fte PRÉCIS DE l’histoire
de l’écliptique ; et son résultat corrigé de laréfraction et de la fausse parallaxe qu’il avaitemployée, donne cette obliquité plus grandequ’au commencement de ce siècle ; ce qui con-firme sa diminution successive.
Les annales de la Chine nous ont offert lesplus anciennes observations astronomiques :elles nous présentent encore vingt-quatre sièclesaprès, les observations les plus précises que l’onait faites avant le renouvellement de l’Astrono mie , et même avant l’application du télescopeau quart de cercle. On a vu que l’année astro-nomique des Chinois , commençait au solsticed’hiver; et que pour en fixer l’origine, on ob-serva dans tous les temps, les ombres méri-diennes du gnomon vers les solstices. Gaubil,l’un des plus savans et des plus judicieux mis-sionnaires Jésuites envoyés dans cet empire ,nous a fait connaître une suite d’observationsde ce genre, qui s’étendent depuis l’an nooavant notre ère, jusqu’en 1280 après. Elles in-diquent avec évidence , la diminution de l’obli-quité de l’écliptique qui dans ce long intervalle,a été d’un millième de la circonférence. Tsou-tchong, l’un des plus habiles astronomes chi-nois, comparant les observations qu’il fit àINankin en 461 , avec celles que l’on avait faites