DE L’ASTRONOMIE. I2Q
susceptible de l’élégance qui naît du dévelop-pement d’une longue suite d'expressions enchaî-nées les unes aux autres, et découlant toutes,d’une même idée fondamentale. L’analyse ré-unit encore à ces avantages, celui de pouvoirtoujours conduire aux méthodes les plus simples :il ne s’agit pour cela , que de l’appliquer d’unemanière convenable , par un choix heureuxdes inconnues , et en donnant aux résultats ,la forme la plus facile à construire géométri-quement, ou à réduire en nombres : Newton lui-même en offre beaucoup d’exemples dansson Arithmétique universelle. Aussi les Géo-mètres modernes convaincus de cette supério-rité de l’analyse , se sont spécialement appli-qués à étendre son domaine et à reculer sesbornes (i).
Cependant, les considérations géométriquesne doivent point être abandonnées : elles sontde la plus grande utilité dans les arts. D'ail-'
/ (1) Les premières applications <fe l’analyse au mou-vement de la lune offrirent un exemple de cette supério-rité : ellesdonnèrent avec facilité,non-seulement l’inégalitéde la variation, que Newton avait obtenue difficilementpar un procédé synthétique -, mais encore l’évection qu’iln’avait pas même essayé de rattacher à la loi de la pesan-teur. Il serait certainement impossible de parvenir par la
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