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AUT
t ASSURABLE (a-su-ra-bl’), adj. Oui peut êtreassuré, admis à recevoir les avantages d’une com-pagnie d’assurances. Le nouveau client est-ilreconnu assurable.... Rev. des Deux-Mondes, 4" fév.<8 67, p. 569.
t ASSYRIEN, ENNE (a-ssi-riin, riè-n’), adj.Oui appartient à l’Assyrie . Botta, Mémoire sur l’écri-ture cunéiforme assyrienne, 1849. Oppert , Étudesassyriennes, Paris , 4860. Ménant, Exposé des élé-tnonts de la grammaire assyrienne, Paris , 4868.Il L assyrien, langue de la famille sémitique quiétait parlée à Babylone et à Ninive .
t ASSYRIOLOGIE (a-ssi-ri-o-lo-jie), s. f. Étudeues choses relatives à l’Assyrie . Grâces à leursefforts [de trois savants], en quelques années lascience de l’assyriologie s’est trouvée fondée, et ledéchiffrement de l’antique système graphique deNinive et de Babylone est devenu un fait acquis,p R. lenormant, Manuel de l’hist. anc. t. n, p. 4 56,«* édit.
t ASSYRIOLOGUE (a-ssi-ri-o-lo-gh’), s. m. Celuiqui s’occupe de l’histoire et des antiquités del’Assyrie .
ASTÉRISQUE. || 3"Instrument liturgique chez lesOrées; c’est une espèce d’étoile d’or ou d’un autre’uétal précieux, composée de deux tiges pliées enarc, croisées et surmontées d’une petite croix ; onplace cet ustensile sur la patène pour couvrir leshosties et tenir le voile soulevé, de sorte qu’il netouche pas l’eucharistie
t ASTÉRONYME (a-sté-ro-ni-m’), s. m. Nompropre désigné par des étoiles. Les supercherieslittéraires dévoilées ; galeries des écrivains français qui se sont déguisés sous des anagrammes, desastéronymes.... Titre d’un ouvrage de quérard.
— ET YM. ’A ttt p, étoile, et ôvoga, tjvjjj-cc, nom.
f ASTRACAN (a-stra-kan), s. m. Peau d’agneauavec son poil frisé, servant de fourrure. L’astracannoir. L’astracan gris
— ÊTYM . Astracan, ville d’où l’on tire cettefourrure.
ASYMPTOTE. Il Adj. Se dit d’une ligne ou d’unesurface dont une autre ligne ou une autre surfaces’approche indéfiniment, sans pouvoir jamais la tou-cher. Cône asymptote de l’hyperboloïde.
f ATÉ (a-té), s. f. La 4 4 4* ptenète télescopique,découverte par M. Peters.
ATELLANES. Il Ce nom a été transporté, dans lapoésie moderne, à des pièces de vers de caractèresatirique. En ce sens, on le dit aussi au singulier.Une atellane.
t ATÊTER (S’) (a-tê-té), v. réfl. S’attaquer à.Il s’atêta au président de Mesme, rètz, Mt fin. t. n,
p. 249, édit. HACHETTE.
j- ATIIANOR (a-ta-nor), s. m. Nom donné, dansle moyen âge, par les alchimistes au fourneaudont ils se servaient.
— ÉTYM. Hébreu , tannour, fourneau, avec l’ar-ticle arabe al ; du chaldéen tan, fourneau, et nour,feu : fourneau du feu.
f ATHÉNIEN, IENNE (a-té-niin, niè-n’), adj.Qui appartient à la ville d’Athènes . || Les Athéniens,les habitants d’Athènes , de l’Attique. || S. f. Athé-nienne, ancien meuble servant de cassolette, deconsole, de vase à fleurs.
t ATHERMAL, ALE (a-tèr-mal, ma-1’), adj.Terme de physique. Qui est à la température de 9à 10 degrés centigrades, en parlant d’eaux miné-rales.
— ÉTYM . ’A, privatif, et thermal.
t ATMIDOMÉTlUE(a-tmi-do-mé-trie), s. f. Mesuredes vapeurs, titre d’un mémoire de Collin, ingé-nieur des ponts et chaussées.
ATMOSPHÉRIQUE. H Machine atmosphérique,une des premières machines à vapeur utilisées dans
l’industrie.
t ATOMICITÉ (a-to-mi-si-té), s. f. Terme de chi-nùe. Qualité qu’a un atome de posséder un ouPlusieurs points d’attraction.
t ATONE (a-t-o-n’), adj. Terme de grammaire.Qui n’a pas d’accent tonique. Syllabe atone.
ÉTYM . ’A privatif, et t ovoç, ton, accent.
ATONIQUE. || Il se dit quelquefois comme atone.
t ATOURNEUSE (a-tour-neû-z’), s. f. Femmequi faisait métier de coiffer, de parer, de louer desPierreries. L’autre [sœur de Psyché] avait des ré-parations à faire de tous les côtés; le bain y futemployé, les chimistes, les atourneuses, la font.^yché, ÏI, p. 4 64.
1 Etym . Atours : femme d’atour.
ATTACHEMENT. || Travaux par attachement,travaux de construction dont les dépenses effecti-ves sont payées d’après les rôles de journées, les
états de fournitures et autres pièces justificatives,ordinairement réunies et attachées ensemble -c’est aussi ce qu’on nomme travaux par économieou en régie.
f ATTE (a-t’), s. m. Fruits du corossolier, Revuedes Deux-Mondes , 4 5 sept. 4 866, p. 392.
| ATTÉLABE (a-tté-la-b’), s. m. Genre d’insectescoléoptères tétramères, famille des curculionidestribu des attélabes.
— ÉTYM . ArtéXaSos, insecte qui ronge lesfruits.
ATTELAGE. || 3° Manière dont les bêtes desomme sont réunies à une voiture. || Attelage à lafrançaise , ou à limonière : les chevaux sont surune seule file, attelés traits sur traits. || Attelage àl’allemande, ou à timon : les chevaux sont surdeux files parallèles; il y a une volée particulièrepour chaque couple.
ATTENDRE. —REM. || 3. Dans s’attendre, au sensd’espérer, de compter, le participe passé aux tempscomposés s’accorde : elle s’est attendue, ils se sontattendus, elles se sont attendues à ce qui devaitarriver. S’attendre est tendre soi à, d’où espérer,compter. Cette analyse montre que le participedoit s’accorder.
ATTERRIR. || Terme de navigation fluviale. Rem-plir, obstruer de terre. Il est défendu de jeter oudéposer, dans le canal ou sur les dépendances,des immondices, pierres, graviers, bois, paille oufumiers, ni rien qui puisse en embarrasser et at-terrir le lit, grangez, Précis des voies navigables,p. 766 (les dernières lignes sont tirées de l’art. 4de l 'Arrêt du 24 juin 4 777).
f ATTIGNOLE ( a-ti-gno-1’), s. f. Boulettes decharcuterie, cuites dans la graisse sur un plat,et que l’on vend au détail un ou deux sous.
ATTITUDE. — ÉTYM . L’espagn. dit actüud, et celaconduit non à aptitudinem, mais à actitudinem.
f ATTOL (a-ttol) ou ATTOLON (a-tto-lon), s. m.Terme de géographie. Nom des cercles de corauxentourant une lagune, qui s’élèvent dans l’océanPacifique et y sont l’origine d’îles basses. Les îlesbasses ou attolons paraissent reposer sur des ro-ches de corail ; les récifs qui les environnent etqui souvent s’étendent d’île en île, rendent la na-vigation de l’océan Pacifique très-dangereuse, Ex-trait de la notice pour la carte de l’Océanie, jointeà, l’atlas de MM. Dufour et Dyonnet, publié parMM. Paulin et le Chevalier.
f ATTOURNANCE (a-tour-nan-s’), s. f. Ancienterme de droit. Cession. J’attends votre réponse surl’attournance de ces six mille livres que La Mon-tagne vous conseille de me faire attourner par LaJarie, sév. Lett. à d’Jlerigoyen, 30 juillet 4 687.
f ATTOURNER (a-tour-né), v. a. Ancien termede droit. Faire cession. Si cela est vrai, il fautl’obliger à nous attourner ces prétentions, sév.Lett. à d’Herigoyen, 20 août 4 687.
— ÉTYM . X, et tourner. De là vient l’angl. at-torney, procureur : Li atorné est cil qui par devantjustice est atorné pour aucun en eschequierou enassise, du cange, atlumatus.
ATTRACTION. || 4“ Dans le sens anglais , ce qui at-tire. Ce sens a commencé à paraître vers l’époquedes grandes expositions internationales et est au-jourd’hui d’un usage presque courant (4 869).
2. AUBE. — H1ST. || xv* s. Mauldite soit l’eureque je fus oneques née, et que je ne mourus enmes aubes [langes], Les 4 6 joies de mariage,p. 4 5.
AUBÈRE. — ÉTYM. Espagn . overo, anciennementhobero ; portug . fouveiro ; de l’arabe hobéri, au-bère, de hobérd, outarde, à cause de la ressem-blance de la couleur de l’aubère moins avec leplumage de l’outarde qu'avec la chair de cet oi-seau quand elle est cuite (dozy).
4. AUBERGE. — X l’étymologie ajoutez que au-berge représente une forme franque archaïquehariberga, chari-berga, chario-berga, atténué plustard en heriberga (voy. héberger) (d’arbois de ju-bainville, Romania , n° 2, p. 440).
AUBERGINE. — ÉTYM . Au lieu de : Dim. de au-berge 2 , lisez : l’aubergine estoriginaire de l’Orient;Dominique Chebre, dans son Traité de botanique,
4 678, l’appelle melongena arabum. Le nom arabeest al-badindjan, dont les Espagnols ont fait^ be-rengena, alberengena, portug. bringela; d’où lefrançais aubergine.
■f AUBETTE. || Petite loge en bois ou en maçon-rie, Journ. ofjic. 22 sept. 4872, p. 6433, t" col.
+ AULARQUE (ô-lar-k’), s. m. Terme d’antiquité.Prince de la cour. Us [les fils de David] sont nom-més. dans les SeDtante, aularques, c’est-à-dire
princes de la cour, pour la tenir toute unie aux in-térêts de la royauté, boss. Polit, x, v 4 .
ÉTYM . AOi.ri, cour, et éy/j'.y, commander.AUMAILLl.S. — REM. On le trouve au sing.dans La Fontaine : D’assez priser ni vendre telleaumaille.
t AUNETTE (ô-nè-t’), s. f. Toile dite petite au-nette, sorte de toile. Les toiles dites amidonnéeset les toiles de Flandre connues sous le nom depetite aunette, Tarif des douanes, 4869, p. 445 .
t AURIOLE (ô-ri-o-l’j, s. f. Nom, en Provence ,d une fleur jaune, centaurée du solstice.
ÉTYM . Lat. aureolus, couleur d’or, de au-rum, or.
t AURORAL, ALE (o-ro-ral, ra-1’), adj, Quiappartient à l’aurore. La lumière aurorale. Lesphénomènes auroraux, h. de parville, Journ 'offic8 avr. 4872, p. 2435, 4" Col.
AURORE. || 3° La 94* planète télescopique dé-couverte par M. Watson. ’
t AUSCULTATRICE (ô-skul-ta-tri-s’), s. f. Reli-gieuse qui en accompagne une autre au parloirpour écouter l’entretien qui s’y fait. L’on n’y par-lera [au parloir] point de choses qui puissent scan-daliser les personnes séculières ni les auscultatrices,boss. Exhort. sur le silence.
f AUSONIA (fi-zo-ni-a), s. f. La 63* planète té-lescopique, découverte par M. de Gasparis.
AUSTER. — HIST. xiii" s. Dieux trosporta oustrodou ciel; cel vent devea [défendit, interdit] Dieux àventer, Psautier, Bibl. Max. 258, f" 93.
t AUSTRALIEN , ENNE (ô-stra-liin, liè-n’), adj.Qui appartient à l’Australie . La chaîne principale[des montagnes de l’Australie ] est celle des Alpesaustraliennes, dont les sommets s’élèvent à 6000mètres, Notice jointe à la carte de l’Océanie dansl’atlas publié par Paulin et le Chevalier.
AUTAN. — HIST. xvi" s. Une sorte de vent mé-ridional qu’ils [les Narbonnais] appellent aultan,qui leur fait l’air grossier et nébuleux, paré,2 * dise, sur les plaies d’arquebuse.
AUTANT. ■— REM. || 3. Autant s’est dit ellipti-quement pour le plus; emploi assez commun auxvii* siècle et conservé même au xviii". M. doMarillac est un des hommes de France que j’aime etque j’estime autant; le lieutenant civil est l’hommedu monde que je hais et que je méprise le plus,bussy-rabutin, Lett. à Mme de Sévigné et à Cor-binelli, 6 août 4 687. On croit qu’une des chosesqui gâte autant Fouquet dans l’esprit du roi futune querelle qu’il eut avec son frère, choisy, Mé-moires. Un des plus grands secrets des oracles, etune des-choses qui marque autant que des hom-mes s’en mêlaient, c’est l’ambiguïté des réponses,et l’art qu’on avait de les accommoder à tous lesévénements, fonten. Oracles, i, 47. || 4. Il n’enfaut plus qu’autant, locution aujourd’hui inu-sitée qui signifiait : il ne s’en faut guère. ...On lacroyait morte, et ce n’était rien; Il n’en faut plusqu’autant, elle se porte bien, mol. Sganar. 6.
i - AUTHENTE (Ô-tan-t’), s. m. Terme de plain-chant. Synonyme de mode authentique, voy.mode 4.
AUTHENTIQUE (ô-tan-li-k’), adj. Dans le plain-chant, mode authentique, voy. mode i.
— ÉTYM . Ainsi dit parce qu’il fut approuvé,rendu authentique en 370 par saint Ambroise etsaint Miroclet.
AUTOMATE. — REM. C’est sans raison et sansfondement qu’il y en a qui veulent prononcer engrec au comme af.... de cette erreur néanmoinsest venu que dans notre langue même nous pro-nonçons un aftomate.... Grammaire latine dePort-Royal, édit. 4849 (Delalain), p. eos.
AUTOMNE. — HIST. XIV" s. Athun, Ilist. litt. dela Fr. t. xxv, p. 644.
f AUTOMOTEUR,TRICE (ô-to-mo-teur, tri-s’), adj.Terme de mécanique. Qui se meut de soi-même,sans mécanisme. Plan incliné automoteur, cheminde fer à forte pente, sur lequel on se sert de la des-cente d’un certain nombre de wagons pleins pourfaire remonter le même nombre de wagons vides.
— ÉTYM . Mot hybride, formé de aûrà;, lui-même,et moteur.
t AUTONOMISTE (ô-to-no-mi-st’), adj. Qui ap-partient à l’autonomie. Si le ministère du princede Hohenlohe [en Bavière ] est renversé par l’effortautonomiste des deux chambres et du pays,Courrier de l’Ain , 4 7 fév. 4 870.
f AUTOPSIER (ô-to-psi-é), v. a. Fairo l’autopsied’un corps mort. ||Fig. Examiner comme par uneautopsie.