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guerre] y avoit six, et tinrent le chastel moultdestroit, g. de tyr, Continuation, p. 388. Qu’ilorent assez mangoniaus, Ettrebukès et tumeriaus,mouskes, dans du cange, tumbrellum. || xiv” s. Elchemin à un lait pas vint.... Et fist un si laittum-berel, Qu’il se rompi le haterel [cou], J. de condé,t. ni, p. 86. Toute l’estendue de la verge d’untumberel. Modus, f° lxxi. Illec seront tendus plu-seurs engins, à quoy on prent les faisans : c’estassavoir à une caige, à ung tomberai, ib. f°cxxvn.Philippon estant en la compaignie d’un sien char-reton qui menoit un tumerel à un sien cheval ;liquel tumeriaus versa, du cange, tumbrellum.|| xv* s. Or refault aler aux charrons Pour roes etpour tumcriaux, e. desch. Miroir du mariage.Henri de Maltrait fut mené par les quarefours deParis en un venel ou tombereau, et après rendu àl’evesque, et illec mourut en la chambre que l’ondit oubliette, du cange, tumbrellum. || xvi” s. Chas-ser aux oiseaux à l’amorce, à la pipée, à la pas-sée, au tombereau, à la tonnelle, au feu, au glu:...0. DE SERRES, 99B.
— ÉTYM . Tomber , un tombereau étant unecharrette disposée de manière à pouvoir trébu-cher ; de là encore un tombereau en termes d’oi-seleur est une sorte de trébuchet; de là aussi lesens de chute qu’a ce mot dans les anciens textes.
f TOMBERELLE (ton-be-rè-1’), s. f. Grand filetavec lequel on prend des perdrix.
t TOMBEUR (ton-beur), s. m. Nom donné auxouvriers qui opèrent les démolitions.
t TOMBISEUR (ton-bi-zeur), s. m. Terme de fau-connerie. Se dit du premier des oiseaux qui at-taque le héron dans son vol.
— ÊTYM . Tomber, au sens actif.
f TOMBOLA (ton-bo-la), s. f. Espèce de loteriede société, qui se joue comme le loto, et dans la-quelle on distribue en lots un certain nombred’objets de valeur ou d’agrément. Pour gagner latombola, ce qu’on nomme aussi faire tombola, ilfaut que tous les numéros d’un carton soient sor-tis de l’urne; le tirage de ces boules ou de cesnuméros s’appelle tirer la tombola. Hier au soirj’ai vu gagner deux tombolas consécutives.
— ÉTYM . Ital. tombola, jeu de loto, qui tient àtombolare, culbuter.
TOME (to-m’), s. m. || 1° Volume qui fait partied’un ouvrage imprimé ou manuscrit. Ma plume,Ici traçant ces motspar alphabet, Pourrait d’un nou-veau tome augmenter Richelet [dictionnaire], boil.Sat. x. Dominique de Soto expliqua cos décrets [surla prédestination] en faveur de l’opinion des domi nicains , en trois volumes in-folio ; mais frère AndréVegales expliqua en quinze tomes à l’avantage desCordeliers, volt. Mœurs, 1 72. || 2° Il s’emploie quel-quefois simplement pour volume, c’est-à-dire livrerelié ou broché. Il a fait imprimer tous ses ouvragesen un tome. || 3° Fig. Partie. Croyait-elle [Mme de Maintenon ] qu’on pût toujours ignorer le premiertome de sa vie? sév. 7 juill. 168 ». Elle [Mme deMouci] me choisit plutôt qu’une autre pour me fairepart de sa conduite; elle a raison; ce second tomeest digne d’admiration pour ceux qui ont lu le pre-mier, id. 12 juin 1 680 . Vous me ferez à loisir unsecond tome de vos aventures, id. à M. du Plessis,25 sept. 1689. || Fig. et familièrement. Faire lesecond tome de quelqu’un, lui ressembler enquelque chose ; cela se dit souvent en mauvaisepart. Vous faites son second tome. || On dit : fairele troisième tome, en parlant de trois personnes.Je ne veux pas être le troisième tome de laFayette et Dumouriez , Corresp. du général Klin-glin, i, <2. || Faire le second tome, se dit aussid’actions qui se ressemblent. Mme de Saint-Simonrencontre la princesse d’Harcourt dans la rueseule, en grand habit, tenant sa queue dans scsbras; c’est que ses gens l’avaient abandonnée, etlui avaient fait le second tome du Pont-Neuf [jouele même tour], st-sim. us, 235.
— SYN. tome, volume. Volume représente un ob-jet soit unique et complet, soit détaché et d’unedivision souvent arbitraire. Tome, répondant à sec-tion, exprime toujours division, et une division ra-tionnelle. Ainsi un tome peut former un traité spé-cial compris dans un ouvrage plus généra], maisjamais un ouvrage complet; il n’y atome que s’ily a division. On met d’ailleurs un tome en plu-sieurs volumes, ou plusieurs tomes en un volume,à volonté ; ce n’est qu’une affaire de commodité.
— ETYM . Lat. tomus, tome; de Togo ;, section,de TÉp.veiv, couper.
TOMENTEUX, EUSE (to-man-teû, teû-z’), adj.
Terme de botanique. Il se dit en parlant des orga-nes (tige, feuille, etc.) dont la surface offre unassemblage de poils longs, mous, entre-croisés etcrépus, analogues au coton. || S’emploie aussi enzoologie. || En anatomie, qui est recouvert de vil-losités. On sait que la lame interne de la plèvre,du péritoine, du péricarde peut s’épaissir, devenirtomenteuse, et revêtir certains caractères desmembranes muqueuses, serres, Instit. Mém. Acad,scienc. t. xi, p. 717.
— Etym . Lat. tomentum, bourre.
f TOMER (to-mé), v. a. Terme de librairie.Diviser un ouvrage par tomes. || Indiquer le chiffredes tomes au bas des feuilles.
f TOMME (to-m’), s. f. Nom, sur les deux ver-sants des Alpes du Dauphiné, d’un fromage tendreet blanc comme celui du Mont-Dore , qui, en vieil-lissant, subit une fermentation plus intense, sedurcit et prend alors le nom de fromage,
f TOMOTOCIE (to-mo-to-sie), s. f. Terme d’ob-stétrique. Opération césarienne.
— ETY.M. Togr], incision, et tôxo?, accouchement.
t TOM-POUCE (tom’-pou-s’), s. m. Nom d’un nain
dont ilest question dans un conte de fée. || lise dit,par extension, d’un homme de très-petite taille.
— Etym . Angl . Tom, abrév. de Thomas, et pouce.
1. TON (ton; devant une voyelle et une hmuette : to-n ami, to-n homme) au masculin; TA(ta) au féminin ; TES (tê, l’s se lie : tê-z amis) aupluriel pour les deux genres. || 1° Adj . possessif quirépond au pronom personnel tu, toi. Ton ami, tafemme, tes affaires. Prends du repos, ma fille, etcalme tes douleurs, corn. Cid, n, 9. Ton oncle,dis-tu, l’assassin, M’a guéri d’une maladie, boil.Êpigr. xxi. || 2° Par un solécisme qui s’est intro-duit au xiv' siècle et qui dès lors a pris forced’usage, ton, au masculin, précède les noms etles adjectifs féminins qui commencent par unevoyelle ou par une h muette. Ton heureuse audace.Quoique ton ennemie, Je ne puis te blâmer d’a-voir fui l’infamie, corn. Cid, ni, 4 . || L’anciennelangue disait ta et élidait l’a, comme dans l’arti-cle la; t’ame, t’espée. || 3° Ton, ta, tes placés de-vant les adverbes comparatifs font superlatif. Tonplus fidèle ami.
— hist. xi e s. Qu’il devendra, jointes ses mains,tis homs [ton homme], Ch . de Roi. xxv. Dame; distele, jo i ai si grant perte ! Ore vivrai en guise deturtrele ; Quant n’ai tun filz, ensemble ot tei voilestre, St Alexis, xxx. || xm* s. Vilain, fist Renart,je n’ai cure De tespoucins; qu’il soient ton, Ren.5332. Garde ton cor, panse de t’ame, Fabl . etcontes anc. t. m, p. 40. || xiv e s. Et s’il y a femmequi gise [soit en couches], Soit tantost ton enseignemise Sur le sommet de la maison, machaut, p. u 5.La quarte branche de ire si est quant par ton iretu as esmeu Dieu par jurer, Ménagier , i, 3. || xv e s.Amis, t’amour me contraint, a. chart. Œuv.
p. 773. || xvi" s.quand jamais elle ne t’escriroit,
Ja pour cela t’amour ne periroit, marot, i, 325. Pourton amour j’ay souffert tant d’ennuis, id. iii, 331.
— ÉTYM . Picard, ten, tin, t’n devant unevoyelle; provenç. tos au nom. sing. et au régimepluriel, ton au régime singulier, ta au féminin,tiei, tei, au nominatif pluriel; du lat. tuus, quidérive de tu, tu, toi. Dans l’ancien français lis estle nominatif masculin, ton est le régime; ti le no-minatif pluriel, tes le régime pluriel. Ton repré-sente tuum.
2 . TON (ton), s. m. |! I e Etymologiquement etproprement, tension; de là l’emploi de ce mot enmédecine où il signifie: état de rénitence et d’élas-ticité de chaque tissu organique dans l’état desanté. Un cordial qui donne du ton à l’estomac. Sije n’avais pas, le moment d’après, reçu une lettrede M. le chancelier, qui a remis mes nerfs à leurton, et rétabli l’équilibre des liqueurs, volt. Lett.Richelieu , 3 juin 1771. || 2° Terme de grammaire.Pour les anciens, élévation de la voix sur une syl-labe d’un mot (ce qui est une sorte de tension).|| 3 e Certain degré d’élévation ou d’abaissementde la voix. Ton de voix. Un ton aigre. Un tondoux. Ton plaintif. Le ton de la pitié, delà colère.De sa sœur tout exprès j’ai pris l’imago entière,Mon visage a même air, ma voix a même ton,corn. Tois. d’or, u, L Vous détruirez toujoursmes conseils par les vôtres ; Le seul ton de ma voixvous en inspire d’autres, id. Othon, v, 2 . Et,m’écriant d’un ton qui t’aurait fait horreur, J’aidissipé mon songe, et non pas ma terreur, rotr.Vencesl. iv, t. Vous me marquez si bien les diverstons de ceux qui m’ont souhaitée dans ma cham-bre, que je les ai tous reconnus, sév. 4 févr.
1685. Je ne trouve point qu’il les faille entière-ment bannir [les contes] quand ils sont courtsettout pleins de sel, comme ceux que vous faites....personne ne peut atteindre à vos tons et à votremanière de conter, id. à Bussy, 20 déc. 1675.Quoi! madame, un rival.... —• La comtesse : D’unton plus bas, de grâce, th. corn. l’Inconnu, ir, s -Je n’ai ni le ton ni la voix assez forte, boil.
Disc, au roi. J’en suis sorti_ la poitrine beau"
coup plus dégagée.... et même mon laquaism’ayant demandé quelque chose, je lui ai ré-pondu un non à pleine voix qui l’a surpris lui-même.... il est vrai que je n’ai pu depuis rattra-per ce ton-là, mais, comme vous voyez.... c’en estassez pour me remettre le cœur au ventre, id.Lett. à Racine, 23 août 1687. Dandin : Avocat, Devotre ton vous-même adoucissez l’éclat. — L’in-time : Oui-da, j’en ai plusieurs, rac. Plaid, ni, S.Monsieur, dit-il, haussant le ton, Je ne suis plusde mon opinion, delille, Convers. n. |) 4° Par ex-tension, manière de la voix, par rapport à la na-ture des discours. Le ton de la sincérité. Parlerd’un ton de maître. Il rebat sans cesse les mêmeschoses, il est toujours sur le même ton. Le rieuralors, d’un ton sage, Dit.... la font. Fabl . vin,8. Et ses roulements d’yeux et son ton radouciN’imposent qu’à des gens qui ne sont point d’ici, mol.Mis. i, 1. Il est vrai que d’Hacqueville ne laisse rien àdésirer ; je n’ai jamais vu des tons et des manièresfermes et puissantes pour soutenir ses amis commecelles qu’il a, sév. 18 déc. 1675. Vardes m’a ôtétoute l’inquiétude que j’aurais pu avoir, en msdisant, avec tous les bons tons du monde, que lefond de votre teint est tranquille et blanc, id.13 sept. 1677. M. du Maine est un prodige d’es-prit; premièrement aucun ton et aucune finessene lui manque..., id. 7 août 1676. Un esprit nésans fard, sans basse complaisance, Fuit ce tonradouci que prend la médisance, boil. Sat. ix.Mais la gloire, madame, Ne s’était point encorfait entendre à mon cœur Du ton dont elle parleau cœur d’un empereur, rac. Bér. iv, 5. Elle lesuppliait de ne lui plus parler sur ce ton, hamilt.Gramm. 4. J’avais laissé prendre à Protésilas uncertain ton décisif, auquel je ne pouvais presqueplus résister, fén. Tél. xm. La plupart du temps,elles [les paroles] ne signifient point par elles-mêmes, mais par le ton dont on les dit; souvent,en redisant les mêmes paroles, on ne rend pas lemême sens, montesq. Esp. xii, 12. J’enverraibientôt quelque chose à mes anges de fort sérieux;car je ne laisse pas de l’être quelquefois; voussavez que mon patron est l’intimé qui avaitplusieurs tons, volt. Lett. d’Argentai , 19 fév.1763. Et de ce ton qui devait aller cher-cher Pâme, J. J. rouss. Hél. vi, il. Prenant leton d’un homme instruit de mes anciennes er-reurs, mais plein de confiance dans ma droiture,il me parla comme un père à son enfant, id. ib.iv, 6. Le ton de la conversation y est [à Paris ]coulant et naturel; il n’est ni pesant ni frivole;il est savant sans pédanterie, gai sans tumulte,poli sans affectation, id. ib. n, 14. L’impératricele crut fou et en parla sur ce ton à ses familiers,dider. Sur la princ. d’Askow. Dans le langage, onappelle ton le caractère de noblesse, de familia-rité, de popularité, le degré d’élévation ou d’a-baissement qu’on peut donner à l’élocution, de-puis le bas jusqu’au sublime, marmontel, (Euv .t. x, p. 253.11 est ridicule.... — infiniment, celaest vrai, parce qu’il a toujours avec les femmesun ton léger ou méprisant, genlis, Ad. et Th-t. m, p. 25, dans pougens. Elle a de la grâce etdo la douceur dans ses manières, un ton fort_no-ble, id. Th. d’éduc. Ennemis génér. i, 6. || K" 3sur un ton, dire des choses d’une certaine espère.Pendant que nous sommes sur ce ton-là [parlerdes intrigues amoureuses de la cour d’Angleterre],je vous dirai, avec la permission de la sagesse deM. de Grignan .... sév. 128. ||Le prendre sur unton de, parler comme, en qualité de. Le prenantsur un ton de tuteur, hamilt. Gram. 10. ||prendre sur un ton bien haut, trop haut, tenirun langage qui dénote de trop hautes prétentions.Il allait sans doute s’engager dans une mauvais 0affaire pour l’avoir pris d’un ton trop haut, SCARK-Rom. corn, n, 15. Luther le prit d’abord d’un to 11bien haut, boss. Var . iv, 22 . Quoi! fallait-il fui'miner et le prendre d’un ton si haut, pour abaiti 0si peu de chose? id. la Vallière. ||Le prendre surun ton bien haut, signifie aussi avoir de hautesprétentions. Vous menez donc la vie des sages,vous vous retirez du monde; vous êtes bien