2558
XYL
XYL
XYS
Instrument de musique inventé récemment et quiressemble à l’euphone.
— ÉTYM . EOXov, bois, et harmonie.
f XYLITE (ksi-li-t’), s. f. Terme de chimie. Pro-duit de la distillation de j’esprit de bois.
— étym. EuXov, bois, et la finale ite.
| XYI.0_Mot qui sert de préfixe dans plusieurs
termes techniques, et qui est le grec ÇOXov, bois decharpente, de menuiserie, de £ûeiv, racler.
t XYLOBALSAME (ksi-lo-bal-sa-m’), s. m. Ondonnait autrefois ce nom, dans les officines, auxjeunes rameaux de 1 ’amyris opobalsamum.
— étym. Xylo..., et balsamum (voy. baume).
f XYLOCABPE ( ksi-lo-kar-p’), adj. Terme debotanique. Qui a des fruits ligneux.
— ÉTYM . Xylo..., et xapitô;, fruit.
t XYLOCOPE (ksi-lo-ko-p’), adj. Terme d’his-toire naturelle. Qui coupe le bois. Abeille xylo-cope, abeille perce-bois.
— ÉTYM . EuXoxoïroç, de ÇOXov, bois et xoirreiv,couper.
f XYLODIE (ksi-lo-die), s. f. Terme de botani-que. Genre de fruits ligneux, analogues à la noi-sette, mais sans cupule.
— ÉTYM . EuXwSri;, ligneux, de £0Xov, bois.
f XYLOGÈNE (ksi-lo-jê-n’), s. m. Terme de chi-mie. Substance lignifiante caractérisée par sa so-lubilité facile et complète dans la potasse causti-que, et, au contraire, par son insolubilité outrès-difficile dissolution dans l’acide sulfurique.Le xylogène se trouve dans la paroi primaire descellules de plantes, et dans les couches d’épaissis-sement de toutes les cellules lignifiées.
— ÉTYM . Xylo..., etyevvâv, engendrer.
t XYLOGRAPIIE (ksi-lo-gra-fj, s. m. Graveursur bois. || Celui qui s’occupe de xylographie.
t XYLOGRAPHIE (ksi-lo-gra-fie), s. f. [| 1» Chezles anciens, écriture sur des tablettes de bois.|| 2 ° Art de graver sur bois. || Art d’imprimer avecdes caractères de bois, ou avec des planches de boisdans lesquelles sont taillées les lettres. Nous re-garderons comme des productions plus ancienneset de la xylographie et de la même ville de Harlemquelques livres sans figures, et surtout certainslivres composés de textes et d’images, daunou,Inslit. Mém. sc. mor. et pol. t. iv, p. 469. Quel-
ques historiens qui ont pas-lé de cet ouvrage [Spé-culum. salutis, conservé à l’hôtel de ville de Har-lem), disent qu’il est imprimé en xylographie; cequi dénoterait tout au plus que Coster était tailleur[graveur] de bois, p. dupont, Hist. de l’imprime-rie, p. 56, en note.
— ÉTYM . EuXoypâ-peiv, écrire sur bois, de SOXov,bois, et ypâçeiv, écrire.
f XYLOGRAPHIQUE (ksi-lo-gra-fi-k’), adj. Quiconcerne la xylographie. On appelle xylographiquel’impression opérée par des planches de bois, dau-nou, Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. iv, p. 449. L’im-pression tabellaire ou xylographique continued’être en usage [en Chine ], p. dupont, Hist. del’imprimerie, p. 47. Fatiguant les uns et les autresde mes recherches xylographiques, champfleury,Hist. de l’imagerie populaire, Préface, p. xlvi.
f XYLOÏDE (ksi-lo-i-d’), adj. Qui ressemble à dubois, qui provient d’un corps ligneux.
— ÉTYM . EeXo£i89|ç,de SOXov, bois, et etSoç, forme.
t XYLOÏDINE (ksi-lo-i-di-n’), s. f. Terme de
chimie. Matière très-combustible, obtenue en trai-tant à froid les principes neutres végétaux parl’acide azotique.
— ÉTYM . Xyloïde, et la finale ine, qui indiqueun principe.
t XYLOÏDIQUE (ksi-lo-i-di-k’), adj. Terme d’ar-chitecture. Type xyloïdique, type supposé d’archi-tecture en bois d’après lequel se serait faite l’ar-chitecture gothique.
t XYLOLÂTRE (ksi-lo-là-tr’), s. m. Celui quiadore des idoles de bois.
— ÉTYM . EuXoXà-rpï){, de SOXov, bois, et Xa-tpeOetv, adorer.
fXYLOLÂTRIE (ksi-lo-lâ-trie),s. f. Idolâtrie desxylolâtres.
t XYLOLITHE (ksi-lo-li-t’), s. f. Bois pétrifié,bois fossile.
— ÉTYM . Xylo..., etXiôoç, pierre.
t XYLOLOGIE (ksi-lo-lo-jie), s. f. Traité, his-toire des bois.
— ÉTYM . Xylo..., et Xôyo;, traité.
f XYLOMANCIE (ksi-lo-man-sie), s. f. Divina-tion par présages tirés de la disposition de certainsmorceaux de bois sec, qu’on rencontre en son chemin.
t XYLOMYCE (ksi-Io-mi-s’), adj. Terme de btvtanique. Se dit des champignons qui croissent su-le bois.
— étym. Xylo..., et [jlOxti?, champignon.
t XYLON (ksi-lon), s. m. Terme de chimie. Cel-lulose du bois et des enveloppes des fruits durs.
— Étym. EOXov, bois,
t XYLOPALE (ksi-lo-pa-1’), s. m. Voy. QUA bTÎ ’
XYLOPHAGE (ksi-lo-fa-j’j, s. m. Terme d’ento-mologie. Insecte coléoptère qui vit dans les vieuxbois. || Adj. Qui ronge le bois. Quand on voit le*dommages que causent chez nous les chenille 3 !les vers blancs ou les insectes xylophages, î u bcreusant leurs galeries entre l’écorce et le b° lS >provoquent le dépérissement de massifs entiers,on peut se figurer le mal qu’ils peuvent fa |radans ce climat humide et brûlant [l’Inde ]—*i. clavé, Rev. des Deux-Mondes, 15 avriUseï, p. 809,
— ÉTYM . EuXo 9 »yo;, de tvXov, bois, et ?*'yeïv, manger.
f XYLOPHAGIE (ksi-lo-fa-jie), s. f. Action del’insecte qui ronge le bois, qui se nourrit de bois.
t XYLOPHONE (ksi-lo-fo-n’), s. m. Terme demusique. Instrument composé <l’un clavier de b® 19de sapin reposant sur des coussinets de paiU 0 idont on frappe les touches avec une baguette, equi rend un son très-singulier et d’une quan‘toute particulière.
— ÉTYM . EOXov, bois, et owvp, voix.
+ XYLOPHORE (ksi-lo-fo-r’), s. m. Chacun desprêtres juifs qui allumaient et entretenaient le > eUsacré.
— étym. EuXoçopo?, de ÇOXov, bois, etpetv, porter.
-f- XYLOTOME (ksi-lo-to-m’), adj. Terme dozoologie. Qui coupe le bois.
— ÉTYM . EuXoTÔp. 05 , de ÇûXov, bois, et tEgveiv, couper.
t. XYSTE (ksi-st’), s. m. Terme d’antiquité. Ch e *les Grecs, portique couvert, dans la palestre. Illes Romains, lieu découvert servant de promenade-
— ÉTYM . Lat. xystum, du grec ïikjtov,
lieu couvert, proprement lieu aplani, do ra 'cler.
t 2. XYSTE (ksi-st’), s. m. Terme d’entomolog 10-Genre de diptères.
Y
Y
Y
Y
I. Y (i-grèk, et, selon l’épellation moderne, i ),s. m. Vingt-quatrième lettre de l’alphabet. L’ifinal était trop simple et mal propre à recevoirl’ornement des paraphes ou bravoures dont laqueue de l’y grec est susceptible, la mothe levayer, la Promenade, Dial. i. [| 2° Dans les lettresnumérales employées au moyen âge, Y valait 150;surmonté d’un trait, il valait 150 ooo. || 3° Sert sou-vent en algèbre à désigner une inconnue. || 4° Est unsigne qui se met (rarement aujourd’hui) à Paris sur les boutiques, pour indiquer qu’on vend à prixfixe. || 5° Sur les anciennes monnaies de France ,marque celles qui ont été frappées à Bourges .|| 6“ Poinçon d’acier au bout duquel est empreintun Y, pour frapper ou imprimer cette lettre. || 7° Ou-‘il des glaciers. || 8° Espèce de papillon. || ^Embran-chement en forme d’y. Cette grande chaîne qui, enRabaissant graduellement, vient aboutir à la Médi-terranée, se divise là comme un y grec en deux bran-ches inégales, Saussure, Voy. Alpes , t. v, p. 222. Pla-cés à l’y du carrefour, nous hésitions entre les deuxroutes, th. Gautier, le Bien public, 10 mars 1872 .
— REM. 1. Dans les transcriptions de mots grecsy répond à l’u grec, que les Grecs modernes pro-noncent t. On le conserve aussi dans quelques motsempruntés des langues étrangères. || 2. Y a deuxprononciations : tantôt il représente le son simpled’un t, comme dans physique, hypocrisie, etc., jtantôt le son de deux t comme dans appuyer (ap-pui-ié). Quand il est précédé d’un o, il donne àcet a le son d’un è, et garde celui d’s : pays,payer, etc. Quand il est précédé d’un e, il donne àcet e le son è : grasseyer. Quand il est précédé
d’un o, la prononciation n’est pas fixée : les uns,et l’Académie est de ce nombre, donnent à cet 0le son de oi et à y le son de l’i : si-toi-iin, roi-ial,em-ploi-ié, etc.; les autres laissent à l’o le son quilui est propre : si-to-iin, ro-ial, em-plo-ié ; c’est laprononciation ancienne, celle que l’Académie elle-même recommandait en 169.4, celle qui doit êtrepréférée. || 3 . Dans certains mots l’y initial ne re-çoit pas l’élision de l’article : le yatagan. || 4 . Voiciune règle empirique, qui peut être d’une grandeutilité pour savoir quand il faut un y ou un i danscertains mots tirés du grec. Une foule de gensécriventHyppolite, Hyppocrate. Toutes les fois qu’ily a deux p à hip, il ne faut pas d’y grec; au con-traire, il en faut un quand il n’y a qu’un p :Hippolyte, Hippocrate, Hippias , et hypothèse, hy-perbole, hypothèque.
— HIST. xiv s s. Un petit fermail d’or, -à un Ygregeois >u milieu, et autour a x perles, de la-BORDÉ, Émaux, p. 546.
— ÉTYM . Lat. y, répondant à l’o grec.
2 . Y (i). Ce mot est l’objet de la même discussionque en. Le Dict. de l’Académie le nomme adverberelatif ; M. Jullien y voit un nom de lieu qui, ra-tionnellement, est le cas attributif du nom abstraitce, ceci, cela. Le fait est que y, représentant lelatin ibi, est, d’abord et étymologiquement, un ad-verbe de lieu, ou, si l’on veut, plus exactement,un nom de lieu pris adverbialement. Après cettesignification primitive, y, par extension, est em-ployé à exprimer toute sorte de rapports.
1° En cet endroit-là. Voulez-vous y aller? Rendez-vous-y.J’y cours. La Provence est mon pays depuis
que vous y êtes, sév. 22 nov. 107 1 . De son te®P[un conquérant], les hommes venaient ici f® 1 ®les enfers] tous les jours par trente et quari® 1mille; jamais personne n’y en a tant envoyé, B ° 11 'Héros de romans. Ici 1 vous y pourriez rencontravotre perte, rac. Mithr. 1 , 3. Il y aura demain t r0 ‘semaines que je ne suis sorti de Paris ; et j« P® 0 srais bien y en demeurer encore autant, M>- £ c,(rà son fils, 2 mai 1698. On ne recevait plus de novelles de la Suède , eton ne pouvait y en faire [ eI P !volt. Charles XII,i . J’ai empêché, autant que I epu, que le petit Avis entrât en France ; mais P 1 ®sieurs voyageurs y en ont apporté des exemple 11 •>m. Lett. Damilaville , 17 déc. 1766. Eh non, f e Pun autre, il [Diogène] est de Sinope; les habita®l’ont condamné à sortir de leur ville. — Et m® 1 Jles ai condamnés à y rester, barthël. Anach. ? j> a j[| F avec s’en retourner, s’en aller, s’en venir. Jici un honnête homme de Lyon , qui s’y en ret ®®nera après Pâques, gui patin, Lettres , t. n > P' etD. Juan : Je yeux souper en repos, au moins, ;qu’on ne laisse entrer personne. — SganareLaissez-moi faire, je m’y en vais znoi-méme, *D. Juan, iv, 11. || 2" Du sens d’adverbe de l*eu, Vpasse au rôle de pronom (comme otl qui, dud’adverbe de lieu, passe au rôle de pronom _latif dans: le bonheur où j’aspire), et signifie en *en ceci, en cela, en cette chose, en ces cno ■Pour toutes les opinions que j’avais reçues jusq ^alors en ma créance, je ne pouvais mieux * ^que d’entreprendre une bonne fois de les sn jj*afin d’y en remettre par après ou d’autresleuros ou bien les mêmes... desc. Méth . n, 2.