PRÉCIS DE L’HISTOIRE
prendre le centre de l’image. )> Gaubil, dontnous tenons ces détails, nous a communiquéplusieurs de ces observations faites depuis 1277jusqu’en 1280 : elles sont précieuses par leurexactitude , et prouvent d’une manière incon-testable, les diminutions de l’obliquité de l’éclip-tique , et de l’excentricité de l’orbe terrestre ,depuis cette époque jusqu’à nos jours. Coclieou-King détermina avec une précision remarqua-ble , la position du solstice d’hiver par rapportaux étoiles en 1280 : il le faisait coïncider avecl’apogée du soleil, ce qui avait eu lieu trenteans auparavant : la grandeur qu’il supposait àl’année, est exactement celle de notre annéegrégorienne. Les méthodes chinoises pour lecalcul des éclipses, sont inférieures à celles desArabes et des Perses : les Chinois n’ont pointprofité des connaissances acquises par ces peu-ples, malgré leurs communications fréquentesavec eux; ils ont étendu à l’Astronomie elle-même, l’attachement constant qu’ils portent àleurs anciens usages.
L’histoire de l’Amérique , avant sa conquêtepar les Espagnols , nous offre quelques vestigesd’Astronomie ; car les notions les plus élémen-taires de cette science, ont été chez tous lespeuples, les premiers fruits de leur civilisation.