DE L’ASTRONOMIE. ÎOI
et qui se répandant par de nombreuses applica-tions, sur la nature et sur les arts, sont deve-nues d’inépuisables sources de lumières et dejouissances. Les gouvernemens sages convaincusde l’utilité des sociétés savantes, et les envisa-geant comme l’un des principaux fondemens dela gloire et de la prospérité des empires, les ontinstituées et placées près d’eux, pour s’éclairerde leurs lumières dont souvent ils ont retiré degrands avantages.
De toutes les sociétés savantes, les deux pluscélèbres par le grand nombre et par l’impor-tance des découvertes dans l’Astronomie , sont,l’Académie des Sciences de Paris , et laSociété Royale de Londres . La première futcréée en 1666, par Louis XIV qui pressentitl’éclat que les sciences et les arts devaient ré-pandre sur son règne. Ce monarque dignementsecondé par Colbert , invita plusieurs savansétrangers à venir se fixer dans sa capitale,Jfuygens se rendit à cette invitation flatteuse ;il publia dans le sein de l’Académie dont il futun des premiers membres, son admirable ou>vrage de Horologio oscillatorio.
Dominique Cassini fut pareillement attiré àParis , par les bienfaits de Louis XIV . Pendantquarante ans d’utiles travaux, il enrichit l’As-