3 3:2 PRÉCIS DE L ? HISTOIRE
pas pour les contemporains de Newton et poufNewton lui-même, toute la certitude que leprogrès des sciences mathématiques et des ob- 1servations, lui ont donnée. Euler et Clairaut qui les premiers, avec d’Alembert, appliquèrentl’analyse aux perturbations des mouvemens cé-lestes , ne la jugèrent pas suffisamment établie,pour attribuer à l’inexactitude des approxima-tions ou du calcul, les différences qu’ils trou-vèrent entre l’observation et leurs résultats surles mouvemens de Saturne et du périgée lunaire.Mais ces trois grands géomètres et leurs succes-seurs ayant rectifié ces résultats, perfectionné.les méthodes, et porté les approximations aussiloin qu’il est nécessaire, sont enfin parvenus àexpliquer par la seule loi de la pesanteur , tousles phénomènes du système dü inonde, et àdonner aux théories et aux tables astronomiques,une précision inéspérée. Il n’y a pas encore troissiècles, que Copernic introduisit dans ces tables,les mouvemens de la terre et des autres planètesautour du soleil. Environ un siècle après, Keplery fit entrer les lois du mouvement elliptique,qui dépendent de la seule attraction solaire*Maintenant, elles l’enferment les nombreusesinégalités qui naissent de l’attraction mutuelledes corps du système planétaire : tout empi-