RU1
t RUTINE (ru-ti-n’), s. f. Termi de chimie.Priiicipe retiré de la rue (ruto graveolens, L.).
BUTOIR (ru-toir), s. m. Voy. routoir.
t RUYSCHIENNE (rui-chiè-n’), adj. f. Termed’anatomie. Membrane ruyschienne, la plus in-terne des deux lames dont est formée la membranechoroïde.
RYD
— ÊTYM. Ruysch , célèbre anatomiste hollan-dais.
t RY))ER (ri-dèr), s. m. Monnaie d’or de Hol-lande valant 34 fr. 66. || Monnaie d’argent de Hol-lande valant 6 fr. 84
— ÊTYM . Holl. ryder, cavalier, à cause du che-val courant représenté sur cette monnaie.
RYT 1787
f RYOTT (ri-ot’), s. m. Nom des paysans dansl’Inde .
— ÊTYM . Arabe, ra’aiat, la gent sujette, plur.ra’ayd, les sujets; le même que raïa.
t RYPE (ri-p’), s. m. Espèce de perdrix norvé-gienne.
RYTHME, s. m. Voy. riiythme.
S
s
SAB
SAB
S (es’), s. f. ou S (se), dans l’épellation moderne,s m. l| 1° La dix-neuvième lettre de l’alphabet etla quinzième des consonnes. Une S majuscule ouun S majuscule. || Fig. Allonger les S, se disaitPour faire une tromperie dans un compte ; locu-tion qui venait de ce que les comptes se terminantpar des s qui signifiaient des sols, en les allon-geant on en formait des f qui signifiaient desfrancs. || Fig. Faire des S, se dit d’un homme ivrequi ne marche pas droit. Æneas avec sa sagessePinta si bien qu’il fit mainte S, scarr. Virg. v.Il 2“ Terme de musique. S sur les partitions signifiequelquefois solo. || Traversé obliquement par unebarre, il sert de signe de renvoi. || S désigne aussile tuyau d’anche du basson. || 3° Dans la marine,S signifie sud. || 4“ S, sur les anciennes monnaiesde France , indique qu’elles ont été frappées àReims . || 5“ S. S. Sa Sainteté [le pape], ou Sa Sei-gneurie. ||S. E. Son Éminence ou Son Excellence.I|S. M. Sa Majesté. || S. A. Son Altesse. || S. H. SaHautesse. || S. v. p. S’il vous plaît. || Dans le com-merce, s signifie son. S/c, son compte; s/b, sonbillet. || 6 u Sest la marque des bobines d’or de Lyon .|| 7“ Terme de géométrie. On appelle équation en Sune certaine équation du 3" degré qui se présentedans la recherche des plans diamétraux principauxdes surfaces du V degré. || 8“ Terme d’anatomie.L’S iliaque, ou l’S du côlon, portion contournée enforme d’S, qui est logée dans la fosse iliaque gau-che, et qui va se terminer à la partie supérieuredu rectum.
— REm. 1. S entre deux voyelles dans le mêmemot se prononce comme z. || S finale se lie et prend* e son de z, devant une voyelle ou une h muette,kes grands hommes, dites les gran-z hommes.IlL’s finale des verbes dont l’infinitif est en erne se fait pas entendre dans la conversation à la 2°Personne du singulier du présent de l’indicatif etdu subjonctif. Tu aimes à rire, tu joues avec pru-dence, il faut que tu ailles à Paris ; prononcez com-me s’il y avait aime, joue, aille. Dans les vers cetteî se . lie -1| 2. s finale est muette dans les mots trépas,mmis, avis, os, etc. Mais elle donne à l’a et à l’oe son d’un a et d’un o circonflexe. || 3. Dans lesmots composés avec la particule de ou dé et avec laParticule re, comme dessus, dessous, desservir, des-souder, resserrer, ressemblant, ressort, etc. ondouble l’s pour empêcher que l’s, se trouvant en-tre deux voyelles, ne se prononce comme un z."fais on n’a évité cet inconvénient que pour tom-ber dans un autre quant à la prononciation; car,au lieu de donner à l’e un son fermé commecela a lieu pour les autres consonnes doublées ettci même pour desservir, dessouder, etc. elle luidisse l e son muet . de _ SUS) de-sous, re-serrer,e-semblant, re-sort, etc. ||4. Au. contraire, dansertains mots où l’s se trouve entre deux voyel-es > ddmme dans vraisemblable, vraisemblance, on^double pas quant à l’orthographe, étonné l’arti-pas comme un z quant à la prononciation :re-semblable, vrè-semblance. || B. Toute secondePersonne de l’impératif au singulier, quand elle estei minée par un e muet,comme donne, cueille, etc.Prend un s euphonique et un trait d’union :
avec y: donnes-y tes soins, portes-y mon habit;" devant en, nom abstrait de chose : donnes-enPeu, cueilles-en beaucoup. || Mais l’s euphoniqueest pas employée non plus que le trait d’union,1 m mot en est préposition : donne en petiteQuantité, cueille en ma présence. || Hors de là,eette seconde personne ne prend point d’s ; etoitaire a péché contre la grammaire dans ceei3 : Retranches, ô mon Dieu , des jours de ce
grand roi, Ces jours infortunés qui l’éloignent detoi, Renr. vu. || 6. S dans l’ancienne langue étaitla marque du nominatif singulier de plusieurs sub-stantifs'J, et représentait l’s du nominatif de la 2”déclinaison latine : dominus, li dons ou li dans ;lupus, li lous; oculus, li oils, etc. || 7. Au pluriel, l’sétait la marque du régime, et représentait l’s latinequi caractérise le datif ou l’accusatif. C’est cette sdu régime qui, dans la langue moderne où il n’ya plus de cas, est demeurée la marque du pluriel.|| 8. L’s est la marque de la 2 * personne duprésent de l’indicatif, et représente l’s latine :amas, tu aimes, vides, tu vois, etc. || 9. Dans lalangue moderne, s est devenue la marque de la tpersonne du présent de l’indicatif, excepté dansles verbes de la t” conjugaison : je vois, j’en-tends, je pars, etc. C’est une faute contre l’analo-gie que ne commettait pas l’ancienne langue quidisait : je voi, j’entent, je part, etc.; correcte-ment, car le latin n’y a point d’s ; video, intendo,partior, etc. || 10. C’est encore une faute contrel’analogie que l’s à la 2 ” personne du singulier àl’impératif : Us , vois, entends. L’ancienne languene la commettait pas, disant : li, voi, entent, con-formément au latin.
— BIST, xm" s. Une lettre saintisme est s; Aunommer est la langue espaisse ; Sens et silencesenefie, Senefiance de l’A B C, dans jubinal, t. h,p. 284. || xvi" s. Marchand qui avoit haussé le gan-telet, et alongé les SS de son livre de raison, desaccords, Contes de Gaulard, p. 47, dans lacurne.
— ETYM . Lat. s ; grec, aiyp-a. Le nom de cettelettre dans la langue latine, d’après Priscien , s’é-nonçait par le son de l’e suivi de la consonne s ;pour représenter le même son, nous écrivons esse.
SA (sa), adj. poss. f. Voy. son.
f SABADILLINE (sa-ba-di-lli-n’, Il mouillées),s. f. Terme de chimie. Substance trouvée parCouerbe dans la cevadille, veratrum sabadilla.
SABAÏSME (sa-ba-i-sm’), s. m. Voy. sabéisme.
f SABAÏTE (sa-ba-i-t’), s. m. Se dit quelquefoispour sabéen.
f SABAOTH (sa-ba-ot’). Mot hébreu employédans cette locution : Dieu Sabaolh, Dieu des ar-mées (sabaoth signifiant des armées).
j- SABATÈLE (sa-ba-tè-1’), s. f. Espèce de cham-pignon comestible.
f SA HAYE (sa-ba-ye), s. f. Terme de marine.Nom d’un cordage employé dans les embarcationspour leur servir d’amarre, lorsqu’on a enfoncé leurancre ou grappin dans la terre ou le sable du ri-vage, jal. || La sabaye est aussi une cordelle pourhaler un petit navire le long du rivage, et unecorde établie en va-et-vient d’une embarcation àterre.
f SABAZ1ES (sa-ba-zie), s. f. pl. Fête en l’hon-neur de Sabazius , dieu phrygien auquel un boucétait consacré et dont le culte présentait des céré-monies licencieuses.
SABBAT (sa-ba ; le t se lie, du moins quand ilsignifie bruit, tapage : un sa-ba-t affreux), s. m.|| l°Nom donné chez les Juifs au repos religieux.Recueillez pendant les six jours la manne ; car leseptième jour c’est le sabbat du Seigneur, saci,Bible , Exode, xvi, 26 . || Prescription d’observer lerepos religieux. Le sabbat a été fait pour l’homme,et non pas l’homme pour le sabbat, saci, Bible ,Évang. St Marc, n, 27. Le sabbat fut ordonné auxJuifs; mais ce fut une stupidité à cette nation de nepoint se défendre, lorsque ses ennemis choisirentce jour pour l’attaquer, montesq. Esp. xxvi, 7.|| Jour du sabbat, ou, simplement, le sabbat, leseptième jour de la semaine, c’est-à-dire le samedi,
auquel il était commandé de garder le repos. Nousn’achèterons point aussi aux jours du sabbat nidans les autres jours consacrés ce que les nationsnous pourront apporter à vendre, ni rien de ce quipeut servira l’usage de la vie, saci, Bible, Esdras , n,x, 31. Il [Jésus] leur dit ensuite : Qui est celui d’en-tre vous qui, voyant son âne ou son boeuf tombédans un puits, ne l’en retire pas aussitôt le jourmême du sabbat? id. ib. Évang. St Luc, xiv, 6.|| Chemin du sabbat, distance à laquelle il est per-mis aux Juifs de s’éloigner de leurs demeures lajour du sabbat. || 2" Assemblée nocturne des sor-ciers; dérivation injurieuse du sens de sabbat, àcause de l’opinion populaire qui, condamnant lesJuifs, assimila leur fête à une réunion de sorciers.•Un balai pour brûler en allant au sabbat, bégnier,Sat. xi. Je gage que cet innocent [en me montrantBlanc-MénilJ croit avoir été au sabbat, parce qu’ils’est trouvé ici à onze heures du soir, retz, Mém.t. i,liv. il, p. 207, danspouGENS. Au bruit d’une ai-gre trompette Le sabbat a commencé, bérang. Lu-tins. On tremble à chaque pas de réveiller dansl’ombre Un démon, ivre encor du banquet des sab-bats, v. HUGO, Bail. 8. Le nom lui-même de sabbatprovient de la confusion qui s’est opérée entre leculte du diable el_lacélébration d’un culte non ca-tholique; aussi l’Église met-elle sur le même rangle juif , l’excommunié, l’hérétique et le sorcier,réville, Bev. des Deux-Mondes, t" janv. 4870,p. 4 4 7. || Fig. Lisette : Cette assemblée aura assezl’air d’un petit sabbat, à ce qu’il me semble.— L’intendant ; Hé 1 sabbat, tant qu’il vous plaira,dancourt, la Désolation des joueuses, sc. 4 2.|| 3" Familièrement. Grand bruit avec désordre.Pendant tout le sabbat qu’il [le chat] fit avec sadame, la font. Fabl. il, 2. On avait fait [à Bruxel-les ] .... une criaillerie et un sabbat si épouvantablepar malice, qu’.... elle [la comtesse de Soissons ,accusée d’empoisonnement] avait été obligée....de quitter la place, siv. 408. Voyez le beau sabbatqu’ils font à notre porte, rac. Plaid, i, 8. Voilà leplus abominable sabbat dont on ait jamais ouïparler, la bbuy. xii. Et ce sont des cabales, Destrames, des caquets; enfin c’est un sabbat I fa v art,Soliman II , i, 4. Mme Durocher : Quel est le bruitque j’entends là dedans ? — Catherine : Quel sabbatlG en lis, Thédt. d’éduc. la Lingère, n, 4. || 4° Fig. etpopulairement. Gronderie, criaillerie. Vous pouvezpenser si j’ai fait un beau sabbat à la poste [quiavait mal fait son service], sév. 24 juin 4 674 . Il esttoujours vrai que c’étaient des sabbats d’enfer duvivant de son mari, th. leclercq, Prov. t. n,p. 207, dans POUGENS.
— HIST xii" s. Li anemi [les démons].... si es-chernirent [se moquèrent] les sabbaz, Job, p. 484.Jàn’est pasui [aujourd’hui] sabat ne tens de festeer,Rois, p. 368. ||xiv"s. Comme il ait esté mandé quela place ou lieu appellé le sabbat à juifs en la villede Soissons .... du cange, sabbatum. || xv* s. Et lesAnglois menoient leur sabat En grans pompes, hau-bans et tyrannie ; Or a tourné Dieu ton dueil [detoi, France ] en esbat, ch. d’orl. Bail. 77. || xvi" s.Mais en faut-il faire un si grand sabat ? Les mar-guerites de la marguerite, p. 282 , dans lacurne.
— ÉTYM . Bourg, saibay ; prov. sabbat, sabat,sapte, sabde; espagn. sabado; port, sabbado; ital.sabato; du lat. sabbatum, qui vient de l’hébreuschabat, se reposer. On a voulu trouver l’étymolo-gie du sabbat, réunion de sorciers, dans les xa.ua-zies ; mais la forme ne le permet pas; d ailleurscomment, au moyen âge, aurait-on connu lessaba-jzies ?
t SABBATAIRE (sa-ba-tê-r’), s. m. || 1" Juiü