20
VRÉCIS DK L’HISTOIRE
sont encore susceptibles. A la vérité, quelquesélémens de l’Astronomie des Indiens, n’ont puavoir la grandeur qu’ils leur assignent , quelong temps avant notre ère : il faut, par exem-ple, remonter jusqu’à six mille ans, pour re-trouver leur équation du centre du soleil. Maisindépendamment des erreurs de leurs détermi-nations, on doit observer qu’ils n’ont considéréles inégalités du soleil et de la lune, que relati-vement aux éclipses, dans lesquelles l’équationannuelle de la lune s’ajoute à l’équation ducentre dü soleil, et l’augmente d’une quantitéà peu près égale à la différence de sa véritablevaleur, à celle des Indiens. Plusieurs élémens,tels que les équations du centre de Jupiter etde Mars , sont très différens dans les Tables in-diennes , de ce qu’ils devaient être à leur pre-mière époque : l’ensemble de ces Tables, etsurtout l’impossibilité de la conjonction généralequ’elles supposent, prouvent qu’elles ont étéconstruites, ou du moins rectifiées dans destemps modernes. C’est ce qui résulte encoredes moyens mouvemens qu’elles assignent à lalune par rapport à son périgée, à ses noeuds etau soleil, et qui plus rapides que suivant Pto-lémée, indiquent qu’elles sont postérieures àcet astronome 3 car on sait par la théorie de la