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|| 4" Il se construit avec jusqu'à. Dieu déterminejusqu’à quand doit durer l’assoupissement, et quandaussi doit se réveiller le monde, boss. Reine d’Anglet .|| 5“ Interrogativement. Quand? dans quel temps?Quand la marierons-nous, quand aurons-nous desgendres? la font. Fabl . iv, 4. Nous voulons être àDieu , mais quand? toujours pour l’avenir et jamaispour le jour présent, boürdal. Purif. de la Vierge,Mqst. t. n, p. 294. Petit-Jean: Quand je vois.... —L’Intimé : Quand aura-t-il tout vu? rac. Plaid, in, 3.Quand verrai-je, ô Sion , relever tes remparts Et detes tours les magnifiques faîtes? Quand verrai-je detoutes parts Tes peuples en chantant accourir à tesfêtes? in. Eslh. i, 2. Quand Dieu par plus d’effetsmontra-t-il son pouvoir? id. Afh. i, t. Mon très-cherange, si vous êtes à Lyon , j’irai àLyon; si vous êtesà Paris, j’irai à Paris ; mais quand? je n’en saisrien, volt. LeU. d’Argental, 29 mai 1761. || Il seconstruit avec les prépositions à, de, depuis, pour,jusque. A quand la partie est-elle remise? Depuisquand est-il ici ? Pour quand est la réunion ? Jus-qu’à quand le sanctuaire et le pouvoir de Dieu se-ront-ils foulés aux pieds? saci, Bible , Daniel, vin,13. Je connais Don César. — La chose est difficile;D’où? comment? et de quand? th. corn. D. Cés.d’Aml. v, i. Et depuis quand, seigneur, tenez-vous ce langage? rac. Jph. I, l. Jusqu’à quandsouffre-t-on que ce peuple respire? id. Esth. n, i.Fantôme horrible, arrête! Arrête 1 Hé depuis quand,couverts de leurs lambeaux, Ces spectres déchaînéssortent-ils des tombeaux? ducis, Macbeth , iv, 4.|| A quand, suivi d’un infinitif, équivaut à quand
avec le verbe au futur de l’indicatif.Mais enfin à
quand rendre Iquand est-ce que vous rendrez]?corn. Suite du Ment. ii,6. || 6" Quand, quand même,quand bien même, dans le sens de bien que, encoreque; ainsi employé,il sert à opposer entre les deuxsens une condition qui, même accomplie, n’em-pêche pas ce qui est exprimé dans le principaldes deux membres d’avoir lieu; il se construitavec le conditionnel. Quand le malheur ne seraitbon Qu’à mettre un sot à la raison, Toujours serait-ce à juste cause Qu’on le dit bon à quelque chose,la font. Fabl . vi, 7. Enfin quand il [le ciel] expo-serait à mes yeux un miracle d’esprit, d’adresse etde beauté, et que cette personne m’aimerait avectoutes les tendresses imaginables, je vous l’avouefranchement, je ne l’aimerais pas, mol. Pr. d’Él.iii, 4. Quatre-vingt-trois ans passés au milieu desprospérités, quand il n’en faudrait retrancher nil’enfance où l’homme ne se connaît pas, ni les ma-ladies où IV e vit pas, ni tout le temps dont ona toujours tant de sujet de se repentir, paraîtront-ils quelque chose à la vue de l’éternité? boss. leTdlier. Quand la nature n’aurait pas donné àMme Montausier tous ces avantages de l’esprit, elleaurait pu les recevoir de l’éducation, fléch. Mme deMont. Quand vous me haïriez, je ne m’en plaindraispas, rac. Phèdre, n, 5. Quand je n’aurais d’autrepreuve de l’immatérialité de l’âme que le triom-phe du méchant et l’oppression du juste en cemonde, cela seul m’empêcherait d’en douter, j. J.rouss. Émile, iv. || Quand même se dit aussi avecl’indicatif. J’ai trouvé votre rondeau bien joli; toutce que vous touchez est toujours d’un agrément quine se peut comparer à nul autre, quand même vo-tre coeur n’est pas de la partie, sév. à Bussy, 2sept. 1687. || On trouve quand en ce sens dans Cor-neille avec le futur de l’indicatif; cela n’est plususité. Mais, quand Sertorius ne l’épousera pas, Unautre hymen vous met dans le même embarras,corn. Serlor. n, 4. || 7° Quand et quand, loc. adv.Avec, en même temps (locution vieillie). Quand ondira: César fut maître de l’empire, Qu’on dise quandet quand : Brute le sut occire; Quand on dira:César fut premier empereur; Qu’on dise quand etquand : Brute en fut le vengeur, j. grf.vin, César,n, i. Ainsi vous ne cherchiez que l’honnêteté, etvous avez trouvé quand et quand le délectable, balz.
j, v > 1®W- <5. La faveur que me font trois si ex-cellentes personnes me soulage de toutes mes pei-nes, et m’en donne quand et quand une nouvelle dene pouvoir jamais m’en rendre digne, voit. Lett.25 . Nos prières partirent l’une quand et quand1 autre, mariv. Pays. parv. part. 2. Quand je n'a-vais plus rien, je renvoyais ma crosse et ma croix >se promener dans [es rues de Marseille , afin d’ytrouver un acheteur de porte en porte; on me lesa toujours rapportées quand et quand des boisseaux1 ùcus, Paroles de M. de Belzunce, évêque de Mar-seille , dans les Souv. de la marq. de Crêquy, t. u,th. 8. || 8° Quand et, avec (locution vieillie). Commels ■ s’en revenaient menant leur butin quand et
DICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.
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eux.... malh. Le xxxiii" livre de Tüe Lire, chap. 37.Cambyse fit mourir sa sœur, venue quand et luien Égypte , p. l. cour. Trad. d’IIérod.
— BIST, x* s. Une edre [un lierre] sor son cheue[chef, tête], quant umbre li fesist, Fragm. de Valenc.p. 408. || xi" s. Quant chascuns ert [sera] à son meillorrepaire.... Ch. de Roi. iv. || xn" s. Ah! douce rienscruels, tant mar [je] vous vi, Quant pour ma mortnasquites sanz merci, Coud, ix. || xm" s. Si [elle]me dit par félonie : Quant irez vous outre mer? au-boins de sezanne, Romane, p. 126. Il XV" s. Etrendirent grands grâces à Dieu de la belle journéequ’ils avoient eue, quand une poignée de gens qu’ilsestoient, environ mille combattants.... en avoientdeconfit.plus de dix mille, froiss. i, i, 23t. Si serepentoit trop le duc de ce que si simplement s’en.estoient partis, quand ils n’a voient ars ou abattu lechastel; mais amender ne le pouvoit, id. i, i, 254.Et feit marcher l’armée quant et quant, comm. vi, 6.|| xvi" s, Car quand il pleut, et [que] le soleil descieux Ne reluit point, tout homme est soucieux, ma-rot, n,399. Que chault il quand ce soit, puisque...?MONff. i, 83. Tout vieillit quand et vous, id. i, 88.[L’extérieur] se façonne quand et quand l’ame, id. i,i83.J’avois une santé ferme, et quant et quant unnaturel doulx, id. i, 196. Quand je voy l’ennuyque l'on a de les perdre [ses fils], je me contentede n’en avoir point, marg. Lett. 132. llz ont achevéleurs jours quant et la liberté de leur pais, amyot,Dém. 7. Je vous gardois ces joyeux propos à quandla paix seroit faite, desper. Contes, i. Je protesteque, quand il n’y auroit [s’il n’y avait] autre mal, jelaisserois couler les choses doucement, paré, ix, i 5.
— ÉTYM . Génev. tu partiras quand nous; norm.quand nous , à quand nous, quand et nous, àquant et nous; wallon , quant; picard, quat,quaind,quandque; provenç. quan, can; catal. quand;espagn. cuando; ital. quando; (lu lat. quando,que Corssen croit représenter quam-die, commentau jour? l’t étant tombé comme dans pridem.
QUANQUAM (kouan-kouam’), s. m. Ancien termede collège. Harangue latine que prononçait unécolier à l’ouverture de certaines thèses de philo-sophie ou de théologie.
— ETYM . Lat. quamquam, quoique; parce queces harangues commençaient d’ordinaire parce motlatin.
QUANQUAN (kan-kan),s. m. Voy. cancan.
t. QUANT, ANTE (kan, kan-t’), adj. || 1“ Combiengrand. De cet adjectif si usité jusque dans lexvi" siècle et si utile, il ne reste plus que quantes,qui lui-même a vieilli. || 2’ Quantes fois, combiende fois (locution qui a vieilli). Quantes fois, lorsquesur les ondes Ce nouveau miracle flottait, Neptuneen ses caves profondes Plaignit-il le feu qu’il sen-tait ? malh. iii, i. || 3° Toutes et quantes fois que, outoutes fois et quantes que, autant de fois que. Toutesfois et quantes qu’il s’y trouve plusieurs gouttesd’eau, df.sc. Météor. 8. Toutes fois et quantes queje le trouverais à propos, boss. Lett. rel. 63. || Abso-lument. Je ferai cela toutes fois et quantes, c’est-à-dire autant de fois qu'il faudra. || Toutes ces locu-tions ont vieilli.
— hist. xi" s. Contes et dus i a bien, ne saiquanz, Ch. de Roi. clxxxviii. || xm" s. Seigneur, cedict li bers [le preux, le vaillant], franche gent sei-gneurie, Quant sommes nous cascuns en nostrecompaignie? Ch. d’Ant. vi, 7H. Et à quans ansenfant sont en aage por tere tenir, beaum. xv, t.|| xiv* s. Quant plus y en vendra [viendra], et plusy en morra, Guescl. 16580. || xv" s. Et luy deman-day quantes batailles il avoit gaignées, il me distneuf où il y avoit esté en personne, comm. iv, 40.|| xvi" s. Quantes heures sont? — Neuf heures etdadvantaige, rab. Pant. iv, 04. Quantes et quellesconditions seroient requises à le faire saige? id. ib.v, Prol. Quantes fois s’est il vanté à moy de.... mont,ii, 79. Al. Severus, toutes et quantes fois qu’il avoità délibérer de quelque chose de conséquence, ap-peloit tousjours ceulx qui estoient renommez desçavoir bien les histoires, amyot, Préf. viii, 34.
— ÉTYM . Quant, quan; espagn. cuanto; ital.quanlo;à\i lat. quantus, combien grand, combiende, que Bopp, Gramm. comp. § 409, explique parle sanscr. ka-vant, de ko, qui, et vaut, suffixesignifiant pourvu, possédant.
2. QUANT (kan; le t se lie : quant à moi, diteskan-t à moi), adv. qui est toujours suivi de à.
|| 1 ° Pour ce qui est de. Donnons ordre au présent;et, quant à l’avênir, Suivant l’occasion nous sauronsy fournir, corn. Sertor. h, 4. Quant à l’heureuxSylla, je n’ai rien à vous dire, id. ib. m, 2 . il n’est,pour voir, que l’œil du maître; Quant à moi, j’y
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mettrais encor l’œil de l’amant, la font. Fabl . iv,21 . C’est [une réfutation] ce qui m’oblige à me dé-fier de tout ce que je viens de proposer; l’abbé deSaint-Pierre disait qu’il ne faut jamais avoir raison;je suis de son opinion, quant à présent, volt. Dict.phil. Influence. || 2” S. m. Le quant-à-moi, le quant-à-soi, l’indépendance, la fierté qu’on se réserve. 11ferait trop du quant-à-moi ; Il me ferait couper majupe, scarr. Virg. iv. Je suis très-aise, madame,que vous approuviez mon quant-à-moi sur le sujetde M. de Guitaut; et en effet, quand, avec le cor-don bleu, il aurait encore l’ordre de la Toison etcelui de la Jarretière, il n’y aurait pas de comparai-son de lui à moi, bussy, Lett. à Mme de Sév. du14 oct. 1678, dans sév. t. v, p. 494, éd. Régnier.Celui qui le premier a mis les colonies dans le casde prendre leur quant-à-moi,est un fou, diderot,Lett. d’un fermier. |j Tenir, garder son quant-à-soi, ou son quant-à-moi, se tenir sur son quant-à-soi, ou son quant-à-moi, tenir sa gravité et safierté, prendre un ton, un air qui marque de l’au-torité, faire le renchéri. Et quel était le personnageQui gardait tant son quant-à-moi? la font. Joc.Quand nous avons quelque différent ma sœur etmoi, si je fais la froide et l’indifférente, elle merecherche; si elle se tient sur son quant-à-moi, jevas au-devant, in. Psyché, n, p. 140. Voyez commeen silence il tient son quant-à-moi, th. corn. D.Cés. d'Aralos, v, 4. Jene vous dis pas qu’il faille êtresévère, et garder son quant-à-soi avec ses enfants,genlis, Thcdt, d’iduc. la Lingère, i, 7. ||Se mettresur son quant-à-moi, sur son quant-à-soi, faire lesuffisant, le hautain. Même aux plus avancés de-mandant le pourquoi, 11 se mit sur le pied et surle quant-à-moi, Régnier, Sat. x.
— rem. Ménage dit : « M. de Vaugelas permetquant d nous, quant à vous, et condamne seulementquant à moi, à cause de se mettre sur son quant-à-moi. Je suis plus sévère : toutes ces façons de parleront vieilli, et ne sont plus du bel usage. » L’usagea rétabli ce que l’usage avait détruit, si tant estque Vaugelas et Ménage fussent ici les véritablesinterprètes de l’usage.
— HIST. ix" s. In quant Deus savir et podir medunat [donne], Serment. || xm" s. Mes contraignancepas n’y fait, Ne quant à soi ne quant as hommes,la Rose, 17673. Quant à ce que ja plus en sacheNus hom.... ib. 4299 . Si tost comme il est pris decele maladie [lèpre], il est mors quant au siecle,beaum. lvi, 2 . || xiv" s. Et quant à présent soit dé-terminé de science en ceste maniéré.... orksme,Eth. 1 74. Quant est de politicques, c’est la science parquoy l’en sçait .... id. ib. Prol. ||xv" s Je treuve,quant à moy, que les gens sont bien bestes, Qui nese font plustost au vin rompre les testes, Qu’auxcoups de coutelas, en cherchant du renom, basse-lin, 19 . || xvi” s. Quant est de vostre renson, jevous la donne entièrement, rab. Garg. 1 , 46. Quantest à moy, je suis bien d’advis que.... amyot, Ser-tor. 14. Il faisoit bien le quant à moy, Contes d’Eu-trapel, p. 1 04, dans lacurne.
— ÉTYM . Provenç. quant, quan, cant ; espagn.cuanto; ital. quanta; du lat. quantum (voy.QUANT 1).
QUANTIÈME (kan-tiè-m’), adj. || 1" Il désigne lerang, l’ordre numérique dans un grand nombre. Lequantième êtes-vous dans votre compagnie? Je nesais à la quantième visite ce fut qu’il lui répète....furetière, Romanbourg. liv. 11 , p. 243. ... S’avanceà pas de loup, Comptant les lits : c’est, dit-il, le troi-sième: Une rumeur qu’il entend tout à coup Luifait bientôt oublier le quantième, dumouriez, Ri-chardet, viii. || Vieux en ce sens, et c’est dom-mage. || 2“ S. m. Le quantième jour du mois. LesRomains comptaient les quantièmes du mois àl’aide des calendes, des nones et des ides. Quel estle quantième? Quel quantième tenons-nous? Pourtrouver l’âge de la lune, il faut savoir l’épacte, lequantième du mois, vaugel. Rem. Not. Th. Corn.t. 11 , p. 816 , dans pougf.ns. || Montre à quantièmes,montre qui marque le quantième du mois.
— REM. Ménage voulait qu’on dit : quantièmedu mois? et non quel quantième du mois? vu quequantième signifie par lui-même quel jour. Ménageavait raison; l’usage, à tort, a décidé contre lui.
—HIST. xvi" s. Qu’elle me mande au plus vray laquantieme Du mois nasquitle roy Charles saptieme,st-gel. 62 . En la cour d’un roi de France , nomméCharles, je ne dirai point le quantieme, pour l’hon-neur de celle dont je veux parler, marg. Nouv.xlviii. Celle qui sçaura prescrire à son mary lequantiesme pas finit le prez, et le quantiesme pasdonne commencement au loing, mont, iv, 107.
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