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Tome quatrième. Q - Z.
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restèrent deux ans à bâtir cette maison (il faut: em-ployèrent). || 2. Cest aussi une faute de se servir derester au lieu de loger ;ou demeurer. On dit : Ildemeure dans telle rue, et non : il reste dans telle rue.

HIST. xv* s. En toute la salle ne peut appercevoirhomme; ja soit quil ne restoit pas quil ny eustplusieurs hommes et femmes devisans les uns auxaultres , Percefor. t. vt, f 27 . || xvt s. Ma comedieest preste, il ne reste quà y adjouster les vers,mont, i, 1 90. Que luy reste il à desirer? id. i, 326.Le fol reste après la feste, cotgrave.

êtym . Prov. et esp. restar; ital. restare; dulat, restare, rester, demeurer, de re, et stare, êtredebout (voy. stable).

t RESTIACÉES (-sti-a-sée), s. f. pl. Famille deplantes monocotylédones voisines des typhacées etdes cypéracées, habitant surtout lAfrique tropicale,Ainsi dite du genre type restio.

t RESTIFORME (-sti-for-m), adj. Terme da-natomie. Corps restiformes, la partie supérieuredes cordons postérieurs de la moelle qui forme lesPédoncules inférieurs du cervelet.

étym. Lat. reslis, corde, et forme.

i RESTITUABLE (-sti-tu-a-bl) , adj. || 1° Quelon doit rendre. Somme restituable aux héritiers,li 2" Terme de palais. Qui peut être remis en sonpremier état. Le mineur nest point restituable con--Ire les conventions portées en son contrat de ma-riage , lorsquelles ont été faites avec le consente-ment et lassistance de ceux dont le consentementest requis pour la validité de son mariage, CodeNap. art. <309.

ÉTYM . Restituer.

RESTITUÉ, ÉE (-sti-tu-é, ée), part, passé derestituer. || 1 Rétabli en son premier état. Texte res-titué par la critique. || Dont on a fait la représenta-tion, en parlant dun monument détruit. Le tombeaudOsymandyas restitué daprès les données mêmesu'u teite de Diodore , letronne , Inst. mém. Acad,inscr. t. ix, p. 323. || Médaille restituée, voy. res-titution. || 2* Rendu à qui de droit. Un bien malacquis et restitué à la mort.

RESTITUER (-sti-tu-é), je restituais, nous res-tituions, vous restituiez; que je restitue, que nousrestituions, que vous restituiez, e. a. || 1° Rétablir,remettre dans son premier état; il se dit surtoutde textes. Une nuée de commentateurs qui resti-tuaient des passages, et qui compilaient de grosvolumes à propos dun mot quils nentendaientpas, volt. Temple du Goût. Nous avons tâché derestituer lantique idiome des Romains, bouchaud,Instit. Mém. sc. mor. et pol. t. v, p. 83. || Resti-tuer un ouvrage perdu, le refaire daprès les indi-cations qui en restent. M. Viviani, laissant Aristéepour quelque temps, songea à restituer de la mêmemanière le cinquième livre dApollonius , fonten.Fttianf. || Terme darchitecture. Restituer un mo-nument, un édifice, faire le plan, la représentationdun édifice en ruine. || 2° Terme de palais. Re-mettre une personne dans létat elle étaitavant un jugement, avant un acte qui est annulé.Se pourvoir par requête civile pour être restituécontre un jugement. Se faire restituer contre sonobligation, contre sa promesse. Lorsque les mi-neurs, les interdits ou les femmes mariées sont ad-mis, en ces qualités, à se faire restituer contreleurs engagements, le remboursement de ce quiaurait été, en conséquence de ces engagements,payé pendant la minorité, linterdiction ou le ma-riage, ne peut être exigé, à moins quil ne soitprouvé que ce qui a été payé a tourné à leur profit,Code Nap. art. <3<2. || 3° Rendre ce qui a été prisou ce qui est possédé indûment. Je te restituaidabord ton patrimoine, corn. Cinna, v, <. Va, varestituer tous les honteux larcins Que réclamentsur toi les Grecs et les Latins, mol. Femm.sav. ni,a. Esçobar fait cette règle générale : les biens ac-quis par des voies honteuses, comme par un meur-tre, une sentence injuste, une action déshonnête,sont légitimement possédés, et on nest point obligéà les restituer, pasc. Prov. vm. Il [Lamoignon] fitrestituer à ces malheureux ce quils croyaient avoirperdu, fléch. Lamoignon. || Absolument. Il [le jé-suite] men apprit tant la dernière fois, que jauraibien de la peine à tout dire : vous verrez desprincipes bien commodes pour ne point restituer,pasc. Prov. vm. || Restituer lhonneur à quelquun,lui rendre lhonneur. Cet arrêt lui a restitué lhon-neur. || 4 Les lieux donnés à loyer doivent êtrerestitués par le locataire tels quil les a reçus, ilsdoivent être remis, rétablis et rendus dans lemême état. || 6" Se restituer, B. ré/l. Être remis enson premier état. Lorsque cette situation sest resti-

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tuée, desc. Fœtus, 6. || 6" Revenir auprès de. Vousne doutez pas, bonnes amies, que je ne sois aussipressé de me restituer à ceux qui me sont chers,quils peuvent lêtre de me revoir, dider. dans ledict. de docbez.

HIST. xiv* s. Si se commença à restituer et àrestablir la bataille, bercheure, f* 88. Pour re-querra le sénat que les biens leur fussent restituez,id. f* 28 , verso. Le ressuscita de son couraige aussicomme se il fust restitué denfer, Chron. de Saint-Denis, 1. 1 , f ü 40. || xv* s. Son coursier lui fut renduet restitué, froiss. i, i, 9t. Jusques à tant quil se-rait restitué de certaine somme quil avoit presté,monstrel. t. i, ch. 97, p. <67, dans lacurne. Pource que icellui suppliant ne voult lui restituer leditcalice ou argent, du cange , retornare. I| xvi* s.Maintenant, toutes disciplines sont restituées, leslangues instaurées.... rab. Pant. il, 8. Et furentdadvis que l'on envoyast ambassadeurs devers luy,pour luy faire entendre, comme ses citoyens lerappeloient et le restituoient en ses biens, amyot,Cor. 46. Pour avoir restitué aux Siciliens la fran-chise et liberté de vivre à leurs loix, id. Timol. 63.

êtym. Prov. et esp. restituir ; ital. restituire ; dulat. restituere, de re, et stituere, pour statuere, dansles verbes composés, placer (voy. statuer).

f RESTITUTEUR (-sti-tu-teur), s. m. Se ditquelquefois des antiquaires, des savants, qui ont re-trouvé quelque passage dun ancien auteur, ou quilont rétabli. || Terme de numismatique. Se dit desempereurs qui ont fait frapper des médailles en mé-moire de leurs prédécesseurs.

HIST. xv* s. Quils soient restituteurs [quilsfassent restitution], e. desch. Poés. mss. f 3to.

ÉTYM . Lat. restitutorem, de restituere, restituer.

RESTITUTION (-sti-tu-sion ; en vers, de cinq

syllabes), s. f. || 1° Action de rétablir, de remettreune chose en son premier état. Cétait un hommequi ne voyait rien dans ce monde de quelque im-portance en comparaison de la restitution dun pas-sage, dider. S. les caractères. Pour lamateur delantiquité, la restitution dun ancien texte a tou-jours quelque chose dépiquant, caussin, Insf. Mém.inscr. et belles-lett. t. vi, p. n. || 2 Terme darchi-tecture. Représentation dun monument en ruine.Poleni a tenté assez heureusement la restitution dutemple dÊphèse, daprès les documents impar-faits de Pline, quatremèrf, de quincy, Inst. Mém.hist. et litt. anc. t. iv, p. 32t. ||3Terme de numis-matique. Médailles de restitution, ou médaillesrestituées, ou, simplement, restitutions, cellesqui reproduisent des médailles précédemmentfrappées, et qui portent le nom de celui qui les arenouvelées, ou qui rappellent le souvenir duneancienne famille ou de quelque empereur. Jai unerestitution de Gallien . || 4" Terme de palais. Juge-ment qui relève quelquun dun engagement quilavait contracté. || Restitution en entier, réhabilita-tion complète dun condamné gracié auquel on rendson état civil. || En droit romain, on nomme resti-tution en entier la rescision que le préteur accor-dait au mineur, de tout acte le mineur étaitlésé. || 5° Action de restituer, de rendre ce qui estpossédé indûment. Si le roi [Philippe de Macé-doine ] vous [à vous Athéniens] veut rendre lîle[de Samothrace ] et que le mot de rendre soit portépar le traité, je vous conseille de la recevoir;mais non pas, sil prétend de vous la donner, etsil appelle bienfait la restitution de ce qui a étéusurpé sur vous, balz. De la cour, 6 * dise. Que silnesetrouve personneàqui cette restitution se puissefaire, ils la donnerontau Seigneur, et ello appartien-dra au prêtre, saci, Bible , Nomb. v, 8 . Vous avez bientrouvé des expédients pour rendre la confessiondouce; maisvousnenavezpointtrouvé pour rendrela restitution agréable, pasc. Prov. xii. || Par exten-sion. Tous les phosphores naturels rendent la lu-mière quils ont absorbée, et cette restitution.... sefait successivement et avec le temps, buff. Introd.à lhist. des min. < r * part. || Fig. Us sont tenusà restitution de leur répulation mal acquise, balz.liv. m, lett. 8. || Populairement et bassement.Faire restitution, vomir. || 6 Terme de forestier.Somme à laquelle tout délinquant doit être con-damné en sus de lamende, pour la réparationdu dommage. || 7° Usage est le pape de donnerle chapeau de cardinal à un des parents du papedont il lavait reçu lui-même. || 8° Terme das-tronomie. Retour dune planète à son apside. || Pé-riode quon croyait ramener tous les événementsdans le même ordre. || 9° Terme de physique.Mouvement de restitution, action par laquelle uncorsas élastique se rétablit dans son premier état.

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HIST. xm* s. Fere entérine restitution, beaum.lxviii, 8. Por cause de restitution, Bibl. des ch.6* série, t. ni, p. 602 . || xiv* s. Il demandoient larestilucion des dessus dites choses, bercheure,f" 28 , verso. || xv* s. [les Calésiens furent forcésaprès la prise de leur ville de labandonner sansrien emporter] et si nen eurent oneques restitu-tion ni recueuvrement du roi de France , pour quiils avoient tout perdu, froiss. i, i, 323. || xvi* s. Etluy promettoit réhabilitation et restitution de tousses biens, amyot, Sertor. 3t. Le peuple dIsraël ayant esté transporté en Babylone .... on ne luipouvoit faire accroire que ce ne fust fable et men-songe tout ce que lui promettoit Ezechiel de sa res-titution, calv. Inst. 338.

étym. Provenç. restilutio ; espagn. restitu-cion; ital. restiluzione ; du lat. restitulionem, derestituere, restituer.

| RESTITUTOIRE (-sti-tu-toi-r), adj. Qui sertà restituer, qui a rapport aux restitutions. Arrêts,décisions restitutoires.

f RESTOUPAGE (-stou-pa-j), s. m. Action derestouper.

f RESTOUPER (-stou-), «. a. Raccommoderà laiguille les trous dune toile neuve.

ÊTYM . Re..., et lallem. stopfen, bourrer, bou-cher.

t RESTRAINT (-strint), s. m. Mot empruntéaux aliénistes anglais et exprimant lemploi desmoyens mécaniques de contention durant le traite-ment de la folie ; par opposition à non-restraint, quiest la suppression de ces moyens. Il ny a pas decontrôle [dans la loi française sur les aliénés] surce point important, le restraint, dubesnil, Ann.médico-psych. <869, p. <79.

étym. Angl . restraint, contrainte, qui vientdu français restreindre.

{RESTREIGNANT, ANTE (-strè-gnan,gnan-t),adj. Qui restreint. Quand Ferdinand III fit élire en1664 son fils Léopold, âgé de dix-sept ans, roi deHongrie , on lui fit signer une capitulation aussirestreignante que celle des empereurs, volt. Ann.Emp. Ferdinand III , Tableau.

RESTREINDRE (-slrin-dr; dans son éditionde Malherbe, Ménage a imprimé rétreindre ; ce quimontre qualors on ne prononçait pas 1*: Maisvoyant tous les jours ses chaisnes se rétraindre,Désolé que je suis 1 Que ne dois-je point craindre,Ou que puis-je espérer? malh. v, 2< ; aujourdhuiencore, on ne prononce pas ls en Normandie ), je res-treins, tu restreins, il restreint, nous restreignons,vous restreignez, ils restreignent ; je restreignais :je restreignis; je restreindrai; je restreindrais;restreins, quil restreigne; que je restreigne, quenous restreignions, que vous restreigniez ; que jerestreignisse; restreignant; restreint, v. a. || 1 Res-serrer (sens propre qui est peu usité). Restreindreun lien. |l Absolument. Médicament qui restreint.|| 2° Fig. Réduire à des limites plus étroites. Jeushonte de brûler pour une âme glacée, Et, sans metravailler à lui faire pitié, Restreignis mon amouraux termes damitié, malh. vi, 32. Se soumettantaux sévères lois de la pénitence chrétienne , et nesongeant quà restreindre et à punir une libertéqui navait pu demeurer dans les bornes, boss.Anne de Goni. Je restreins les crimes contre latranquillité aux choses qui contiennent une simplelésion de police, montesq. Esp. xii, 4. Est-il bienvrai qu'on varestreindre le ressort du parlement deParis à lIle de Erance? volt. Lett. d'Alemb. <3février < 77< . La nature a pourvu à conserver et àrestreindre les espèces ; elle ressemble aux Par-ques, qui filaient et coupaient toujours; elle nestoccupée que de naissances et de destructions,id. Dictionn. phil. Population. Lautorité cher-che toujours à renverser les barrières qui la res-treignent, id. Mœurs, <64. Nous aurions restreintcelui-ci [un oiseau] sous la loi du climat, et nau-rions pas cru sur une simple dénomination quil setrouvât au Sénégal , si.... buff. Ois. t. xvi, p. 260.Ils étendent ou restreignent mal à propos la signi-fication des mots, condill, Art de p eus. ii, 5. Lesfortunes divisées restreignent les sciences et lesarts à lutile, dider. Salon de <767, Œuv.t. xiv,

p. <65, dans poiGENS. Les gouvernements_ ont

cru que des sociétés fondées la plupart sur linté-rêt particulier dune nation ou dun seul hommedevaient restreindre à leur métropole toutes les liai-sons de leurs colonies, raynal, Hist. phil. XIV , il -Celui qui a formé une demande excédant cent cin-quante francs ne peut plus être admis à la preuvetestimoniale, même en restreignant sa demandeprimitive, Code Nap. art. <343. || 3° Se restreindre