DE L*ASTRONOMIE. îOtJ
travers quatorze siècles d’ignorance, les véritésastronomiques que les anciens avaient trouvées,et qu’il avait encore accrues. Quand Descartes vint, le mouvement imprimé aux esprits parles découvertes de l’imprimerie et du nouveaumonde, par les révolutions religieuses, et parle système de Copernic , les rendait avides denouveautés. Ce philosophe substituant à devieilles erreurs, des erreurs plus séduisantes,soutenues de l’autorité de ses travaux géomé-triques , renversa l’empire d’Aristote , qu’unephilosophie plus sage eût difficilement ébranlé.Ses tourbillons accueillis d’abord avec enthou-siasme , étant fondés sur les mouvemens de la.terre et des planètes autour du soleil, contri-buèrent à faire adopter ces mouvemens. Mais enposant en principe, qu’il fallait commencer pardouter de tout, Descartes prescrivit lui-mêmede soumettre ses opinions à un examen sévère ;et son système astronomique fut bientôt détruitpar les découvertes postérieures qui, jointesaux siennes, à celles de Kepler et de Galilée , etaux idées philosophiques que l’on acquit alorssur tous les objets, ont fait de son siècle illustréd’ailleurs par tant de chefs-d’œuvre dans la litté-rature et dans les beaux-arts , l’époque la plusremarquable de l’histoire de l’esprit humain.'