de l’astronomie. 113
de leurs orbes, que leur force centrifuge, et parconséquent , leur tendance vers le soleil, dimi-nuent en raison du carré de leurs distances aucentre de cetastre ; Newton supposa donc la mêmeloi de diminution, à la pesanteur d’un corps, àmesure qu’il s’élève au-dessus de la surface delàterre (i). En partant des expériences de Galilée sur la chute des graves, il détermina la hauteurdont la lune abandonnée à elle-même descen-drait vers la terre, dans un court intervalle detemps. Cette hauteur est le sinus verse de l’arcqu’elle décrit dans le même intervalle, sinusque la parallaxe lunaire donne en parties durayon terrestre; ainsi, pour comparer à l’obser-vation , la loi de la pesanteur réciproque aucarré des distances, il était nécessaire de con-naître la grandeur de ce rayon. Mais Newtonn’ayant alors, qu’une mesure fautive du méri-dien terrestre, parvint à un résultat différentde celui qu’il attendait ; et soupçonnant que desforces inconnues se joignaient à la pesanteurde la lune, il abandonna ses idées. Quelquesannées après, une lettre du docteur Hook lui fit
(i) Parmi toutes les lois qui font évanouir l’attractionà une distance infinie, la loi de la nature est la seuledans laquelle cette supposition de Newton soit légitime.
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