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Tome troisième. G - L.
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GAZ

GEA

Scie concile de Carthage, St écrit Gazanfala. 11 ajoutequ’un fragment de Victor d’Utique porte Gazaufula.Dans la Géographie sacrée d’Afrique, que je viens de citer,«M lit que cette même ville est nommée Ga^auphna parPtolomée, Ga^opbila parProcope, St Gaçaupala dansla Carte de Peutinger.

GAZAUFULA. Voyez l’article précédent.

GAZELUM, ancienne ville de la Cappadoce, selonPline , l. 6, c. 2. Le P. Hardouin pense que c’est peut-être la même ville que Galoron , de Ptolo-

mée, L j, c. 6 , entre Sinope St l’embouchuredufleuveHalys.

GAZELOTUS, rvÇwxwTof, lieu ou canton de la Ga-latie, selonStrabon, L ìz, p- 560. Ortélius St Casau-bon soupçonnent que ce pourroit bien être la Gazali-NA dont parle Ptolomée qui la met dans les terres, &à peu de distance de la mer. Voyez ZAGILLOUITIS.

GAZENA, ville de la grande Phrygie , selon Ptolo-mée , /. 5 , c. z. Ortélius dit qu’il en est parlé an con-cile de Chalcédoine. Auroit-elle eu un íìége épiscopal ?les Notices n’en font point mention.

GAZER. Voyez Gadara z. St Gader.GAZERON. Voyez Assaremo St Gadara 2.

GAZETICA Vina , ou

GAZETUM Vinum. Caffiodore, Variar. I. n, c. ii,vante un vin qu’il nomme Ga^etum vinum , St SidoniusApolinaris , carm. 17, v. 15, dans un petit poëme parlequel il invite Ommatius à un repas, lui dit :

V’ina mïhi non sunt Ga^etica , C hia Faltrna,Quœque Sareptano palmite mijsa bibas.

Sur quoi le savant P. Sirmond, p. 153 , dans íès Notesíùr cet auteur, observe que Gaqetum vinum , selon Isi-dore, est ainsi nommé du paysd’où oni’apporte, c’està-dire de Gaza de Palestine, comme Sareptanum vinumest du vin de Sarepta, au pays de Sidon. Ces deux vinssont célébrés par Corippe, /. 3 , St par Fortunat, /. 4,de vitâ S. Martini. Ga^etum se trouve auffi dans Grégoirede Tours, de Gloria Confejjor. 65. Voyez Gaza.

GAZIURSA, ville d’Asie, vers la Cappa-doce , selon Dion Camus, 3 5, />. 5. Pline, 1.6, c. 2,

dit GAZIURA sans f, & c’est ainsi qu’il faut écrire cenom. Strabon, l. iz, p. 447 St 547 , dit de même, queGaziura étoit anciennement une ville royale ; elle étoitfur le fleuve Iris.

GAZNA, ou Gaznah , ou Gaznin , ville d’Asie,dans la Perse St dans la province de Zablestan. NaflìrEddin StUlug Beig lui donnent 104 d. zo' de longitude,Sc 33 d. 3 5 ' de latitude. Ces auteurs la placent dans letroisième climat, auffi - bien qu’Abdelmoal dans fa Géo-graphie persienne, qui dit néanmoins que quelques - unsla mettent dans l’Indoustan, St qu’elle n’est éloignéeque de huit journées de la ville de Bamian. Gazna, ditle même auteur, est une ville qui n’a ni arbres ni jar-dins , St qui n’est recoinmandable que par la dynastiequi y est établie. Le sultan Mahmoud, sils de Sébecte-gin, qui la fonda, prit le íiirnom de Gaznévi , & lelaissa à toute fa postérité. II est pourtant vrai que lemême Mahmoud fut aufli surnommé Zabeli , à cause quecette ville est de la province de Zablestan , d’ou étoitsortie sa mere , fille d’un prince de ce pays. Cette villedevint aufli la capitale des sultans de la dynastie desGaurides qui dépouillèrent les Gaznévides de leurs états,elle fut pillée Sc brûlée par Gihansouz.

GAZNAH, ( Saarah al Gaznah) c’est-à-dire ledésert de Gazna; désert d’Asie, dans la Transoxane.La ville de Zamin est située entre ce désert Sc la montagned’Osrouschnah.

GAZNAVIAH, en' arabe, Sc Gaznévian en per-íîen. Nous disons en françois les Gaznévides; ce futune dynastie célébré dans la Perse Sc dans les Indes. Elleavoit commencé par un gouverneur de Gazna, d’où luivint son nom. J’en parle suffisamment à l’article INDOUS-tan. Cette dynastie a régné 213 ans sur la Perse , Scdans une partie des Indes , selon Ben-Schonah cité pard’Herbelot ; cependant ce dernier ne commence le régnede Madmoud , que l’an 495 de l’hégrie, Sc finit celuide Khosrou 8 chah en 5 ï 0 - H ajoute que le calcul deBen-Schonah qui donne deux cens treize ans à cette dy-nastie , lui paroît plus juste.

GAZOLA, petite ville de Barbarie, dans le royaumede Fez, fur la côte de la province de Héa ; Molet,in Ptolomœum , l. 4, c. i, dit que c’est la Tamusigade Ptolomée, qu’il ne faut pas confondre avec Tamu~dda du même auteur, que Melot dit être T&fdfdt.

1. GAZORUS. Voyez Gasorus.z. GAZORUS, rdÇa>&ç, ancienne ville de la Pa-lestine, selon Ptolomée, /. 5 , c. 16. Elle étoit à l’orientdu Jourdain, selon cet auteur, qui la distingue ainsi deGadora.

Longit. Latit.

Gadora 6j d. 45'. 21 d. 30'.

Gasorus 67 d. 30'. 31 d. 15'.

GAZOS. Voyez Pazus.

GAZULENA, ancienne ville épiscopale d’Egypte ,comme il paroît par une lettre des évêques d’Egypte àl’empereur Léon , insérée dans le Recueil des Conciles ,Sc souscrite par Maximus Gargulenus. * Ortélius The-Jaur.

GAYE, doyenné de France, en Champagne. C’étoitun ancien monastère de l’ordre de S. Benoît, dans lequel,en l’année 1114, il y avoit un nombre considérable dereligieux. II est situé à deux lieues de Sézanne, Sc à dixlieues de Troyes, dans une belle plaine remplie de fleurs,Sc arrosée de plusieurs sources d’eau. Ii y a un assez bonvillage , au bout duquel, du côté de Sézanne, est ce mo-nastère entouré de hautes murailles Sc d’eau. L’église estdune belle Sc antique structure, toute de pierres de taille ;le chœur est ruiné, il n’y reste plus que les pilliers, lecloître est démoli auffi-bien qu’une grande partie des lieuxréguliers qui furent brûlés par les Huguenots en 1567.II n’y a à présent que trois ou quatre religieux non ré-formés. * B augier, Mémoires Hist. de la “Champagne ,t. 2, p. 236.

GE

GÉA, ville de l’Arabie, près de Pétra, selon Etiennele géographe qui cite les Antiquités arabiques, écrites parGlaucus.

GÉAMAGIDID , ville d’Afrique, dans la provincede Maroc, proprement dite. C’est la même que GÉMAA-IÉDID. Corneille les distingue mal-à-propos. Voyez GÉ-MÉA.

GÉANS; (les) nous appelions ainsi les hommes d’unetaille démesurée , auprès desquels les autres hommes pa-roissent petits. L’écriture sainte ne permet pas de douterqu’il y ait des géans. Les écrivains sacrés Sc profanes ,les anciens &c les modernes s’accordent à dire qu’il y ena eu Sc qu’il y en a encore. On ne peut le nier, ditD. Calmet, Dict. de la Bible , fans s’inscrire en fauxcontre récriture , contre les histoires les plus certaines ,2 c contre la tradition de tous les peuples. Les Israélitesqui a voient parcouru la Terre-sainte, dirent à leurs frè-res qu’ils avoient vu dans ce pays-là des géans de larace d’Enac ( a ) qui étoient si démesurément grands, queles autres hommes n’étoient devant eux que comme dessauterelles. Moïse parle du lit d’Og, roi deBasan, quiavoit neuf coudées de long, fur quatre de large , ( b )c’est-à-dire quinze pieds quatre pouces de long. Goliath( c ) avoit six coudées St une paume de haut, c’est-à-diredix pieds sept pouces. Ces sortes de géans étoient en-core communs sous Josué & fous David, dans un temsoù la vie des hommes étoit déja si fort abrégée, Sc oùl’on peut présumer que la grandeur St ] a f orce des corpsétoit auffi fort diminuée. Homere ( d ) parle des géansOthus Sc Ephialtes, qui, à l’âge de neuf ans, avoient déjaneuf coudées de grosseur, & trente-six de hauteur. II nousdécrit auffi la grandeur du Cy dope Polypheme ( e ), dontla force étoit telle, qu’il remuoit aisément Sc fans lemoindre effort, une roche que vingt chariots à quatreroues auroient à peine pu soulever de terre. Je ne donnepas cela (dit ce savant Bénédictin ) pour une histoire cer-taine , mais simplement pour une preuve de l’anciennetradition des peuples qui ont toujours cru qu’ancienne-ment les hommes étoient beaucoup plus grands Sc plusforts qu’ils ne le font depuis plusieurs siécles ; opinionqui se voit répandue dans tous les anciens poètes Scautres écrivains. * ( a ) Numer. c. 13 , v. 33 Sc 34.(b) Deuter. c. 3 , v. 2. (, c ) Reg. 1 . 1 , c. 17, v . 4.