DE lAsTRONOMIE. Io5
siècle , avait conclu des éclipses des satellites deJupiter . On doit être surpris que dans l’inter-valle d’un demi-siècle, qui sépare cette décou-verte de celle de Bradley, aucun des savanstrès distingués qui existaient alors , et qui tousadmettaient le mouvement de la lumière , n’aitfait attention aux effets très simples qui en ré-sultent sur la position des étoiles. Mais l’esprithumain si actif dans la formation des systèmes,a souvent attendu que l’observation et l’expé-rience lui aient fait connaître d’importantes vé-rités que le simple raisonnement eût pu fairedécouvrir. C’est ainsi que l’invention des lu-nettes astronomiques a suivi de plus de trois siè-cles, celle des verres lenticulaires , et n’a mêmeété due qu’au hasard.
En 1745 , Bradley reconnut par l’observa-tion , la nutation de l’axe terrestre et ses lois.Dans toutes ces variations apparentes des étoiles,observées avec un soin extraordinaire, il n’a-perçut rien qui indiquât une parallaxe sensible.On doit encore à ce grand astronome , le pre-mier aperçu des principales inégalités des satel-lites de Jupiter , que Wargentin ensuite adéveloppé avec étendue. Enfin , il a laissé unrecueil immense d’observations de tous les phé-nomènes que le ciel a présentés vers le milieu