J 34 PRÉCIS DE l’histoire
rapporta ses nœuds et à son périgée, et le beaurapport qui existe entre les mouvemens des trois,premiers satellites de Jupiter .
Par ce moyen, le géomètre a su tirer des ob-servations, comme d’une mine féconde, les élé—mens les plus importans de l’Astronomie , quisans l’analyse, y resteraient éternellement ca-chés. Il a déterminé les valeurs respectives desmasses du soleil, des planètes et des satellites,par les révolutions de ces différens corps, etpar le développement de leurs inégalités pério-diques et séculaires : la vitesse de la lumière etl’ellipticité de Jupiter , lui ont été données par leséclipses des satellites, avec plus de précision quepar l’observation directe : il a conclu la rotation.d’Uranus, de Saturne et de son anneau, et l’a-platissement de ces deux planètes, de la positionrespective des orbes de leurs satellites : les pa-rallaxes du soleil et de la lune, et l’ellipticité,même du sphéroïde terrestre, se sont mani-festées dans les inégalités lunaires ; car on a vuque la lune, par son mouvement, décèle à l’As-tronomie perfectionnée, l’aplatissement de laterre dont elle fit connaître la rondeur aux pre-miers astronomes, par ses éclipses. Enfin , parune combinaison heureuse de l’analyse avec lesobservations, la lune qui semble avoir été don-