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cloisons sont transversales quand elles sont per-pendiculaires à l’axe du péricarpe, exemple : lacasse. || 3° En anatomie, il se dit de certaines par-ties qui sont placées obliquement. Les musclestransversaux du nez. || 4° Se dit d’une coquillebivalve, quand la ligne comprise entre les bordsantérieur et postérieur est plus grande que cellequi descend perpendiculairement des crochets.
— HIST. xiv" s. Fassie [bande] qui doit lier l’es-paulle doit avoir en latitude six doiz traversaus,H. ce mondeville, f° 41. || xvi* s. Succession debiens avitins ou de conquest faits par les pere oumere devant leur mariage solemnisé ne montejamais soit en droite ligne ou en transversale, tantqu’il y a des parents collateraux.... Coust. gêner.t. n, p. 713.
TRANSVERSALEMENT (tran-svèr-sa-le-man),adv. D’une manière transversale. On a donne acet oiseau le nom de roi des gobe-mouches, à causede la belle couronne qu’il porte sur la tête et quiestposée transversalement, buff. Ois. t. vm, p. 357.Quand on coupe le polype transversalement, c’està peu près comme si l’on coupait un sac ou unboyau transversalement, bonnet, 4" letl. Hist. nal.
— HIST. xvi* s. Les autres sont situées transver-salement, comme transversaux de l’epigastre,
PARÉ, I, 8.
— êtym. Transversale, et le suffixe ment.
TRANSVERSE (tran-svèr-s’), adj. || 1" Terme
d’anatomie. Qui est situé en travers. || Apophysestransverses, apophyses situées latéralement sur lecorps des vertèbres. 11 Artère transverse de la face,branche que la temporale envoie sur le masséter.|| S. m. Transverse de l’abdomen ou du bas-ven-tre, muscle de la région lombaire, qui s’attachesupérieurement au cartilage de la dernière côtesternale et de toutes les fausses côtes. || Transversedu menton, faisceau du muscle triangulaire deslèvres. || 2° Terme de botanique. Se dit de l’em-bryon, lorsqu’il s'allonge en direction à peu prèsparallèle au plan du style. || 3* Terme de géo-métrie. Axe transverse de l’hyperbole, celui dontle prolongement passe par les deux foyers de lacourbe.
— HIST. xvi* s. Les fibres transverses du cœuisont l’organe de la faculté constrictive, paré,,!, 1 .La partie transverse du colon, id. ib.
— êtym. Lat. transversus, de trans, en travers,et versus , tourné (voy. version).
t TRANSVIDER (tran-svi-dé), v. a. Verser dansun vase ce qui reste dans un autre vase ou dansplusieurs autres.
t TRANTANEL (tran-ta-nèl), s. m.Nom langue-docien du passerina tinctoria, thymélées ; cetteplante fournit une couleur jaune. Nous avons lamalherbe et le trautanel, qui sont deux plantesd’une odeur forte dans leur emploi, qui croissentdans le Languedoc et dans la Provence, Instruc-tion générale pour la teinture, 18 mars 1671,art. 315.
TRANTRAN (tran-tran), s. m. La manière ordi-naire de conduire certaines affaires; la routinequ’on y suit. Je sais le trantran, le cérémonial de1 arquebuse, dancourt, Prix de l’arqueb. sc. 3 . DeMesmes chercha à suppléer à son ignorance erapprenant bien ce qu’on appelle le trantran dupalais, st-sim. 319, 165. Quand on est nouveauvenu dans une maison, on n’en sait pas le trantran,comte be catlus, Hist. de SI. Guill. Œuv. t. x, p. 61 .
, REM. On entend quelquefois dire train-train;c est une corruption de trantran, par confusion,comme si le mot train était dans ce terme.
— hist. xvi* s. a entend le trantran, oudin,Cunos. (rang.
- Êtym. Subst. verbal de l’anc. verbe trantra-ner, qui est le hollandais tranten, trantelen, sepromener çà et là.
t TR AP AN (tra-pan), s. m. || 1° Le haut d’un es-calier où finit la rampe. || 2° Grande planche per-cee de plusieurs trous qui sert à égoutter la feuille,dans les papeteries, Diet. des arts et mét.
hist. xiv* s. Le suppliant dudit plancher des-ierra et osta un trapen, pour y cuidier avaler eientrer et prendre la finance, du cange, trappa.|| xv* s. Par nuit le suppliant leva un aiz ou tra-pant, qui estoit couchiez en la maniéré de plan-cher, id. ib. || xvi* s. Les Champaignois appellentun ais de bois trapan, trippault, Celthellen. danslacurne.
t TRAPÈI.E (tra-pè-1’), s. m. Genre de sauriens,
DICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.
appelé changeant par certains auteurs, et danslequel on distingue le trapèle égyptien.
— ÊTYM . TpajrEXôç, qui se tourne, qui se change,de Tpéireiv, tourner.
t TRAPER (tra-pé), v. n. S’est dit des melonsqui grossissent.
— êtym. Verbe formé de l’adj. trapu.
TRAPÈZE (tra-pè-z’), s. m. || 1* Terme de géo-métrie. Quadrilatère dont deux côtés sont inégauxet parallèles. Le profil de la jetée de Plimouth estun trapèze qui a 300 pieds anglais de largeur à sabase, et 30 pieds de largeur à son sommet, gi-rard, Inslit. Mém. scienc. t. vn, p. 4)5. || 2* Termede gymnastique. Machine formée d’un bâton d’unmètre de longueur, ayant à chaque extrémité unegorge pour recevoir une corde; ces cordes sontterminées par un anneau qui sert à suspendre letrapèze, qui doit être à 40 ou 60 centimètres au-•dessusdelatêtepourles divers exercices. ||Dans leshôpitaux, il y a, attaché au-dessus du lit, unpetit trapèze en bois, qui aide les malades à sesoulever. || 3° Terme d’anatomie. Le trapèze, ou,adjectivement, l’os trapèze, le premier de la se-conde rangée du carpe, en comptant de dehorsen dedans, c’est-à-dire en partant du pouce. || Letrapèze, ou, adjectivement, le muscle trapèze,muscle situé à la partie postérieure et supérieuredu tronc.
— HIST. xvi* s. Le muscle appellé trapeze, vul-gairement capuchon de moine.... paré, iv, 19.
— ÊTYM . Lat. trapezium, de xponiésiov, trapèze,qui vient de xçtà.'Ktla, contraction de tet potneCa, deTéxpa, quatre, et itéÇa, pied.
j- TRAPÉZIEN, IENNE (tra-pé-ziin, ziè-n’), adj.Qui appartient au trapèze. || Terme de minéralogie.Nom donné à une variété qui a sa surface latéralecomposée de trapèzes situés sur deux rangs, entredeux bases.
f TRAPÈZIFORME (tra-pé-zi-for-m’), adj. Qui ala forme d’un trapèze.
-j TRAPÉZITE (tra-pé-zi-t’J, s. m. Nom, sous lesPtolémées, en Egypte , du receveur général desfinances.
— ÊTYM . TpœnetîvrK, changeur, de ■xpâne^a, ta-ble (voy. trapèze).
t TRAPÈZOÈDRE (tra-pé-zo-è-dr’), s. m. Termede minéralogie. Solide dont les faces sont trapé-zoïdales. || Solide composé de vingt-quatre facesquadrilatères symétriques.
— ÊTYM . Trapèze, et ISps, forme.
f TRAPÉZOÏDAL , ALE (tra-pé-zo-i-dal, da-1’), adj.Terme de minéralogie. Qui tient du trapézoïde.
TRAPÉZOÏDE (tra-pé-zo-i-d’), adj. || 1» Termede géométrie. Quadrilatère plan dont tous les côtéssont obliques entre eux. || 2° Terme d’anatomie. Letrapézoïde, ou, adjectivement, l’os trapézoïde, lesecond de la seconde rangée du carpe, en comp-tant de dehors en dedans, c’est-à-dire en partantdu pouce. || Ligament trapézoïde, portion anté-rieure du ligament coraco-claviculaire.
— ÊTYM . TptntEÇoEiSVn, de TpMisÇa, et eïSo;,forme.
f TRAPP (trap’), s. m. Roche verdâtre ayant laforme d’un escalier. M. Bucquet a donné à l’Aca-démie un mémoire sur la pierre appelée trapp,condorcet, Bucquet. || Nom commun au basalte,au porphyre, à l’amygdaloïde, reconnus pour ap-partenir à une même famille. || Trapp-tuf, tuf vol-canique.
— ÊTYM . Suédois, trappa, suite de gradins;allem. Treppe ; roche ainsi dite par Bergmann,parce qu’elle se présente souvent sous forme deterrasse ou gradin.
I. TRAPPE (tra-p’), s. f. ||1“ Porte posée ho-rizontalement sur une ouverture à rez-de-chaus-sée ou au niveau du plancher. Ces deux hommeslevèrent une grande trappe de bois, couverte deterre et de broussailles, qui cachait l’entrée d’unelongue allée en pente et souterraine, lesaOe, GilBlas, i, 3. || 2° L’ouverture elle-même. Monter aupremier par une trappe. || 3° Espèce de porte, defenêtre qui se hausse et qui se baisse dans unecoulisse. La trappe d’un colombier. || 4“ Espèce deporte en tôle, dans une cheminée à la prussienneou autre. || Pièce de tôle servant à intercepter l’airfroid d’une cheminée. || Petite porte que l’on placesur un coffre de cheminée pour le service des ra-moneurs. || B" Pièce de fer qui s’engage dans lesdents du cric des berlines. || 6° Piège pour pren-dre des bêtes, formé d’un trou pratiqué en terreet recouvert de branchages, ou d’une bascule.Tendre une trappe. Dresser une trappe.
— HIST. xii* s.cil qui délivrera Tous ces qui
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sont pris à la trape Au reaume dont nus n’eschape,la Charrette , 1934. || xm* s. Ne huchier ne huis-sier ne pueent [peuvent] ne ne doivent faire netrappe ne huis ne fenestre, sans goujons de fustou de fer par leurs seremens, hiv. des mét. 1 06 .Or est Renart en male trape, Que li chien dure-ment le hape, Ren. 2059. || xv* s. Chien et chat, latrape aux souris, E. descii. Poésies mss. f* 418.Il xvi* s. De vous tenir près des herses, trappes etbacules, de peur qu’on ne les abatte, carl. v, 12 .Qui fait la trappe, qu’il n’y cheie, leroux de lincy,Prov. t. n, p. 392 . La trape des cieux, cotgrave.Toute personne prenant, en quelque part que cesoit, pigeons à trappe, fillets, ou collets, est parladitte coustume punissable comme ayant commislarcin, Coust. gén. t. i, p. 244 .
êtym . Provenç. trapa; espagn. trampa; por-tug. trapa; ital. trappola; du bas-lat. trappa (quiest dans la loi salique), lequel vient de l’anc. haut-ail. trapo, piège.
f 2 . TRAPPE (LA) (tra-p’) , s. f. Ordre reli-gieux dont le chef-lieu était à la Trappe près deMortagne. || Nom propre devenu la dénominationgénérale des couvents de l’ordre de la Trappe. Il y ades trappes dans toutes les parties du monde.
— ÊTYM . D’après Legoarant, dans le patois duPerche, où se trouve Mortagne, trapan signifiantdegré (voy. trapan), Notre-Dame de la Trappeveut dire Notre-Dame des degrés, du tertre, dumonticule, parce qu’elle est située sur une hau-teur (voy. trapp).
f TRAPPEBOIS (tra-pe-boî), s. m. Sittelle.
i TRAPPÉEN, ENNE (tra-pé-in, è-n’), adj. Termede minéralogie. Quia les caractères du trapp. || Quiest formé de trapp. || Terrains trappéens, groupecomprenant les terrains volcaniques qui ont subiune liquéfaction pâteuse.
— êtym. Trapp.
f TRAPPELLE (tra-pè-1’), s. f. Espèce de petitesouricière à trappe.
— hist. xvi* s. Nous n’avons pas esté si tost horsdu Berri, que l’entreprise de Bourges , une desplus insignes trapelles [ruses de guerre] de cetemps.... d’aub. Hist. i, 317.
— êtym. Dimin. de trappe I.
f TRAPPETTE (tra-pè-t’), s. f. Baguette entre leslisses, dont l’usage est de faire retomber les fil3qui demeurent en l’air après que les navettessont passées.
— êtym. Dimin. de trappe I.
f TRAPPEUR (tra-peur), s. m. Se dit des chas-seurs de profession, dans l’Amérique du Nord .
— ÊTYM. Angl . frapper, homme qui chasse à latrappe, de trappe i.
fTRAPPlLLON (tra-pi-llon, Il mouillées), s. m.|| 1" Ce qui tient fermée une trappe. || 2" Nom decertaines ouvertures pratiquées dans le plancherd’un théâtre pour le jeu des décorations.
TRAPPISTE (tra-pi-st’), s. m. Religieux de l’or-dre de la Trappe. || Qui a rapport ou qui appartientà l’ordre religieux de la Trappe.
f TRAPPISTINE (tra-pi-sti-n’), s. f. || 1* Femmeappartenant à un couvent de religieuses de l’ordrede la Trappe. || 2° Espèce d’élixir fabriqué par destrappistes.
f TRAPPITE (tra-ppi-t’), s. f. Terme de minéra-logie. Roche à base de trapp.
f TRAPPON (tra-pon), s. m. Trappe à fleur deterre qui sert à fermer les caves où l’on entre parla rue.
TRAPU, UE (tra-pu, pue), adj. Gros et court,en parlant des personnes et des animaux. Trapu,courtaud, mais bien pris dans sa taille, dücerceau,Poés. Avénem. du messager. Quoiqu’elle [la mar-motte] ne soit pas tout à fait aussi grande qu’unlièvre, elle est bien plus trapue, et joint beaucoupde force à beaucoup de souplesse, buff. Quadrup.t. iii, p. 7. Ils [les Lapons ] sont très-petits, trapusquoique maigres; la plupart n’ont que quatrepieds de hauteur, et les plus grands n’en ont quequatre et demi, buff. Hist. nat. hem. Œuv. t. v, p. 3.
— ÊTYM. Génev. trape ; Dauphiné, trapet; Lyon ,trapet; de trape, trapu, qu’on trouve très-employoau xvi” siècle. On a indiqué le gaélique tarp, tas,monceau. Un adjectif conviendrait mieux, aitDiez; et il donne la préférence à l’anc. haut-alle-mand taphar, tapar, pesant, considérable.
4 . TRAQUE (tra-k’), s. f. Terme de chasse. Ac-tion de traquer. _
— êtym. Voy. traquer; Berry, traque, traquette,
chemin étroit, sentier.
il. —291