2. GIBRALTAR, gros bourg de T Amérique, dansla province de Venezuela , au midi de Barracoa , fur lebord oriental d’un grand golfe qui s’etend nord & sudà l’embouchure de la riviere de Mérida. Oexmélin, Hifi.des Aventuriers , t. i, p. 170, dit que cette baye est or-dinairement nommée la. baye de Maracdibe 3 car, dit-il,ils corrompent auffi le nom propre de Maracdibo en ce-lui de Marecaye . Lui-même , il la nomme la baye de Vé-.nc~uela. II dit, p. X 73 , que le bourg qu’il appelle Gi-braltar , est bâtit fur le bord du lac : proche de ce bourgfont quantité de belles habitations, où l’on fait le tabacde Maraca'ibo, tant estimé en Espagne. On y fait ausiìquantité de catao. Cest le meilleuriSt le plus excellentqui croisse aux Indes Espagnoles. II s’y fait auffi astez delucre pour entretenir le pays, où il s’en consomme unegrande quantité. Ce bourg a communication avec plu-sieurs villes qui font au-delà d,e très-grandes montagnes,toujours couvertes de neiges, qu o n nomme montes de Gi-braltar. La ville qui a le plus de commerce avec ce bourg,est Mérida , dont le gouverneur commande auffi à
gheur cie Donzy, & fon cière Renaud cédèrent à Phi-lippe-Auguste la propriété de Gien ; 8c Hugues, évê-que d’Auxerre, céda Pan 1203 , au roi Fhommage quilui appartenoit ; ík pour récompense, Phiiipe- Augustelui céda Sc à son église certains droits de procurationqu’il avoit fur fort évêché , &c P exempta du droit derégale dans la fuite ; il jouit encore aujourd’hui de cetteexemption. Ce comté de Gien fut donné depuis par lesrois à divers princes du iang. Louis XI le donna à fafille Anne , dame de Beaujeu , pour elle S: pour sesenfans mâles Sc femelles : ía fille Suzanne épousa leconnétable de Bourbon , dont eiie n’eut poin; d’enfans.Louife de Savoye , mere de françois I, s’empara desbiens de Suzanne ; Sc après la mort de Louife de Sa-voye , Gien fut réuni au domaine; & les rois Louis XIII& Louis XIV ont vendu ou engagé le comté de Gienau chancelier Séguier.
GIENGEN, ville libre St impériale d’Allemagne ,dans la Suabe, fur la riviere de Brentz, entre U li n ScKUvrltinnor. 4 rKftnrxí'f» tícrvìp _ On V fuit la confession
s" ’ UU “ L lc s^uvcineui commande aum a ce Nordlingen, à distance égale. On y su .
murg. Tout le pays d’aîentour est plat Sc arrosé de très- d’Augsbourg. Les environs font agréables St fertiles : la
, e ‘ es rivières , Sc le terroir produit les plus beaux ar- riviere de Brentz fournit d’excellent poisson. Avant que’ 11 • - 1 o « • •-— u -rVfoit uns»
bres du monde ; des acajoux, forte de cèdres du troncdesquels on fait des vaisseaux tout d’une piéce , qui pour-roient porter en mer vingt-cinq à trente tonneaux ; Scces arbres font communs en ce pays. II y a de toutes lesefpeces d’avbres qu’on trouve dans les Indes ; Sc les Espa-gnols ayant foin de les cultiver , ils fournissent touteTannée de diverses sortes ,de fruits, Sc autant qu’ils enont besoin. Le poisson Sc la viande n’y manquent pasrton plus que toutes les autres choses qui font nécessai-res à la vie. Dans ce pays agréable , Pair est mal-fainoc fiévreux pendant les pluies ; auffi n’y reste-t-il alorsque les gens de travail, propres à cultiver la terre. Tousles marchands fe retirent à Mérida, ou à Maracaïbo.
Les marchands Sc les riches bourgeois, dont cette der-niere ville est remplie , ont leurs terres à Gibraltar.Mérida’ est à quarante lieues de-là dans les terres.
Ce bourg est défendu par un petit fort , fur lequelon peut mettre six'pièces en batterie de front. Malgrécette fortification , des avanturiers François prirent, pil-lèrent Sc réduisirent ce bourg en cendres, Tan 1679.
. GIBRAMEL. Maty, Dicl. géograph. nomme ainsinn bourg du royaume de Bugie, partie de celui d’Algeren Barbarie. 11 est, dit-il, entre Gigeri Sc Colle fur lecap de Gibramel que Ton prend pour TAudum PRO-MOKTOSUUM de Ptolomée. Baudrand, édit. de 1682,m voce Audus , rend aussi Audum promontorium , parCapo-GibrAMEL. C’est le cap qui est entre Gigeri ScCollo, au levant de la premiere , & au couchant de laseconde. Berthelot, dans fa Carte marine de la Médi-terranée , nomme ce cap le CAP DE BuGAMONlE.
GICHTKIS , ville de T Afrique propre , selon Pto-lomée , I.4, c. 3. rC’est la Gîta d’Antonin.Voyez Gîta Sc Girgis.
GIDDAH, ouGeda, ou Giodd.ah, ou Dgiud-ï)A. Voyez Gîoddah.
GIDEROTH. Voyez Gaderoth.GIEBIGENSTEIN , château d’Allemagne, avec unbailliage de même nom , dont il est le chef-heu, au du-ché de Maaxlebour" , assez près de AV estai. * Hubner,Géogr . p.
GIE 1 HUN. Voyez Gihun Sc Oxus.
GIELSPERG , château en Suisse , un peu au-dessusdu confluent des rivières du Thour Sc de la Glatt. II aautrefois appartenu à une famille noble , nommee deielen. * Etat & délices de la Suisse , t. 3, P') 1 !', ,
GIEN , selon Piganiol de la Force , Descr. e at. 6, p. 146, édit. de Pans, ville de France,cuns le Hurepoix, selon quelques-uns ; au Gastinois, le-i°n quelq ues autres • en latin Giemum Caftrum ou trie-maciLin. Elì e e st iur ’ la Loire qu’on y passe fur un ponte P ierre , trois lieues au-dessous de Briare, en descen-dant vers Gergeau. Cette ville est du diocèse d Auxerre,a une eglile collégiale dont le chapitre consiste en unchantre, un trésorier Sc neuf chanoines, des couvents. de Capucins d e Cordeliers Sc de Minimes. Cest uncomte dont 1 abbé de Loncuierue , Descr. de la France,Pan. i,/>îl8, parle ainsi”-. II appartenoit autrefois auxseigneurs de Donzy, & rdevoit des évêques d Auxerre,a qui les seigneurs en falsifient hommage, Herve, rel-
ia guerre Sc les incendies Feussent saccagée ,
^ ___ c etoit une
astez jolie ville ; Sc il y avoit un bon hôpital. Le mo-nastère d’Herbrechtingen y ayoit anciennement droit depatronage; mais les habitans de Giengen ayant pille Scbrûlé ce monastère, tandis que Henri Hitzler de Mer-gelstette en étoit abbé , ils furent cités à comparoitre aRome; Sc cette poursuite dura jusqu’au Tan 14Í 3 7 queLouis, comte Palatin du Rhin, accommoda cette assure.
La ville de Giengen souffrit beaucoup , durant les lon-gues guerres d’Allemagne , qui finirent par la paix deWestphalie. * Zeyler, Suevias Topogr. p- 34 -
G 1 ENNA, ou '
G 1 ENNIUM, ou Oningis , nom latin de Jaën,ville d’Efpagne.
GIENZOR, ville d’Afrique, dans la Barbarie, auroyaume de Tripoli, à quatre lieues de la capitale , ducôté du levant, Sc le long de la côte. Elle n’est pas fer-mées; il y a plusieurs marchands Sc artisans ; le paysabonde en dates, en grenades, en coins & autres fruits;mais il y a peu de froment Sc d’orge ; SC quand T ri poliétoit aux Chrétiens, les habitans y portoient vendreforce fruits , Sc quelque bétail aux jours de marche.
Marmol , Afrique , t. 2 , 1.6, c. 51, p- 77 f, semet au royaume de Tunis ; c’est qu’il regarde 1 ripolícomme une clés quatre provinces qui compofoient autre-fois le royaume de Tuais ; mais a preíent Tunis ScTri-po!i font deux états séparés , qui ont leur régence parti-culière. .
GIERACE, ville du royaume de Naples , dans laCalabre ultérieure, avec un évêché suffragant de íleg-Cet évêché y a été transféré ou uni a celui de Lo-qui n’en est qu’à un mille. Cet évêché est du neu-vième siécle. Le nom latin est Hieraciurn. On l’appelleauffi jancia Syriaca. La ville est située fur une montagneà trots milles de la côte de la mer de Gréce , auprèsd’un ruisseau qui fe perd dans cette mer Sc à quarantemilles de Squillace au midi , entre le cap Spartivento aumidi, Sc le cap de Stilo qui la sépare au septentrion dugolfe de Squillace. * Baud. édit. de 1703. CommanvUle *Liste des archev. Sc évêch.
^ G. 1 ERA- PETRA , ville de l’iste de Candie , fur facôte méridionale , Sc au territoire , à vingt-cinq milles deSitia au couchant. II n en resie plus que îe château,a , v< T c ^ P ort proche du mont Malaura ; son évêché aété uni à celui de Sitia. Mais elle est à présent fous sepuissance des Turcs. * Baud , édit, de j 70V.
GIERS, (le) Voyez Gers.
GIESE , (la) riviere de France, en Normandie, audiocèse de Coutances. Elle reçoit le ruisseau de Chef-Frêne, passe à Persi, court deux lieues Sesc perd dans1a £iéne auprès de l’Orbe-Haye.
GIESIM , bourgade d’Astique, dans le pays de Sen-nar, à mi-chemin de la capitale Sc des confins de 1 E-thiopie , au 10 e degré de latitude septentrionale, selonF observation duP. Brevedent, Jésuite : on se défait lade ses chameaux, à cause des montagnes qu n faut tra-
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fer , Sc des herbes qui empoisonnent ces animaux,tte bourgade est située . au bord du JN u , au milieu
Cette bourgade est située , aud’une forêt dont les arbres font très-hauts
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