DE L’ASTRONOMIE. i33
ïisme en est banni ; et elles n’empruntent del’observation, que les données indispensables.
C’est principalement dans ces applications de1’analyse, que se manifeste la puissance de cemerveilleux instrument sans lequel il eût étéimpossible de pénétrer un mécanisme aussi com-pliqué dans ses effets, qu’il est simple dans sacause. Le géomètre embrasse présentement dansses formules, l’ensemble du système solaire etses variations successives. Il remonte aux diversétats de ce système dans les temps les plus re-culés , et il redescend à tous ceux que les tempsà venir dévoileront aux observateurs. Il voit cesgrands cliangemens dont l’entier développementexige des millions d’années , se renouveler enpeu de siècles, dans le système des satellites deJupiter, par la promptitude de leurs révolu-tions, et y produire de singuliers phénomènesentrevus par les astronomes , mais trop compli-qués ou trop lents pour qu’ils en aient pu déter-miner les lois. La théorie de la pesanteur, de-venue par tant d’applications, un moyen dedécouvertes, aussi certain que l’observation elle-même , a fait connaître ces lois et beaucoup d’au-tres dont les plus remarquables sont la grandeipégalité de Jupiter et de Saturne , les équa-tions séculaires des mouvemens de la lune pas