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point aux dépenses excessives qu’elles avaientoccasionnées. Doué d’un esprit juste , Alphonseétait choqué de l’embarras des cercles et desépicycles dans lesquels on faisait mouvoir lescorps célestes : Si Dieu , disait-il, jn } avait ap-pelé à son conseil, les choses eussent étédans un meilleur ordre. Par ces mots qui furenttaxés d’impiété, il faisait entendre que l’on étaitencore loin de connaître le mécanisme de l’uni-vers. Au temps d’Alphonse, l’Europe dut auxencouragemens de Frédéric II, empereur d’Al-lemagne , la première traduction latine de l’Al-mageste de Ptolémée , que l’on fit sur la versionarabe.
Nous arrivons enfin à l’époque où l’Astrono-mie sortant de la sphère étroite qui l’avait ren-fermée jusqu’alors, s’éleva par des progrès rapi-des et continus,à la hauteur où nous la voyons.Purbach, Regiomontanus et Walterus préparè-rent ces beaux jours de la science, et Copernic les fit naître par l’explication heureuse des phé-nomènes célestes, au moyen des mouvemens dela terre, sur elle-même et autour du soleil. Cho-qué comme Alphonse , de l’extrême complica-cation du système de Ptolémée , il chercha dansles anciens philosophes, une disposition plussimple de l’univers 3 il reconnut que. plusieurs