DE L’ASTRONOMIE, 1-2 ï
blême de la précession des équinoxes, quoiquefort ingénieuse et malgré l’accord apparent doson résultat avec les observations, est défec-tueuse à plusieurs égards. Dans le grand nombredes perturbations des mouvemens célestes, iln’a considéré que celles du mouvement lunaire,dont la plus grande, l’évection, a échappé à sesrecherches. Il a bien établi l’existence du prin-cipe qu’il a découvert ; mais le développementde ses conséquences et de ses avantages , a étél’ouvrage des successeurs de ce grand géomètre.L’imperfection du calcul infinitésimal à sa nais-sance , ne lui a pas permis de résoudre complè-tement les problèmes difficiles qu’offre la théoriedu système du monde ; et il a été souvent forcéde ne donner que des aperçus toujours in-certains, jusqu’à ce qu’ils aient été vérifiés parune rigoureuse analyse. Malgré ces défauts iné-vitables ; l’importance et la généralité des dé-couvertes sur ce système et sur les points les plusintéressans de la Physique mathématique, un,grand nombre de vues originales et profondes quiété le germe des plus brillantes théories des géo*mètres du dernier siècle , tout cela présentéavec beaucoup d’élégance, assure à l’ouvrage desPrincipes , la prééminence sur les autres pi’o?ductions de l’esprit humain.