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Tome premier.
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165
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EPISTRE I. 165

Que respondrois-je alors ? Honteux Sc rebutéJaurois beau me complaire en ma propre beauté,

■Et de mes tristes vers admirateur unique,

Oindre, en les relisant, l’ignorance publique.

^5 Quelqu orgueil en secret dont s’aveugle un Auteur,H e st fascheux, Grand Roy, de se voir sans Lecteur;^ daller durécit de Ta gloire immortelle^biller chez Francœur le sucre Sc la canelle.

Ainsi, craignant tous)ours un funeste accident,

J traite de Conrart le silence prudent:

laisse aux plus hardis l’honneur de la carrière,

•^t regarde le champ, assis fur la barrière.

Malgré moi toutefois, un mouvement secretEut flatter mon esprit qui se taist à regret.

^ ^ u °y 5 dis-je tout chagrin, dans ma verve infertile,îles vertus de mon Roy spectateur inutile,

■E^Udra-t-il sur sa gloire attendre à m’exercer,

Que ma tremblante voix commence à se glacer?bans un st beau projet, st ma Muse rebelleN ose le suivre aux champs.de Lille Sc de Bruxelíe,^ans le chercher aux bords de l’Escaut Sc du Rhin,■Ea Paix l’offre à mes yeux plus calme Sc plus serein.

R E M A R Q U E S.

dret du Liban. . 3 Dans ce vers & les deuxÇ r ccédens, l’Auteur se moque des mau-YaiS Imitateurs de Malherbe.

^ers ;8 . Habiller chez. F rancœur le su-c £ e & la canelle. ] Claude Julienne, ditrancœur , fameux Epicier.

Vers 40. T imite de Conrart le silence pru*dent.~\ Valentin Conrart, Académicien cé-lébré, qui n’a presque rien sait imprimer,mort en r 675.

Vers 50. — —De Lille & de Bruxelíe .]La campagne de 1 66j. en Flandres,