D'ARC HITECTVRE, &c.
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Pouce d’eau; c’est une quantité d'eau courante passant con-tinuellement par une ouverture ronde d’un pouce de diamè-tre ; en torte que la superficie de l’eau demeure toujours plushauted’une ligne, que la partie superieure de cette ouvertu-re, Sc fournissant dans une minute 13. pintes d'eau , tk dansune heure 800. pintes,ou z. muids 114. pintes de Paris. Voyez,t Architeíl. de Savot chap. 30. 9
POUF. Les Ouvriers disent qu’une pierre ou qu’un marbreest pouf, lorsqu’il s’égraine sous l’outil , comme le Otaistendre, p. 337.
POULIE. Petite roue ordinairement de cuivre, avec un canalfur son épaisseur : laquelle tourne sur un goujon qui la tra-verse , & dont on se sert aux Grues , Engins & autres Ma-chines , pour empêcher le frottement des cordages en éle-vant les fardeaux. C’est ce qui est indifféremment signifiédans Vitruve par ces mots Trochlea, Orbiculus, 8c Rechamus.
POURTOUR ; c’est la longueur ou l'étendue de quelque cho-se à l’entour d’un espacer ainsi on dit qu’une Souche de Che-minée , une Corniche de Chambre , un Lambris , Lcc. onttant de pourtour, c’est à dire de longueur ou d étendue de-dans ou dehors œuvre. C’est aussi la circonférence d’un corpsrond, comme d’un Dôme, d’une Colonne, &c. ce que lesGeometres nomment Peripherie, p. 160. & 334.
POUSSE E ; c’est l’effortque fait un Arc ou une Voûte pourpouffer au vuide, & qu’on retient par des arcs ou piliers bu-tanj. Plus un Arc est large & surbaissé , plus il a de pouff/e.Ce mot se dit aussi de l’efsort semblable que font les terresd’un Quay ou d’une Terrassé, & leCorroy d’un Bastardeau.p^.235. & 3 ío,
POUSSER. On dit qu’un mur pouffe au vuide , lorsqu’il bou-cle ou fait ventre. Pouffera lamam j c’est couper les ouvra-ges en plâtre faits à la main , & qui ne sont pas traînez ; Sctailler des Moulures fur de la pierre dure. C’est aussi enMenuiserie travailler à la main des Balustres, Moulures,&c.pi. 64 B. p. 189. Sc 341.