres d’igno-rantes, Les qualifie impertinentes, la font. Fabl . xi,b. Qualifiant les choses comme il nous plaît, traitantde bagatelles et de rien ce qui est essentiel ausalut, bourdal. Serm. 24* dim. après la Pentecôt.Domin. t. iv, p. 444. De cette sortie séparée, Harlaya fait naître une indécence que je m’abstiens dequalifier, st-sim. 374, 24. Les jurisconsultes del’Europe et surtout le célèbre marquis Beccaria n’ont jamais qualifié ces jugements [de Calas, deLalli, de Labarre] que d’assassinats, volt. Letl. Ri-chelieu , 20 mai 1771. L’homicide commis volontad-rément est qualifié meurtre, Code pénal, art. 295.La soustraction frauduleuse est qualifiée vol, ib.art. 379. || Il se dit des personnes dans le mêmesens. Qualifier quelqu’un de fourbe. Il [Pythagore ]admettait, dit-on, une âme répandue dans toute lanature... principe éternel dont nos âmes sont éma-nées, et qu’il qualifiait du nom de Dieu , barthél.Anach. ch. 79 (note 1). Personne moins que moi,n’aime à qualifier durement ceux avec qui noussommes en guerre, villemain, Souven. contemp-les Cent-Jours, ch. vm. || 2° Terme de grammaire,Exprimer la qualité. L’adjectif qualifie le nom.|| 3“ Attribuer un titre, une qualité à une personne.|| Dans cette acception, il se construit ordinaire-ment sans de. L’arrêl le qualifie prince, duc, etc.|| On le dit aussi avec de. On le qualifie de duc, debaron. || 4» Se qualifier, v. ré/l. S’attribuer unequalité, un titre. Il se qualifie docteur. Il se qua-lifie de marquis. |J S” Se rendre capable de. Lisezl’Histoire ecclésiastique, vous dis-je, pour vous qua-