DE d’astronomie. gg
sent leurs lumières et leurs efforts. Cette réuniondevient surtout nécessaire, quand le progrèsdes sciences , multipliant leurs points de con-tact , et ne permettant plus à un seul hommede les approfondir toutes ; elles ne peuventrecevoir que de plusieurs savans, les secoursmutuels qu’elles se demandent. Alors le phy-sicien a recoins au géomètre, pour s’élever auxcauses générales des phénomènes qu’il observe ;et le géomètre interroge à son tour, le physi-cien , pour rendre ses recherches utiles en lesappliquant à l’expérience, et pour se frayer parces applications mêmes , de nouvelles routesdans l’analyse. Mais le principal avantage desacadémies, est l’esprit philosophique qui doits’y introduire, et de là se répandre dans touteune nation et sur tous les objets. Le savant isolépeut se livrer sans crainte à l’esprit de système :il n’entend que de loin, la contradiction qu’iléprouve. Mais dans une société savante, le chocdes opinions systématiques finit bientôt par lesdétruire 5 et le désir de se convaincre mutuelle-ment, établit nécessairement entre les membres,la convention de n’admettre que les résultats del’observation et du calcul. Aussi l’expériencea-t-elle montré que depuis l’origine des acadé-mies, la vraie philosophie s’est généralement
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