de l’astronomie. 33
mais nous ignorons jusqu’à quel point il avaitavancé par ce moyen, l’explication des phéno-mènes célestes. Nous savons seulement que cejudicieux astronome considérant que le mouve-ment de la terre n’affecte point d’une manièresensible, la position apparente des étoiles, lesavait éloignées de nous, incomparablement plusque le soleil: il paraît être ainsi dans l’antiquité,celui qui eut les plus justes notions de la gran-deur de l’univers. Elles nous ont été transmisespar Archimède , dans son Traité de VArènaire-Ce grand géomètre avait découvert le moyend’exprimer tous les nombres, en les concevantformés de périodes successives de myriades demyriades : les unités de la première étaient desunités simples : celles de la seconde , étaient desmyriades de myriades , et ainsi de suite : il dé-signait les parties de chaque période, par lesmêmes caractères que les Grecs employaientdans leur numération jusqu’à cent millions. Pourfaire sentir l’avantage de sa méthode, Archi-mède se propose d’exprimer le nombre des grainsde sable, que la sphère céleste peut contenir,problème dont il accroît la difficulté, en choi-sissant l’hypothèse qui donne à cette sphère, laplus grande étendue : c’est dans cette vue, qu’ilexpose le sentiment d’Aristarque .
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