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(Nouvelle-Grenade), plante dont le suc est excel-lent pour l’écriture.
ENCRER. AjouteZ : || S’encrer, v. réfl. S’enduired’encre. Numéroteurs mécaniques s’encrant seuls,Alman. Didot-Bottin , (87(-(872, p. hoo, 2 " col.
f ENCREUR. || Rouleau encreur, rouleau qui metl’encre dans une presse lithographique.
ENCYCLOPÉDIE. — H1ST. xvi' s. En quoy jevous peux asseurer qu’il m’ha ouvert le vray puitset abysme de l’encyclopedie, rab., ii, 20.
t ENDIAMANTÉ, ËE (an-di-a-man-té, tée), adj.Orné de diamants. La nuit qui brillait endiamantée,Rev. des Veux-Mondes, t" avr. (872, p. 691.
f ENDIVISIONNEMENT. Ajoutez : Formation desrégiments en divisions. L’endivisionnement perma-nent des régiments et leur formation en corpsd’armée, Journ. ofjic. 7 août (87(, p. 2497.
t ENDO-ARTÉRITE (an-do-ar-té-ri-t’), s. f. In-flammation de la membrane interne des artères.— ÉTYM . ’EvSciv, en dedans, et artérite.t ENDOPARASITE (an-do-pa-ra-zi-t’), s. m. Pa-rasite habitant l’intérieur du corps où il vit.
— ÉTYM . ’Evôov, en dedans, et parasite.f ENDOSCOPE (an-do-sko-p’), s. m. Instrument àl’aide duquel, faisant arriver et concentrant lalumière sur des parties inaccessibles à l’oeil nu, onexamine l’intérieur de l’urèthre et de la vessie.
— ÉTYM . 'EvSov, en dedans, etcxoïteïv, examiner.ÉNERGIE. Vous me demandez si je connais lemot énergie ? Assurément, je le connais, et je peuxmême fixer l’époque de sa naissance : c’est depuisqu’on a des convulsions en entendant la musique,M“* du deffant, Lettres dans le Temps, 28 oct.1868. Je me souviens que l’abbé [Barthélemy] metourna en ridicule une fois que, par hasard, jeprononçai ce mot énergie; eh bien! qu’il sachequ’aujourd’hui il est devenu à la mode, et qu’onn’écrit plus rien qu’on ne le place, id. Lettre à laduchesse de Choiseul, en (779. || Terme de physi-que. Faculté de produire du travail; elle est me-surée par la quantité possible de ce travail.
ENFAÎTER. Ajoutez: Mettre des objets dans unemesure, de manière qu’ils dépassent un peu lebord de la mesure.
f ENFILE-AIGUILLES (an-fi-lè-gui-U’, Il mouil-lées), s. m. Instrument servant à enfiler une ai-guille, Aîm. Didot-Bnttin, (87(-72, p. ((29, (" coi.
ENFIN. || On dit finir enfin. Et, pour finir enfinpar un trait de satire, Un sot trouve toujours unplus sot qui l’admire, boil. Art p. i. Elle finitenfin sa narration, et je commençai la mienne,LESAGE, Gil Bios, x, 2 .
f ENFÛTAGE (an-fu-ta-j’), s. m. Action de mettrele vin dans des fûts.
ENGAGER. || Terme de turf. Prendre inscripiionpour faire participer à une course publique un che-val dont on est propriétaire.
ENGRAIS. — SYN. engrais, amendement. L’a-mendement est l’action physique exercée par unematière solide sur un sol pour le rendre favorableà la culture. L’engrais est une matière pénétranten tout ou en parti» dans une plante pour contri-buer à son développement. L’amendement modifiel’état mécanique du sol, en le rendant plus meu-ble eu plus tenace; l’engrais est un aliment pourles plantes. Dans le langage pratique on confondsouvent les amendements avec les engrais miné-raux.
ENGRENAGE. Système de roues dentées, dis-posées de manière à transmettre un mouvement derotation d’un arbre à un autre. Engrenage deLahire, qui sert à transformer un mouvement cir-culaire continu en un mouvement rectiligne alter-natif. Engrenage d’Huygens, engrenage d’angle,dans lequel le rapport des vitesses des deux arbresest variable. Engrenage différentiel, engrenagedisposé de manière à donner à un arbre un mou-vement qui soit la différence de deux autres. En-grenage elliptique, celui qui transmet un mouve-ment de rotation variable à un axe parallèle.
ENJOLIVEUR. Ajoutez : Marchand enjoliveur,celui qui vend des guirlandes, festons, etc. Tarifdes patentes, (858.
ENNUYANT. Ajoutez : Oui cause du tourment,de la gêne. Ayant laissé là les Variations, tropennuyantes pour lui [Jurieu ], boss., Avert. repr.de l’idol. i.
f ENRACINATION (an-ra-si-na-sion), s. f. Termed’horticulture. Action de s’enraciner, de prendreracine. L’eau qui séjourne longtemps dans les potset est nuisible à l’enracination, Revue horticole, ( 808,(" août, p. 280
ENV
ENRACINÉ. || Terme de construction. Qui a unenracinement. La jetée enracinée au fort Abd-el-Kader ....Journ. offic. ( 7 jui 11. (872, p. 4859,3* col.
| ENRAGÉMENT (an-ra-jé-man), adv. D’une ma-nière enragée. J’ai choisi cent maximes de M. dela Rochefoucauld-, sur lesquelles je fais des remar-ques pour les bien faire entendre ; je définisenragément, peut-être bien, peut-être mal ; maisenfin, je veux fixer mes idées, corbinelli, Lettre àBussy, 27 févr. (679, dans sév. t. v, p. 526, éd.
RÉGNIER.
— HIST. xvi* s. Enragéement, nicot.
f ENRAYAGE (en-rè-ia-j’), s. m. Action d’enrayer.Sabot d’enrayage.
fENRAYOIR. Ajoutez : || Baguettequ’onintrodui-sait dans le canon de l’arbalète de chasse pour labander (voy. arbalète).
f ENROBAGE (an-ro-ba-j’l, s. m. L’enrobageconsiste à revêtir les bougies composées d’acidesgras à point de fusion un peu bas, d’une enveloppetrès-mince d’acide stéarique à point de fusion plusélevé, Monit. univers. (8 juin (867, p. 760, 3' col.
ENROUEMENT.— HIST. xiv' s. Frere, ce distGuillaumes, qui parla bassement, En faignant sonlangaige, com par esruement.... Ciperis, dans Hist.litt. de la Fr. t. xxvi, p. 23.
f ENSAROTÉ. Je suis épouvanté de voir des villa-geois, pieds nus ou ensabotés (ce mot doit bienpasser, puisque encapuchonné a passé) qui font farévérence comme s’ils avaient appris à dansertoute" leur vie, rac. Lettre à M. Vitart, (5nov.( 66 (.
fENTACAGE. — ÉTYM . En 4, et le radical tac,qui est dans taquet.
ENTENDRE. || Entendre haut, locution provin-ciale signifiant avoir l’oreille dure.
— REM. || 6. On a dit : à double entendre, pour :à double entente. On a ordonné aux comédiens ita-liens de retrancher de leurs pièces tous les mots àdouble entendre qui sont trop libres, dangeau, t. n,p. ( 01 , janvier (688.
ENTRE-CHOQUER. || V. a. Choquer des objetsl’un contre l’autre. Guerrier, il [le Germain] nequitte jamais ses armes, et il les entre-ch.oquelorsqu’une grave résolution est prise, iie laveleye,Rev. des Deux-Mondes, (" août (872, p. 5(6.
f ENTRE-CONTREDIRE (S’) (an-tre-kon-tre-di-r’), v. réfl. Se contredire l’un l’autre. Tandis queles médecins s’entre-contredisent, les maladesmeurent, gui patin, Lettres , t. n, p. 273.
ENTRÉE. Il Nom, dans le langage administratif,de petits tableaux indiquant les objets à discuterdans un conseil municipal ou départemental.|| Terme de turf. Entrées, somme versée par le pro-priétaire qui engage un cheval pour une course.
f ENTRE-GLOSER (S’) (an-tre-glô-zé), v. réfl.Se gloser, s’interpréter l’un l’autre.
— HIST. xvi* s. Il y a plus affaire à interpréterles interprétations qu’à interpréter les choses, etplus de livres sur les livres que sur aultre subject;nous ne faisons que nous entre - gloser, mont,iv, 237.
j-ENTRE-JETER (an-tre-je-té), ». a. Jeter del’un à l’autre.
— hist. xvi' s. Us s’entrejetterent force œillades,amyot, Sylla, 72.
f ENTRE-PARLEUR (an-tre-par-leur), s.m. S’estdit pour personnage en langage dramatique. Entête d’une tragédie de Boisrobert , la vraie Didonou la Didon chaste, imprimée en (643, chez Tous-saint Quinet, 0 n lit : Entre-parleurs, Hyarbas, roide Gétulie, etc.
+ F.NTRE-PRËTER.—HIST. xvi' s. Telz exercites[armées] sont désormais dons réciproques queg’entredonnent et s’entreprestent noz particulierscitoyens à noz despens, amyot, C. d'Utique , 64.
ENTRETOISE. || Dans les locomotives, virole enbronze placée entre la balance et le levier de lasoupape; elle met le mécanicien dans l’impossibi-lité d’obtenir un surcroît de pression au delà dutimbre fixé par les ingénieurs du contrôle.
ENTURE. Ajoutez : || Terme de charpente. As-semblage par lequel on réunit deux pièces de boisbout à bout : enture par quartier à mi-bois; entureà queue d’aronde. || Petite pièce de bois par la-quelle un armurier remplace une partie gâtée dansle bois d’une arme portative.
f ENVAGONNElt (an-va-go-né), ». a. Mettre envagons. La gare de Pantin , grâce à son quai dis-posé pour l’embarquement des bestiaux, offre descommodités particulières pour envagonner l’artil-lerie, l‘aris-.lournal, (9juill. (870.
•f ÉNVEI.OPPEUR. Il est vrai qu’il [la Fontaine]
EPI
en a fait quelques-uns [cont s] où il y a des en-droits un peu trop gaillards; et, quelque admi-rable enveloppeur qu’il soit, j’avoue que cesendroits-là sont trop marqués, furetière, Facturas ,t. il, p. 195 ( Lettre de Bussy-Rabutin à Furetière ,4 mai (686).
2. ENVI.— ÉTYM. Au lieu de: Envi.... raison,lisez : le provençal invit, invitation, défi, envidar ,enviar, renvier, prouve que c’est le lat. invitarequi est le radical (voy. renvi, renvier).
f ENVOLUMÉ, ÉE (an-vo-lu-mé, méé), adj.Ancien terme de marine, qui se disait, par opposi-tion à frégaté, d’un vaisseau ayant de grandesœuvres mortes. Un vaisseau qui a moinsd’œuvres mortes et qui présente plus de voile auvent en est beaucoup plus vite, outre que, quandil est envolumé, il est beaucoup plus pesant, etcette pesanteur le retarde considérablement, Cor-respondance Je Colbert, ni, 2 , p. 327.
j- ÉPARS (é-par), s. m. Pièce de bois transver-sale qui sert à maintenir l’écartement de deuxautres pièces plus longues. Dans les charrettes, leschariots, les camions, les tombereaux, les brouettes,les épars supportent les planches du fond, enmême temps qu’ils maintiennent les brancards, leslimons ou les bras. Dans une chèvre, les éparsmaintiennent l’écartement des hanches. Dans lescivières, les épars maintiennent l’écartement desbras.
ÉPAULARD. — ÉTYM . On a dit que c’était unecorruption de poisson au lard; M. Roulin penseque c’est epois-lard, spissum lardum, parce qu’onpouvait détacher ce lard, comme celui de la baleine,pour en faire de l’huile.
ÉPAULE. Après : Pousser le temps à l’épaule,ajoutez : par l’épaule, avec l’épaule. Voici untemps, ma chère enfant, où je n’entends plusrien : quand il me déplaît, comme à présent, e 1que j’en désire un meilleur, et que je l’espère, jele pousse à l’épaule, sév. 28 mars (689. Ecrivez-moisouvent, vos lettres me donnent courage, et m’ai-dent à pousser le temps par l’épaule, comme ondit dans ce pays-ci, rac. Lett. 26, à Vitart.
t ÉPAULETIER. Après : épaulettes, ajoutez : oud’officiers qui veulent trop militariser le régimed’une institution.
ÉPÉE. || L’épée des monuments grecs affecte leforme d’une feuille de sauge ; elle a deux tran-chants; la pointe en est aiguë. || L’épée romaine aune lame courte et droite; elle est à deux tran-chants ; la pointe en est à deux biseaux, dont l’angleest plus ou moins ouvert. || Grande épée d’arines,arme des xn', et xin' siècles; lame lourde, sansévidement. || Epée fourrée ou à deux mains, grandeet lourde épée, à deux tranchants, agissant surtoutde taille, à longue poignée pour être maniée edeux mains. || Épée bâtarde, épée dont la lameétait large et plus courte que_ celle de l’épée ordi-naire des hommes d’armes. || Épées jumelles, épéessymétriques, disposées d# manière à pouvoir êtreplacées deux à la fois dans le même fourreau.
f ÉPENDYTE (é-pan-di-t’), s. m. Terme d’anti-quité chrétienne. Vêtement usité surtout chez lesmoines.
ÉPERDUMENT. || Crier éperdument, crier dotoutes ses forces. L’on n’entendait presque rien àl’intérieur de la salle, à moins que l’orateur necriât éperdument, Monit. univ. (3 nov. (ses,p. (471, 5' col.
ÉPI. Ajoutez : Couronnement en métal, enplomb, en faïence, en terre cuite, qui surmontaitles anciennes toitures.
f ÉP1BATE (é-pi-ba-t’), s. m. Nom, à AtbèLCSides soldats qui faisaient le service à bord des na-vires de guerre.
ÉPICER. Il 8" Ajoutez .-Lorsqu’il s’agit de jugerde leurs contestations, ils les épicent à leur capriceet d’une manière tout exorbitante, Arrêt du Con-seil, 5 déc. (7(9.
tÉPICIIORIAL,ALE (é-pi-ko-ri-al, a-T), adj. Quia rapport à l’épichorion. Membrane épichorialc.
ÉPIEU. Ajoutez : Au moyen âge, arme à hampe,dont le fer large et épais avait la forme d un*feuille de sauge; la douille portait une barre defer transversale, nommée la croix, qui lui étaitréunie par une chaînette.
ÉPIGRAMME. Il 4" Ajoutez : François I " était àtable, quand on lui présenta une epigramme quilui plut fort, et en mangeant, il disait sans cesse :Ah ! la bonne épigramme ! Un bon gentilhommequi ouit cela dit après au mjître d’hôtel : Est-cequelque viando nouvelle ? Hé ! je vous en prie