DÊ l’astronomie. 2 I
pesanteur universelle, que ces trois mouvemenss’accélèrent depuis un très grand nombre desiècles. Ainsi ce résultat de la théorie, si im-portant pour l’Astronomie lunaire, sert encoreà éclairer la chronologie. Cependant l’antiqueréputation des Indiens ne permet pas de douterqu’ils aient dans tous les temps, cultivé l’Astro-nomie. Lorsque les Grecs et les Arabes com-mencèrent à se livrer aux sciences, ils allèrenten puiser chez eux, les premiers élémens. ■ C’estde l’Inde que nous vient l’ingénieuse méthoded’exprimer tous les nombres avec dix caractères,en leur donnant à la fois, une valeur absolue etune valeur de position ; idée fine et importante,qui nous paraît maintenant si simple, que nousen sentons à peine, le mérite. Mais cettesimplicité même, et l’extrême facilité qui enrésulte pour tous les calculs , placent notresystème d’arithmétique, au premier rang desinventions utiles ; et l’on appréciera la diffi-culté d’y parvenir, si l’on considère qu’il aéchappé au génie d’Archimède et d’Apollo-nius , deux des plus grands hommes dont l’anti-quité s’honore.
Les Grecs n’ont commencé à cultiver l’Astro-nomie , que long-temps après les Egyptiens et;,les Chaldéens, dont ils ont été les disciples. Il est,