DE L’ASTRONOMIE. ig
et la dignité du juste, aux outrages d’un peupledont il avait été l’idole. Les Tables indiennes ontdeux époques principales qui remontent, l’uneà l’année 3 102 avant notre ère, l’autre à 14g i •Ces époques sont liées par les mouvemens dusoleil, de la lune et des planètes, de manière qu’enpartant de la position que les Tables indiennesassignent à tous ces astres à la seconde époque,et remontant à la première au moyen de cesTables, on trouve la conjonction générale qu’ellessupposent à cette époque primitive. Le savantcélèbre dont je viens de parler, Bailli, a cher-ché à établir dans son Traité de l’Astrono-mie indienne, que cette première e'poque étaitfondée sur les observations. Malgré ses preuvesexposées avec la clarté qu’il a su répandre surles matières les plus abstraites, je regarde commetrès vraisemblable qu’elle a été imaginée pourdonner dans le zodiaque, une commune origineaux mouvemens des corps célestes. Nos der-nières Tables astronomiques, considérablementperfectionnées par la comparaison de la théorieavec un grand nombre d’observations très pré-cises , ne permettent pas d’admettre la conjonc-tion supposée dans les Tables indiennes • ellesoffrent même à cet égard, des différences beau-coup plus grandes que les erreurs dont elles