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v. ré fl. Être serré davantage (sens peu usité). Deschaînes qui se restreignent. || Fig. Ce désir serestreint à ceux qui nous plaisent, boss. Ser-mons, Char, fraiern. i. || 4° Se réduire, se bornerà. Mais, dira-t-on, pourquoi vous restreignez-vous à dire que les erreurs seront toujours exter-minées dans l’Église? boss. I r ® instr. past. 7. Doùnous pouvons conclure sans rien craindre, Qu’auprésent seul l’homme doit se restreindre, J. b.rouss.Ép- n, 5- Il Absolument. Réduire sa dépense. Lestemps sont durs, il faut se restreindre.
— HIST. xm* s. Il apert qu’il restreint les dix li-
vres àcentsaus [sous], beaum. xii, 42. Le [la] deer-raine procuration qui vient en cort, restreint lepremière se ele en fait mention, id. iv, to. Des prelasvous dirai ; mais qu’il ne vous anuit, Diex leur acommandé veillier et jor et nuit, Et restreindreleur reins, et porter fuelle et fruit, Et lumièresardans ; mais ne sont pas tel tuit [tous], nuTEB.237. Generaument plus sont de cils qui se repententde trop doner que de trop restreindre, brun, latini,Trésor, p. 4 1 8. || xtv' s. Bien pourveu de tout cequ’est mestier à restreindre le (lus de sanc, n. demondev. f° 100 , verso. || xv* s. Adonc ressanglerentleurs chevaux, et restreignirent leurs armures, etchevauchèrent tous serrés, froiss. i, i, 79 Mais quantce vint au fait de la despense, 11 restraingnit eufs,chandelle et moustarde, e. desch. Admin. de l’hos-tel du prince. || xvt* s< Ceste sédition fust bien tostsortie en evidence, n’eust esté la guerre des alliezqui survint là dessus, et la restreignit pour untemps, amyot, Marins, 68. Pourtant l’effusion dusang se restreignit un peu quand il fut couché,id. Anton. 99. Cete jalousie nous rend plus espar-gnants et restreins envers nos enlants, mont, ii, 7t.Pourquoy Dieu auroit-il restreint scs forces à cer-taine mesure? id. ii, 26 i. La vertu d’asseicher ourestreindre, m. ii, 368. Cela estoit dissiper et rom-pre l’unité de Dieu et restreindre son infinité, calv.Inst. 69.Estans prests de commettre toute vi-
lenie et turpitude, sinon que l’horreur de la loy lesrestreint, id. ib. 263. Ceux qui ont mestier [besoin]de bride pour estre restreints, id. ib. 26 t. L’amitiéque nous portons à nos femmes, elle est très lé-gitimé; la théologie ne laisse pas de la brider pour-tant et de la restreindre, mont, i, 225 .
— ÉTYM . Wallon, rastreind, serrer, plier; norm.rètreint, resserré, constipé; provenç. restrenher ;catal. restrenyer; espagn. restrinir ; ital. ristrin-gere, ristrignere; du lat. restringcre, de re, etstringere (vov. étreindre).
RESTREINT, EINTE (rè-strin, strin-t’) , part.passif de restreindre. Borné, limité. Notre faible rai-son, restreinte à certains objets, boss. Conn. v, 2.La règle étant ainsi restreinte, elle n’en devient queplus facile à retenir, d’olivet, Ess. gramm. 1 , 2 . Leslouanges [dans une oraison funèbre de Louis XVJ sontun peu restreintes; il n’y a que celles-là de vraies,volt. Lett. Richelieu , si mai 1774. Quelquefois cetasile était général, quelquefois il était restreint,raynal, Ilist. phil. vi, <3. Restreint dans monambition, marmontel, Mém. x.
f RESTREINTE (rè-strin-t’), s. f. Terme de chi-romancie. Ligne qui se forme, en pliant un peu lepoignet, à la jonction de la main avec le bras.
RESTRICTIF, IVE (rè-stri-ktif, kti-v’), adj. Quirestreint, qui limite. Une clause restrictive. Mesuresrestrictives de la liberté de la presse.
— IIIST. xv* s. Ce n’est qu’un restraintif d’amour,en. d’orl. Rondel, 65. |l xvi* s. Appliquer remedes re-percussifs et restraintis du flux du sang, paré, viii, 4.
— ET YM. Provenç. restrictiu; espagn. restrictivo;ital. restrittivo; du lat. restrictum, supin de res-tringere, restreindre.
RESTRICTION (rè-stri-ksion ; en vers, de quatresyllabes), s. f. Condition qui restreint. Entendeztoujours, s’il vous plaît, mademoiselle, les louangesque je vous donne, avec la restriction que je doismettre, vous connaissant comme je fais, voit.Lett. 30. Qu’ils [les protestants] n’ont aucune raisonde les limiter [les promesses sur lesquelles l’Égliseest fondée], et qu’ils n’y apportent que des restric-tions arbitraires, boss. 3* avert. 33. Les grandsmots portent leurs restrictions dans leurs propresexcès, id. Nouv. myst. 6. 11 est vrai que l’oraclese réservait une restriction ohscure pour se pouvoirsauver en cas de besoin, fonten. Oracles, n, 3.Théodore de Cyrène niait sans restriction l’exis-tence des dieux, roi.lin, Hist.anc. liv. xxvi, chap. m,I. I. L’évêque de Meaux triompha [dans TafTairedu quiétisme] ; mais l’archevêque de Cambrai tira unplus beau triomphe de sa défaite : il se soumit sansrestriction et sans réserve, volt. Louis XIV , 38.
Dans l’attestation donnée pour la sortie jd’un aliénéguéri], j’avais ajouté une restriction et fait craindreune nouvelle rechute, à moins de grands ménage-ments pour l’éviter, pinel, Inst. Mém. scienc. 1807,i" sem. p. 197. || Restriction mentale, réservequ’on fait d’une partie de ce que l’on pense pourtromper ceux à qui l’on parle. Savez-vous biencomment il faut faire quand on ne trouve point demots équivoques? — Non , mon père. — Je m’endoutais bien, dit-il, cela est nouveau ; c’est la doc-trine des restrictions mentales, pasc. Prov. ix.Surtout on leur avait inspiré une extrême hor-reur pour toutes ces restrictions mentales, et pourtoutes ces fausses adresses inventées par les ca-suistes modernes, dans la vue de pallier lemensongeet d’éluder la vérité, bac. Hist. Port-Royal, 2 * part.
— HIST. xv' s. Es grans gaages [il] ne mit pro-vision, Ne sur les gens dont l’ostel a grevance, Surles petiz fist la restrinction, Qui monte à pou....E. desch. Admin. de l’hôt. du prince. || xvi* s.Pour vous montrer que les restrictions Que contreamour Pallas vous a faict faire Sont pour le mondeabolir et deffaire, saint-gel. 62 . Il y a un autrejusne temporel, quand nous restreignons nostre vi-vre outre ce que nous avons accoustumé d’enprendre: ceste restriction gist en trois choses, autemps, en la qualité des viandes et en la mesure,calv. Inst. 998. Ces restrictions [à l’usage du vin], enpartie empruntées des Carthaginois.... mont, ii, m.
— ÉTYM . Prov. restriccio; esp. restriccion; ital.restrizione; du lat. restrictionem, de restringere,restreindre. L’ancienne langue avait restrendement,restreindre, restreinte.
RESTRINGENT, ENTE (rè-strin-jan, jan-t’), adj.Terme de médecine. Qui a la propriété de resserrerune partie relâchée. Une eau restringente. || S. m.Un bon restringent.
— ÉTYM . Lat. restringentem, de restringere, res-treindre.
RÉSULTANT, ANTE (rè-zul-tan, tan-t’), adj.|| 1° Qui résulte. Le bien résultant du mal. || Termede procédure. Les cas résultants du procès. || 2° Ter-me de mécanique. Force résultante, mouvement ré-sultant, force, mouvement qui provient de la com-position de plusieurs forces, de plusieurs mouve-ments. || 3°Termedecliimie. Affinité résultante, nomdonné par Bertholletà l’affinité d’un corps composé,qui lui permet d’agir comme un corps simple etsans que ses éléments se désunissent, par exemple,quand l’eau dissout un sel. || 4° S. f. Terme de mé-canique. Résultante, force unique qu’on admetcomme représentant plusieurs forces appliquées à unpoint donné. On peut, à deux forces composantes,substituer leur résultante ; et, réciproquement, onpeut, à une force quelconque, en substituer deuxautres dont elle serait la résultante, laplace, Exp.m, I. La résultante de toutes les actions du fluidesur ce corps passe par le centre de gravité du vo-lume de fluide déplacé, id. ib. m, 4. [| Terme d’algè-bre. Équation qui représente une fonction quelcon-que des racines d’une équation proposée. On sait enalgèbre, que, si l’on cherche à déterminer une fonc-tion quelconque des racines d’une équation pro-posée, la résultante qui la donne s'élève au degrémarqué par toutes les permutations que ces racinespourraient offrir sous la fonction que Ton considère,poinsot, Inslit. Slém. scienc. 4 84 3, p. 382.
RÉSULTAT (ré-zul-ta ; le t ne se lie pas ; au plu-riel, l’s se lie : des ré-sul-ta-z excellents), s. m.Ce qui résulte d’une action, d’un fait, d’un principe,etc. Les résultats de cet événement sont incalcu-lables. Connaissez-vous le résultat de la délibéra-tion? Un principe fécond en résultats. Mon âmeest le résultat de tous mes sens; c’est une affairedifficile à concevoir et par conséquent à expliquer,volt. Memmius , 3* lettre. Nous sommes plus faitspour voir les résultats des choses que les principesdes choses, bonnet, Ess. anal, âme, Œun. t. xm,p. 26 , dans pougens. || En physiologie, nom donnéà des phénomènes qui, n’appartenant pas à destissus ou à des appareils particuliers, sont l’attributde l’ensemble de l’organisme considéré comme untout. La production de la chaleur chez les animauxest un résultat.
— ÉTYM . Mot scolastique formé de resultatum,supin fictif de resultare, résulter.
RÉSULTER (ré-zul-té), u. 7t. Il n’est usité qu’àl’infinitif et à la 3* pers. des autres temps. || 1° S’en-suivre, en parlant d’induction, de conséquences. Ilest résulté de la discussion que.... Les faits qui ré-sultent des informations. On les a comparées entreelles [les nations], et il en a résulté de grandsbiens, hontesq. Esp. xx, 4. || 2° Se dit des suites de
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certains événements, des effets de certaines causes.De ces dissensions il résulta une guerre civile.Quel plus sublime cantique Que ce concert magni-fique De tous les célestes corps!... Qu’elle divineharmonie Résulte de leurs accords I j. b. rouss.Odes, i, 2 . De ces méditations résulta le discourssur l’inégalité, ouvrage qui fut plus du goût deDiderot que tous mes autres écrits, j. J. rouss.Confess. vm. Que résultait-il de cette grossièretéde mœurs, demanda Lysis? — Ces hommes gros-siers, répondit Pliilotime, battirent les Perses etsauvèrent la Grèce . — Nous les battrions encore. —J’en doute, barthél. Anach. ch. 26. || U se conjugueavec l’auxiliaire atiotr quand on veut marquer l’ac-tion: Du mal en a résulté; avec l’auxiliaire être, quandon veut marquer l’état : Il en est résulté du mal.
— HIST. xvi* s. 11 se tint plusieurs conseils à laRochelle , qui tous resultoient à faire leurs effortspar mer, d’àub. Hist. u, 295.
— ÉTYM . Lat. resultare, qui signifie sauter enarrière, rejaillir, fréquentatif de resilire, de re, etsalire, sauter (voy. saut).
RÉSUMÉ, ÉE (ré-zu-mé, mée), part, passé de résu-mer. || 1“ Resserré en peu de mots. Une leçon résu-mée avec précision. || 2° S. m. Ce qui estresserré enpeu de paroles. Voici un petit résumé de tous leschangements faits à la pièce, afin que, s’il en estéchappé quelqu’un dansvotre copie, vous puissiez ai-sément le remplacer, volt. Lett. Lekain , n mars1767. La règle générale que prescrit Cicéron pourle résumé de la cause, c’est de n’y rappeler que lespoints importants, et dedonneràchacun d’eux le plusde force, mais le moins d’étendue qu’il est possible,marmontel, Œuv. t. IX, p. 242. Toutes ses raisons[du procureur du roi] .... furent encore étendues,développées, amplifiées dans le résumé très-pro-lixe qu’en fit M. le président, p. L. Courier, Pro-cès. || 3° Précis, abrégé. Un résumé de l’histoire deFrance . || 4" Au résumé, en résumé, loc. adv. Enrésumant, en récapitulant tout.
RÉSUMER (ré-zu-mé), v. a. || 1* Resserrer en peude paroles ce qui a été dit ou écrit plus longuement.Résumer une discussion. Quand il [Jésus] résumaitla loi et les prophètes, c’était bien plus dans desactes de vertu que dans des formules de croyance,I. J. rouss. Lett. d l’archev. de Paris . || 2* Se resu-mer, v. réfl. Reprendre brièvement ce qu’on a dit.
— HIST. xiv" s. Celui qui a lessié aller et jevtéeune pierre, il ne lui est pas possible de la résumer,arrester ou rettraire, oresme, Eth. 74. Donques enrésumant nous dirons id. t b. 77. Nous avons de-vant proposé aucunes doubtes et est bien de les ré-sumer, id. Thèse de meunier.
— ÉTYM . Lat. resumere, de re, et sumere, prendre(voy. SOMPTUEUX.)
RÉSUMPTE (ré-zon-pt’), s. f. Ancien termed’école. Acte qui se faisait par le nouveau docteuren théologie pour avoir suffrage aux assembléesde la faculté et jouir des droits de docteur; elle sesoutenait d’une heure à six.
— ÉTYM . Lat. thesis resumpta, thèse reprise, deresumere, reprendre (voy. résumer).
RÉSUMPTÉ (ré-zon-pté), adj. m. Docteur ré-sumpté, docteur qui a fait sa résumpte.
RÉSUMPTION (ré-zon-psion), s. f. Terme didac-tique peu usité. Action de résumer. La résumptiond’un argument.
— ÉTYM . Lat. resumptionem, de resumere, résumer.
f RÉSUPINATION (ré-zu-pi-na-sion), s. f. Termede botanique. État d’une fleur résupinée.
| RÉSUPINÉ, ÉE (ré-zu-pi-né, née), adj. Termede botanique. Qui offre en haut les parties dont lasituation devrait être en bas.
— ÉTYM . Lat. resupinus, de re, et supinus,couché sur le dos (voy. supination).
f RÉSURE (ré-zu-r’j, s. f. Terme de pêche. Syno-nyme de rogue. Faisons défenses aux pêcheurs d’em-ployer de la résure pour attirer la sardine.... qu’ellen’ait été visitée et trouvée bonne, Ordonn. août I68i.
— ÉTYM . Peut-être est-ce une altération pourrasure, raclure.
f RÉSURRECTIF, IVE (ré-zu-rè-ktif, kti-v'), adj.Qui ressuscite, qui rend la vie. Le premier prési-dent acheva d’entendre cette lecture si accablantepour lui, si résurrective pour nous, st-sim. 516, 91.Je me réjouis fort de votre vertu résurrective, ga-liani, Lett. d Mme d’Épinay, 9 juin 4 781.
RÉSURRECTION (ré-zu-rè-ksion ; en vers, decinq syllabes), s. f. || 1° Retour de la mort à la vie.Paul.... s’écria dans le conseil: je suis pharisien,fils de pharisien ; je suis tiré en cause pour l’espé-rance et pour la résurrection des morts ; et, quand,