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qu’à lui, et n’avaient jamais mieux persuadé, fon-ten. Cassini. || 2" Se raconter, ». réjl. Faire le récitde ses sentiments, de ses actions, etc. Il se racontelui-même si naïvement qu’on lui pardonne sansaucune peine ses folles singularités, vauven. l’En thousiaste . .
— HIST. xii* s. Li ciel recuDtent la glone Deu, eles ovres de ses mains annuncet le firmament,Liber psalm. p. 22 . ||xiii*s. Je ne vous puis mieraconter toutes les paroles que lt dus dist....yilleh. xviii. Dou domage ne de l’avoir et de larichesce qui là fu perdue [dans l’incendie de Cons tantinople ], ne vos porroit nus [nul] raconter....in. xci.* Les letres de fin or estoient, Et en lisantcou [ce] racontoient : Ci gist la bele Blanceflor,Fl. et Bl. 668. || xiV s. Soient racontées [comptées]les spondilles [vertèbres].... H. de mondeville, f° 30.
|| xvi* s. Et encore y a il des Naxiens qui le ra-comptent autrement, disans qu’il y a eu deuxMinos et deux Ariadnes , amyot, Thésée , 24 .
— ÉTYM . Re..., et aconter, aujourd’hui inusité,de à et conter.
RACONTEUR, EÜSE (ra-kon-teur, teû-z’), s. m.et f. Celui qui a la manie de raconter. Les racon-teurs d'anecdotes, volt. Dict. phil. Économie.|| Ad/. [TesséJ C’était un homme fort bien et fortnoblement fait, d’un esprit raconteur et quelquefoispoint mal, st-sim. 37, (76.
— hist. xii* s. Coustume suet estre [est ordinaire]des reconteors, ke, cant il descrient la batailhe dela palestre, premiers descrient les membres des lui-teors, Job, p. 442. || xv* s. Mais qui y print garde,ce fut la femme du raconteur de l’histoire, laquelley presta très bien l’oreille, louis xi, Nouv. lxv.
RACORNI, 1E (ra-kor-ni, nie), part, passé de ra-cornir. || 1° Rendu comme de la corne. Feuillesracornies par un soleil ardent. || 2° Qui est empêchéde se développer, de s’étendre. C’est un pauvrehomme tout racorni par les rhumatismes. [| Fig. Jesens que les traces de mes vieilles idées, racorniesdans mon cerveau, ne permettent plus à des idéessi nouvellesd’y faire de fortes impressions, j.j. rouss.Lett. à U. de Mirabeau, Corresp. 1. 11 , p. 126 , dansPOUGENS.
RACORNIR (ra-cor-nir), ». a. || 1° Donner à unechose la consistance de la corne. Le toucher duret meurtrissant du violoncelle, de la contrebasse,du violon même, en rendant les doigts plus flexibles,racornit leurs extrémités, J. J. rouss. Ém. 11 .|| 2“ Rendre dur et coriace. Le feu a tout à fait ra-corni cette viande. Le jeu perpétuel des vaisseauxnécessaires à ce remplacement [des particules, dansla nutrition] altère peu à peu l’économie généralede la machine, racornit des parties qui devraientdemeurer souples.... bonnet, Paling . xxii, 6.|| 3° Se racornir, ». réfl. Devenir dur et coriace. Laviande se racornit à un feu violent. || Fig. J’avaispensé que les fibres du cœur se racornissaient avecl’âge, Diderot , Lett. d Mlle Voland, 3 sept. 4774.1| Devenir sec, maigre en vieillissant.
— hist. xvi* s. Raccornir, cotgrave.
— ÉTYM . Re..., et un verbe inusité acomir , deà et corne.
RACORNISSEMENT (ra-kor-ni-se-man), s. m.État de ce qui est racorni. Le racornissement du cuir.
| RACOUET (ra-kou-è), s. m. Nom vulgaire duvulpin, plante graminée.
f RACQUE (ra-k’j, s. m. Marc de raisin qui sert àfabriquer le verdet.
t RACQUÉR1R (ra-ké-rir), ». a. Il se conjuguecomme acquérir. Acquérir de nouveau. Terre ven-due , puis racquise.
— HIST. xvi* s. Comme c’est la noblesse qui plusTa nourri et entretenu [le mal du duel], aussi est-cela première qui doit aider à le destruire et chasser,mesmement si elle veut r’acquerir sa bonne répu-tation, LANOUE,250.
t RACQU1T (ra-ki), s. m. Terme de jeux. Actionde se racquitter, de regagner tout ce qu’on a perdu.j| Au racquit, se disait, à la bassette, de ce qu’onjouait, pour se racquitter, sur parole et en sus del’argent comptant. C’est une chose [la bassette] quine se peut représenter ; 011 y perd fort bien cent’ mille pistoles en un soir; pour moi, je pense que,passé ce qui se peut jouer d’argent comptant, lereste e»t dans les idées, et se joue au racquit,comme font les petits enfants, sëv. 48 déc. 1678.
RACQUITTÉ, ÉE (ra-ki-té, tée), part, passé deracquitter. Racquitté de ses pertes passées par ungain inespéré.
RACQUITTER (ra-ki-té), ». a. || 1° Faire regagner
ce qui avait été perdu. Cette partie, si je la gagne,me racquittera. || Dédommager. Une seconde affaireTa racquitté de ce qu’il avait perdu dans la pre-mière. || Absolument. Nérine : Madame n’aime pasles maris en peinture. — La comtesse : Cela rac-quitte-t-il d’une perte aussi dure? regnard , leJoueur, 11 , 2 . || 2° Se racquitter, ». réfl. Regagnerce qu’on avait perdu au jeu. Essayez de vous rac-quitter. || 3° Se dédommager de quelque perte. Parvotre moyen, nos alliés se racquitteront de leurspertes, balz. liv. 1 , lett. 7. Ce qui est plaisant, c’estqu’il [d’Hacqueville] a eu tort en cette occasion ;et, comme il a gagé d’être parfait, il n’a pointpoussé sa justification avec moi, et se veut racquit-ter auprès de vous, en disant que j’ai eu tort, sév.58. Encor si ta valeur, à tout vaincre obstinée, Nouslaissait pour le moins respirer une année, Peut-être mon esprit, prompt à ressusciter, Du tempsqu’il a perdu saurait se racquitter, boil. Epît. vin.|| Se venger sur un autre. Deux ou trois des plusmaltraités par La Rancune se jetèrent sur l’Olive ,peut-être pour se racquitter, scarr. Rom. com. Il,7. La chambre [des poisons] ne travaillera de vingtjours, soit pour tâcher de se racquitter en trouvantdes informations nouvelles [les derniers interroga-toires n’ayant rien donné].... sév. 2 fév. 1680 .
4. RADE (ra-d’), s. f. Étendue de mer enfermée enpartie par des terres plus ou moins élevées, et quiprésente aux vaisseaux des mouillages à l’abri desvents et des lames qui ont une certaine direction.Rade si) re. Nous allions entrer dans la rade. Sestrois vaisseaux en rade avaient mis voiles bas, corn.Pomp. 11 , 2 . Nous ne marchâmes pas longtempssans voir un vaisseau à la rade, scarr. Rom. com. 11 ,4 4. C’est aux vaisseaux à protéger les rades, et nonaux rades à protéger les vaisseaux, raynal, Hist.phil. xm, 48. || Bonne rade du sud, bonne radedu nord, etc. rade où Ton est à l’abri de ces vents.|| Être en grande rade, être au mouillage dans lapartie de la rade la plus éloignée du port. On diten un sens contraire : être en petite rade. || Radeforaine, rade mal fermée, où les bâtiments ne sontpas à Tabri des grands vents du large. || Mettre enrade, sortir du port. || Les marins disent toujours :Tel navire est en.rade, va en rade, etc. et non il està la rade, il va à la rade. || Dans le xvn* siècle ona dit quelquefois les rades pour la rade, commeles Anglais qui disent the roads : Le roi a été sur-pris d’apprendre par les lettres du sieur de Seuil,que vous fussiez encore aux rades de Brest , Sei-gnelay à Chasteaurenaut , 40 janv. 4070 , dans jal.
— ÉTYM . xvi* s. Et aultres vaisseaux qui estoientà la rade sur le port, carl. viii, 4 3.
—ÉTYM . Espagn. etital. rada; ail. Reede, Rhedef;angl. road; de l’anc. Scandinave, reida, équipe-ment des vaisseaux.
f 2 . RADE, mot qui se trouve djins Mme de Staal.Les lettres d’Espagne que je recevais de temps entemps de notre baron pouvaient être interceptées,nos pratiques sourdes découvertes; chacun y étaitpour sa rade ; mais le plus agité était M. de Male-zieu, Mém. t. u, p. 44. Mais c’est une faute ; il fautlire vade.
4. RADÉ, ÉE (ra-dé, dée), part, passé de rader 4.Navire radé.
2 . RADÉ, ÉE (ra-dé, dée), part, passé de ra-der 2 . Mesure bien radée.
RADEAU (ra-dô), s. m. || 1° Assemblage de piècesde bois formant une espèce de plancher sur l’eau.Il fit passer la cavalerie sur des radeaux, vaugel.Q. C. vii, 8. Les Normands ravageaient le royaume,ils venaient sur des espèces de radeaux ou de petiLsbâtiments, entraient par l’embouchure des rivières,les remontaient et dévastaient le pays des deux cô-tés, montesq. Esp. xxxi, 32. Rome n’eut, pour allersecourir les Mamertins, que des radeaux, navescaudicanas, d’où Appius , qui les commandait,tira le surnom de Caudex, pastoret, Instit. Mém.hist. et lût. anc. t. ni, p. 322. || Radeau de fortune,celui que Ton construit dans un sinistre de mer.|| Dans l’artillerie, pont de radeaux, pont militairefait à l’aide de radeaux. || 2» Plate-forme flottanteque l’on emploie pour réparer les parties inférieuresde la coque d’un navire. || 3° Train de bois que l’onfait descendre à flot sur une rivière. || 4* Genred’acalèphes.
— HIST. xvi* s. Trouver des bateaux et faire desradeaux pour bastir un pont à passer, amyot, Lu-cul. 44 .
— étym. Provenç. radelh; bas-Iat. radellus, ra-sellus; d’un diminutif non latin ratellus , du latinratis, navire.
4. RADER (ra-dé),». a. Terme de marine. Mettreen rade un bâtiment. Rader un navire.
— HIST. xvi* s. L’armée, aiant radé longtempsdevant Rameken, aborda le jour d’après à l’endroitdu fort de Philippine , d’aub. Hist. m, 627.
2 . RADER (ra-dé), ». a. || 1° Passer une règle surla surface d’une mesure de grain, de sel, pourl’unir, la rendre égale. Rader du blé. || 2° Terme deconstruction. Diviser un bloc de pierre ou de marbreavec le ciseau, en formant deux tranchées en dessuset en dessous.
— HIST. xv* s. Et Louis Rambaut s’en venoit ra-dant le pays vers un village que on dit la Baterie,FROISS. II, UI, 4 7.
— étym. Lat. radere, raser.
f RADESYGE (ra-de-zi-j’), s.m. Terme de méde-cine. Nom donné, en Norvège , à une maladie quia quelque analogie avec le pian ou avec certainesvariétés de la lèpre.
RADEUR (ra-deur), s. m. Officier des gabelles,dont la fonction consistait à mesurer le sel. en lerasant sur le minot.
f RADIABLE (ra-di-a-bl’), adj. Qui peut être ra-dié, effacé. Cet article du compte est radiable. Cethomme s’est trouvé radiable de la liste des émigrés.
t RADIAIRE (ra-di-ê-r’), adj. || 1" Terme de zoo-logie. Qui est disposé en rayons. || S. m. pl. Lesradiaires, quatrième embranchement du règne ani-mal, renfermant des animaux sans vertèbres, deforme rayonnée, à corps mou ou recouvert d’untest dur et calcaire; embranchement divisé en cinqclasses : 4° les échinodermes ; 2“ les entozoaires;3° les acalèphes ; 4° les polypes; 5* les infusoires.|| 2" S. f. En botanique, radiaire, nom vulgaire dugenre astrantia, ombellifères, dont les bractées res-semblent à des rayons.
— étym. Lat. radius, rayon.
4. RADIAL, ALE (ra-di-al, a-1’), adj. Terme d’ana-tomie. Qui a rapport au radius. Les muscles radiaux.L’artère radiale. || S. m. Nom de certains musclesqui occupent la région radiale : le radial antérieur,le radial court externe, le radial long externe.
f 2 . RADIAL, ALE (ra-di-al,a-T), adj. || 1“ Termede physique. Qui a rapport au rayon, qui rayonne.U 2* Terme de géométrie. Courbes radiales, courbesdont les ordonnées partent d’un seul point, commela spirale, par la transformation des coordonnéesrectangulaires ou obliques en coordonnées polaires.|| Terme de mécanique. Machines radiales, ma-chines qui, dans une usine, servent à faire rayon-ner , aller la charge dans tous les sens, à unedistance plus ou moins grande de Taxe central.|| 3° Terme de zoologie. Cellule radiale, dans l’ailedes insectes, synonyme d’aréole radiante, voy. ra-diant, n° 3. || 4* Couronne radiale, couronne àrayons, qui se trouve, dans les médailles, sur latête de princes qui ont été mis au rang des dieux.|| Terme de blason. Couronne radiale, couronne sur-montée de pointes ou de rayons.
— ÉTYM . Lat. radialis (quicherat, Addenda /, deradius, rayon.
RADIANT, ANTE (ra-di-an, an-t’), adj. || 1° Termedidactique. Qui s’étend en rayonnant. Chaleur ra-diante. || Point radiant, point d’où certaines chosesémanent en forme de rayons. Les points radiants desétoiles filantes, les points du ciel d’où émanent lesétoiles filantes. || 2" Terme de botanique. Épithètedonnée à la couronne des synanthérées, quand lesfleurs qui la constituent dépassent en longueurcelles du disque. || 3° Terme de zoologie. Aréole ra-diante, celle de forme arrondie qui, dans une ailed’insecte, est au centre d’où partent en divergeantplusieurs autres aréoles allongées.
— ÉTYM . Lat. radiare, rayonner.
f RADIATIFLORE (ra-di-a-ti-flo-r’), adj. Termede botanique. Qui a des fleurs radiées.
— étym. Lat. radiatus, radié, et fleur.
f RADIATIFORME ( ra-di-a-ti-for-m’ ), adj.Terme de botanique. Se dit de la calathide dont lesfleurs vont en augmentant de longueur du centrevers la circonférence, où elles sont étalées.
— ÉTYM . Lat. radiatus, radié, et forme.
4. RADIATION (ra-di-a-sion), s. f. Terme didac-tique. Émission de rayons lumineux. L’humidité deair, la radiation solaire, les phénomènes météo-riques... Flammarion, Feuilleton du Siècle (4 4 juin4 867). || 11 se dit aussi de l’émission du calorique.La radiation du calorique.
— étym. Lat. radiationem, action de rayonner,de radiare, rayonner.