NOTIONS PRELIMINAIRES
DE LA NAVIGATION.
1. L art de la Navigation qu’on nomme pilotage peut sediviser en deux parties : le cabotage et le long-cours. Le cabotageconsiste à aller de cap en cap ou le long des côtes, c’est-à-dire, àfaire de petits voyages. Le long-cours, au contraire, exige qu’onaille en pleine mer, qu’on fasse de longues traversées, qu’onperde la terre de vue pendant plusieurs jours, et même assezsouvent pendant plusieurs mois.
2 . Si le navigateur pouvait apprécier son chemin avec autantd exactitude qu’un ingénieur mesure une base sur le terrein; deplus, s’il lui était possible d’assigner la véritable direction qu’ilsuit par une simple opération graphique , il obtiendrait lepoint du globe où se trouve son vaisseau; mais il n’en est pasainsi ; il a besoin du secours des astres : c’est pour cette raisonque le long-cours se nomme aussi navigation hauturière.
3. Lorsque le navigateur peut obtenir la plus grande hauteurd un astre, hauteur qu’on nomme hauteur méridienne , il dé-
termine la latitude, c’est-à-dire la distance du lieu où se trouvele navire à un grand cercle de la sphère appelé équateur. Cetteconnaissance de la latitude ne lui est pas suffisante; il faut encorequ’il connaisse la longitude, c’est-à-dire la quantité de degrésdont le vaisseau est avancé à l’orient ou à l’occident d’un grandcercle de la sphère terrestre qu’on appelle le premier méridien.Pour déterminer la longitude, il faut mesurer les distances angu-laires de la lune au soleil, et quelquefois celles de la lune auxétoiles. Enfin, on obtient encore la longitude avec une grandeprécision, en faisant usage de montres marines dont la marchediurne est régulière et bien déterminée. La mesure des distancesde la lune au soleil ne peut être évaluée quelques jours avant lanouvelle lune, ni quelques jours après; il en est de mêmelorsqu’il y a pleine lune. Quant au calcul de longitude par lesmontres marines, une bonne hauteur du soleil suffit pour déter-miner la différence des méridiens.
DE LA SPHÈRE, DE SES CERCLES ET DES AXES.
4 . On appelle sphère ou globe un corps rond sur tous lessens : ainsi la terre que nous habitons est une sphère, et l’espaceimmense qui l’environne, et qui renferme aussi tous les autresglobes, se nomme sphère céleste. L’ombre de la terre, portée surla lune dans ses éclipses, prouve évidemment la rondeur duglobe que nous habitons.
5. On a d’abord imaginé dix cercles dans la sphère, six grandset quatre petits. Les six grands sont: 1 ’ équateur, X horizon, leméridien, X écliptique, les deux eolures ; les quatre petits sont :les deux tropiques et les deux cercles polaires. Le point du ciel
le plus élevé au-dessus de l’horizon se nomme zénith , et celuiqui est diamétralement opposé s’appelle nadir.
6. Tous les grands cercles ont leur axe et leurs pôles particu-liers. On appelle axe d’un cercle la ligne droite qui va d’un pôleà l’autre; cette ligne est toujours perpendiculaire au plan ducercle, et passe par son centre. Le globe terrestre a deux mouve-ments : le premier se fait sur son axe, d’occident en orient, en24 h., et se nomme jour; le second se fait sur son orbite, dansle même sens que le premier, en 365 jours 5 h. 48 m. 48 s.,et se nomme année.
DE L’ÉQUATEUR.
7- XJ Equateur est un grand cercle fixe, perpendiculaire à,,f Xe monde; il coupe le méridien perpendiculairement etorizon obliquement, excepté le cas où la sphère est droite;il est alors perpendiculaire à l’horizon, il passe par le zénithet 9. r.-’ P°' es sont an N- et au S- de l’horizon.
o. resuite du mouvement diurne de la terre, d’occident enorient, 1 qu e l’observateur, placé sur l’équateur terrestre,aperçoit tous les points du ciel, dans l’espace de 24 heures,et que P°“ r u i les jours sont égaux aux nuits pendant toutel’annee; 2 qu e observateur, supposé au pôle, ne voit que lamême partie u ciel; q ue ce ) u ; q U ; sera ît au pôle N. commen-
cerait un jour de six mois le ao mars, tandis qu’à la mêmeépoque celui qui habiterait le pôle S. commencerait une nuitde même durée; 3° enfin, que celui qui est placé au 45° delatitude N. ne voit jamais les étoiles éloignées de moins de 45°du pôle S.
9 . Les propriétés de l’équateur sont de mesurer la longitudeterrestre, les ascensions droites des astres dans le ciel, l’anglehoraire, la différence ascensionnelle des astres. C’est à com-mencer de l’équateur terrestre que l’on compte les latitudes depart et d’autre jusqu’à chaque pôle; c’est aussi à commencerde l’équateur céleste que l’on compte les déclinaisons des astres.
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