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Tome quatrième. Q - Z.
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Instrument de musique inventé récemment et quiressemble à leuphone.

ÉTYM . EOXov, bois, et harmonie.

f XYLITE (ksi-li-t), s. f. Terme de chimie. Pro-duit de la distillation de jesprit de bois.

étym. EuXov, bois, et la finale ite.

| XYI.0_Mot qui sert de préfixe dans plusieurs

termes techniques, et qui est le grec ÇOXov, bois decharpente, de menuiserie, de £ûeiv, racler.

t XYLOBALSAME (ksi-lo-bal-sa-m), s. m. Ondonnait autrefois ce nom, dans les officines, auxjeunes rameaux de 1amyris opobalsamum.

étym. Xylo..., et balsamum (voy. baume).

f XYLOCABPE ( ksi-lo-kar-p), adj. Terme debotanique. Qui a des fruits ligneux.

ÉTYM . Xylo..., et xapitô;, fruit.

t XYLOCOPE (ksi-lo-ko-p), adj. Terme dhis-toire naturelle. Qui coupe le bois. Abeille xylo-cope, abeille perce-bois.

ÉTYM . EuXoxoïroç, de ÇOXov, bois et xoirreiv,couper.

f XYLODIE (ksi-lo-die), s. f. Terme de botani-que. Genre de fruits ligneux, analogues à la noi-sette, mais sans cupule.

ÉTYM . EuXwSri;, ligneux, de £0Xov, bois.

f XYLOGÈNE (ksi-lo--n), s. m. Terme de chi-mie. Substance lignifiante caractérisée par sa so-lubilité facile et complète dans la potasse causti-que, et, au contraire, par son insolubilité outrès-difficile dissolution dans lacide sulfurique.Le xylogène se trouve dans la paroi primaire descellules de plantes, et dans les couches dépaissis-sement de toutes les cellules lignifiées.

ÉTYM . Xylo..., etyevvâv, engendrer.

t XYLOGRAPIIE (ksi-lo-gra-fj, s. m. Graveursur bois. || Celui qui soccupe de xylographie.

ÉTYM . Voy. XYLOGRAPHIE.

t XYLOGRAPHIE (ksi-lo-gra-fie), s. f. [| 1» Chezles anciens, écriture sur des tablettes de bois.|| 2 ° Art de graver sur bois. || Art dimprimer avecdes caractères de bois, ou avec des planches de boisdans lesquelles sont taillées les lettres. Nous re-garderons comme des productions plus ancienneset de la xylographie et de la même ville de Harlemquelques livres sans figures, et surtout certainslivres composés de textes et dimages, daunou,Inslit. Mém. sc. mor. et pol. t. iv, p. 469. Quel-

ques historiens qui ont pas- de cet ouvrage [Spé-culum. salutis, conservé à lhôtel de ville de Har-lem), disent quil est imprimé en xylographie; cequi dénoterait tout au plus que Coster était tailleur[graveur] de bois, p. dupont, Hist. de limprime-rie, p. 56, en note.

ÉTYM . EuXoypâ-peiv, écrire sur bois, de SOXov,bois, et ypâçeiv, écrire.

f XYLOGRAPHIQUE (ksi-lo-gra-fi-k), adj. Quiconcerne la xylographie. On appelle xylographiquelimpression opérée par des planches de bois, dau-nou, Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. iv, p. 449. Lim-pression tabellaire ou xylographique continuedêtre en usage [en Chine ], p. dupont, Hist. delimprimerie, p. 47. Fatiguant les uns et les autresde mes recherches xylographiques, champfleury,Hist. de limagerie populaire, Préface, p. xlvi.

f XYLOÏDE (ksi-lo-i-d), adj. Qui ressemble à dubois, qui provient dun corps ligneux.

ÉTYM . EeXo£i89|ç,de SOXov, bois, et etSoç, forme.

t XYLOÏDINE (ksi-lo-i-di-n), s. f. Terme de

chimie. Matière très-combustible, obtenue en trai-tant à froid les principes neutres végétaux parlacide azotique.

ÉTYM . Xyloïde, et la finale ine, qui indiqueun principe.

t XYLOÏDIQUE (ksi-lo-i-di-k), adj. Terme dar-chitecture. Type xyloïdique, type supposé darchi-tecture en bois daprès lequel se serait faite lar-chitecture gothique.

ÉTYM . Xyloïde.

t XYLOLÂTRE (ksi-lo--tr), s. m. Celui quiadore des idoles de bois.

ÉTYM . EuXoXà-rpï){, de SOXov, bois, et Xa-tpeOetv, adorer.

fXYLOLÂTRIE (ksi-lo--trie),s. f. Idolâtrie desxylolâtres.

t XYLOLITHE (ksi-lo-li-t), s. f. Bois pétrifié,bois fossile.

ÉTYM . Xylo..., etXiôoç, pierre.

t XYLOLOGIE (ksi-lo-lo-jie), s. f. Traité, his-toire des bois.

ÉTYM . Xylo..., et Xôyo;, traité.

f XYLOMANCIE (ksi-lo-man-sie), s. f. Divina-tion par présages tirés de la disposition de certainsmorceaux de bois sec, quon rencontre en son chemin.

ÉTYM . Xylo..., et gav-TEia, divination.

t XYLOMYCE (ksi-Io-mi-s), adj. Terme de btvtanique. Se dit des champignons qui croissent su-le bois.

étym. Xylo..., et [jlOxti?, champignon.

t XYLON (ksi-lon), s. m. Terme de chimie. Cel-lulose du bois et des enveloppes des fruits durs.

Étym. EOXov, bois,

t XYLOPALE (ksi-lo-pa-1), s. m. Voy. QUA bTÎ

XYLOPHAGE (ksi-lo-fa-jj, s. m. Terme dento-mologie. Insecte coléoptère qui vit dans les vieuxbois. || Adj. Qui ronge le bois. Quand on voit le*dommages que causent chez nous les chenille 3 !les vers blancs ou les insectes xylophages, î u bcreusant leurs galeries entre lécorce et le b° lS >provoquent le dépérissement de massifs entiers,on peut se figurer le mal quils peuvent fa |radans ce climat humide et brûlant [lInde ]*i. clavé, Rev. des Deux-Mondes, 15 avriUseï, p. 809,

ÉTYM . EuXo 9 »yo;, de tvXov, bois, et ?*'yeïv, manger.

f XYLOPHAGIE (ksi-lo-fa-jie), s. f. Action delinsecte qui ronge le bois, qui se nourrit de bois.

t XYLOPHONE (ksi-lo-fo-n), s. m. Terme demusique. Instrument composé <lun clavier de b® 19de sapin reposant sur des coussinets de paiU 0 idont on frappe les touches avec une baguette, equi rend un son très-singulier et dune quantoute particulière.

ÉTYM . EOXov, bois, et owvp, voix.

+ XYLOPHORE (ksi-lo-fo-r), s. m. Chacun desprêtres juifs qui allumaient et entretenaient le > eUsacré.

étym. EuXoçopo?, de ÇOXov, bois, etpetv, porter.

-f- XYLOTOME (ksi-lo-to-m), adj. Terme dozoologie. Qui coupe le bois.

ÉTYM . EuXoTÔp. 05 , de ÇûXov, bois, et tEgveiv, couper.

t. XYSTE (ksi-st), s. m. Terme dantiquité. Ch e *les Grecs, portique couvert, dans la palestre. Illes Romains, lieu découvert servant de promenade-

ÉTYM . Lat. xystum, du grec ïikjtov,

lieu couvert, proprement lieu aplani, do ra 'cler.

t 2. XYSTE (ksi-st), s. m. Terme dentomolog 10-Genre de diptères.

ÉTYM . Euarcôç, raclé.

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I. Y (i-grèk, et, selon lépellation moderne, i ),s. m. Vingt-quatrième lettre de lalphabet. Lifinal était trop simple et mal propre à recevoirlornement des paraphes ou bravoures dont laqueue de ly grec est susceptible, la mothe levayer, la Promenade, Dial. i. [| 2° Dans les lettresnumérales employées au moyen âge, Y valait 150;surmonté dun trait, il valait 150 ooo. || 3° Sert sou-vent en algèbre à désigner une inconnue. || 4° Est unsigne qui se met (rarement aujourdhui) à Paris sur les boutiques, pour indiquer quon vend à prixfixe. || 5° Sur les anciennes monnaies de France ,marque celles qui ont été frappées à Bourges .|| 6 Poinçon dacier au bout duquel est empreintun Y, pour frapper ou imprimer cette lettre. || 7° Ou-il des glaciers. || 8° Espèce de papillon. || ^Embran-chement en forme dy. Cette grande chaîne qui, enRabaissant graduellement, vient aboutir à la Médi-terranée, se divise comme un y grec en deux bran-ches inégales, Saussure, Voy. Alpes , t. v, p. 222. Pla-cés à ly du carrefour, nous hésitions entre les deuxroutes, th. Gautier, le Bien public, 10 mars 1872 .

REM. 1. Dans les transcriptions de mots grecsy répond à lu grec, que les Grecs modernes pro-noncent t. On le conserve aussi dans quelques motsempruntés des langues étrangères. || 2. Y a deuxprononciations : tantôt il représente le son simpledun t, comme dans physique, hypocrisie, etc., jtantôt le son de deux t comme dans appuyer (ap-pui-). Quand il est précédé dun o, il donne àcet a le son dun è, et garde celui ds : pays,payer, etc. Quand il est précédé dun e, il donne àcet e le son è : grasseyer. Quand il est précédé

dun o, la prononciation nest pas fixée : les uns,et lAcadémie est de ce nombre, donnent à cet 0le son de oi et à y le son de li : si-toi-iin, roi-ial,em-ploi-, etc.; les autres laissent à lo le son quilui est propre : si-to-iin, ro-ial, em-plo- ; cest laprononciation ancienne, celle que lAcadémie elle-même recommandait en 169.4, celle qui doit êtrepréférée. || 3 . Dans certains mots ly initial ne re-çoit pas lélision de larticle : le yatagan. || 4 . Voiciune règle empirique, qui peut être dune grandeutilité pour savoir quand il faut un y ou un i danscertains mots tirés du grec. Une foule de gensécriventHyppolite, Hyppocrate. Toutes les fois quily a deux p à hip, il ne faut pas dy grec; au con-traire, il en faut un quand il ny a quun p :Hippolyte, Hippocrate, Hippias , et hypothèse, hy-perbole, hypothèque.

HIST. xiv s s. Un petit fermail dor, -à un Ygregeois >u milieu, et autour a x perles, de la-BORDÉ, Émaux, p. 546.

ÉTYM . Lat. y, répondant à lo grec.

2 . Y (i). Ce mot est lobjet de la même discussionque en. Le Dict. de lAcadémie le nomme adverberelatif ; M. Jullien y voit un nom de lieu qui, ra-tionnellement, est le cas attributif du nom abstraitce, ceci, cela. Le fait est que y, représentant lelatin ibi, est, dabord et étymologiquement, un ad-verbe de lieu, ou, si lon veut, plus exactement,un nom de lieu pris adverbialement. Après cettesignification primitive, y, par extension, est em-ployé à exprimer toute sorte de rapports.

1° En cet endroit-. Voulez-vous y aller? Rendez-vous-y.Jy cours. La Provence est mon pays depuis

que vous y êtes, sév. 22 nov. 107 1 . De son te®P[un conquérant], les hommes venaient ici f® 1 ®les enfers] tous les jours par trente et quari® 1mille; jamais personne ny en a tant envoyé, B ° 11 'Héros de romans. Ici 1 vous y pourriez rencontravotre perte, rac. Mithr. 1 , 3. Il y aura demain t r0semaines que je ne suis sorti de Paris ; et j« P® 0 srais bien y en demeurer encore autant, M>- £ c,(rà son fils, 2 mai 1698. On ne recevait plus de novelles de la Suède , eton ne pouvait y en faire [ eI P !volt. Charles XII,i . Jai empêché, autant que I epu, que le petit Avis entrât en France ; mais P 1 ®sieurs voyageurs y en ont apporté des exemple 11>m. Lett. Damilaville , 17 déc. 1766. Eh non, f e Pun autre, il [Diogène] est de Sinope; les habita®lont condamné à sortir de leur ville. Et m® 1 Jles ai condamnés à y rester, barthël. Anach. ? j> a j[| F avec sen retourner, sen aller, sen venir. Jici un honnête homme de Lyon , qui sy en ret ®®nera après Pâques, gui patin, Lettres , t. n > P' etD. Juan : Je yeux souper en repos, au moins, ;quon ne laisse entrer personne. SganareLaissez-moi faire, je my en vais znoi-méme, *D. Juan, iv, 11. || 2" Du sens dadverbe de l*eu, Vpasse au rôle de pronom (comme otl qui, dudadverbe de lieu, passe au rôle de pronom _latif dans: le bonheur jaspire), et signifie en *en ceci, en cela, en cette chose, en ces cnoPour toutes les opinions que javais reçues jusq ^alors en ma créance, je ne pouvais mieux * ^que dentreprendre une bonne fois de les sn jj*afin dy en remettre par après ou dautresleuros ou bien les mêmes... desc. Méth . n, 2.