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même teins, que neuf hommes ensemble ne lespourroientembrasser. Leur feuille est à-peu-près semblable à cellesdu melon, & leur fruit, qui est très-amer, ressemble auxcourges. * Voyage. £ Ethiopie de Jacques Poncet, u ansles Lettres édifiantes , t. 4, p. 48.
GIESSEN, ville d’Allemagne, dans la haute Heste,avec un château fur la riviere de Lohn : elle est dans lepartage de la maison de Darmstadt. La ville est passa-blement grande , assez fortifiée. On dit que ce n é-toit autrefois qu’un village nommé DewUNGEN quiéroit placé clans un marais ; & P arc ( e au: j tems depluie, l’eau y débordoit de tous cotes , ck-la est venule nom de GlESSEN, qui veut dire verser. On ne faitpas quand elle a été bâtie. On prétend néanmoinsqu’elle Jetois dès le tems de sainte Elisabeth ; car lelandgrave Otton lui accorda des privilèges, en 1325 ,tant pour les habitans de l’enceinte de la ville, que pourceux des fauxboufgs. Trithème parle quelque partd’uneville de Giessen , prise par un archevêque cle Mayence.On lit dans les Annales de Treves, par Guillaume Ki-riandre, que, Pan 1317 , Baudouin, archevêque cleTreves, aida Matthias , archevêque de Mayence , àprendre la ville de ZuDEN Giessen ; mais on n’est pasfur que ce soit cette Giessen de Hesse. Louis le Jeune,landgrave de Hesse, y érigea, l’an 1607, une universitéà laquelle l’empereur Rodolphe accorda de grandesfranchises. Cette ville est située dans un assez bon air ,à un mille cle Wetzlar, à deux de Grunberg , à trois cleMarpourg, & à six de Francfort, fur le grand cheminde Francfort à Spire. II y a quatre portes & autant degrandes rues , au milieu desquelles est la place ou lemarché. On peut se promener autour des fossés , quiont une heure de circuit. II n’y a qu’une grande églisedédiée à S. Pancrace, & placée au milieu cle la ville,avec une haute tour & de belles cloches. A l’orient estun château où réside le commandant. II y a un assez belarsenal. Le terrein est assez fertile pour nourrir ses ha-bitans. II a des manufactures des draps. Elle est gouver-née par un conseil & par un magistrat , outre les offi-ciers du prince. II y a une foire tous les ans, qui durehuit jours, entre Pâque? & l’Ascension. Autour de laville sont quelques châteaux , entr’autres Gleiber,Solms, Konigsberg , Fetzbourg. A un mille deGiessen , du côté de Butzbach est la petite ville deGROSSEN - LlNDEN où étoit autrefois un château quele tonnerre brûla en 1560. * ZeyLer , Hafs. Topogr.p. 43. Abraham Saur , inparvo Theatro urbium.\
GIESSENBOURG , ancien château des Pays - bas ,dans la Hollande méridionale , entre Gorcum & Dorth,à deux lieues de lune & de l’autre, fur leVahal. Oli-vier le prend pour l’ancienne Caspingium. Voyez cemot.
GIF, abbaye de filles , cle Porche de S. Benoît, clansPiste cle France, fur la riviere d’Yvette, au diocèse deParis, à six lieues de la capitale vers le couchant cl’hy-ver. Elle a été appelíée Notre-Dame de Clissé.Maurice de Sully, évêque’de Paris, la fit réparer. * Corn.Dict.
GIFISSIA. Spon écrit Giphissia, ( Voyages , t. 2,p. 182,) village de Gréce, dans le pays d’Athènes , àdeux milles cle Pentéli. 11 est assez grand, & a presqueretenu son ancien nom de Cephisia. \ oyez ce mot.
GIFONI, bourg & château d’Italie, au royaume cleNaples, dans la principauté citérieure, environ à cinqmilles au levant de Salerne. II a été autrefois plus con-sidérable. C’est ce qu’on açpelloit autrefois templumJunonis Argivce , que Olivier place très-mal à l’embou-chure du Sílaris , faute d’entendre Strabon : Gifoni estdans les terres, & en-clcça du Sílaris , c’est-à-dire dansles Picentins. * D. Mattheo Egitio à l'abbé Langlet duEresnoy. Baudrand, édit. de 1705.
GIGAM.íE, ancien peuple de l’Afrique : il confinoitavec les Adyrmachides, & habitoit vers l’océan, où ilavoit pour voisins les Asbytes ’jufqu’à Piste d’Aphrodi-siade, félon Hérodote, Melpomene. Voyez Giligamba:.
GIGAMARCELLiE. Ortélius lit ainsi le nom d’irnancien évêché cle Numidie. Le vrai étoit de Giru Mar-celli, pour le distinguer cl’un autre Giru , nommé de Giru-Tarafi. Voyez MaRCELLAniensis ; c’est le mêmesiège.
GIGANDUM, lieu quelque part dans l’Asie, entre
vJJ-VJf
Cyrrhus & Eclesse , selon l’Itinéraire d’Antonin. D-m squelques éditions on lit fans titre de route , & fans chif-fres des distances :
Cil'yaji, Abarraryi ,
Veurniat , Zimna , &c. fs
Gigando ,
L’exemplaire du Vatican omet tous ces noms. Zurita atrouvé dans la Bibliothèque royale de Saint-Laurent clel’Efcurial un exemplaire où les distances de ces lieuxfont marquées ainsi ;
CiUyi , Jive Urma Giganéi , M. P. XII.
Abarara - - - M. P. X.
Zeugma , - - - M. P. XXII.
de maniéré que les trois premiers noms qui, dans pres-que tous les autres manuscrits, font divisés par ces let-tres’M. P. comme si c’étoient des lieux différens, ne signi-fient qu’un même lieu, dont le vrai nom étoit Cili^a ,& le surnom Arma Gìganton , car c’est ainsi que litZurita, au lieu SUrmaGiganti. Quel qu’aitété ce lieu,il étoit â douze mille pas , c’est-à-dire à quatre lieues deCyrrhus , capitale de la Cyrrhéstique.
GIGANEUM, Vtyoííîav, ville cle la Colchide , se-lon Ptolomée, /. 5, c. 10. Quelques exemplaires grecsportent Giganeum , d’autres Siganeum , & le tra-ducteur Latin ditTiGANEUM. 'Niger, p. 480, dit : inCyanei Jlio Sigarieum oppidum ubi onunc Sevajlopolis.II fe trompe : Sevafiopoli n’est pas Siganeum , maisDicfcurias , qui, au rapport cle Ptolomée s’appelloit aussiSebajlopolis, Elle n’a point changé de nom.
GIGANTES. Voyez les Géans.
GIGANTUxVÍ Vallis. Voyez Raphaïm.
GIGARTA, ville d’Asie , au pied du Liban , selonPline, t. 5 , c. 10. Strabon, l. 16, p. 755, la nommeGigarton, r tycLTfyv,
GIGARTHO , fontaine de Piste de Samos , selonPline, /. 5, c. 31.
GlGAS, promontoire d’Asie , clans l’Hellefpont, en-tre Dardanus & Abidos. Voyez OLYSSAS.
GIGAY , petite iste d’Ecosse, entre les Westernes ,au couchant de Kmtyre. Elle a six milles de long ,’ &Cun & demi de large. II y a une église où sont inhumésles Mackneils qui en font les propriétaires. On y trouveune source d’eau médicinale. * Etat présent de la Grande-Bret. t. 2,, p. 289.
GIGEÁN, petite ville de France, dans le bas Lan-guedoc au diocèse , & au íùd-ouest de Montpellier, àtrois lieues de l'abbaye de Vallemagne. II y aune ab-baye de filles de l’ordre de S. Benoit , mais qui n’estcomposée que d’un petit nombre de religieuses.
GIGEMORUS, montagne de Thrace , selon Pline ,/. 4, c. 11. II la distingue de l’Haemus, de Rhodope 5cdes autres montagnes.
GIGERI, village d’Afrique, fur la côte de Barbarie, auroyaume d’Alger. Il est situé à cinquante lieues communesde France , à l’est cl’Alger, où il y a une forteresse quicommande un grand territoire qui étoit autrefois uneprovince dépendante du royaume de Bugie. Barberouffea conquit, & la réunit au royaume d’Alger , en 1514,est bâti fur une langue cle terre qui avance dans la mer,& forme, avec des rochers qui s’y trouvent, deux havresassez commodes , l’un à Test & l’autre à P ouest. IIn’y a point de ville ni d’habitation fermée dans le terri-toire qui en dépend, & les habitans ne s’y tiennent quedans des adouars ou villages. Ce territoire enferme unehaute montagne cle vingt-cinq à trente lieues cle longueur,appelíée le Mont-Aurax cl’un accès extrêmement diffi-cile. Elle est habitée par des Arabes nommés Cabey-lezen , fiers, jaloux de leur liberté, & indomptables,à cause de quelques endroits inaccessibles de la monta-gr.e, où ils fe retirent pour fe mettre à Pabri des insultes.Les Françoisy établirent un comptoir ; mais ayant voulu,en 1664 élever un fort fur la mer , les Arabes, qui leuravoient laissé faire le commerce tranquillement, prirentles armes, les attaquèrent, les forcerent d’abandonnerleur entreprise , & les chassèrent entièrement du pays.Depuis ce tems , les Cabeylezen pillent tous les vais-seaux qui font naufrage fur leurs côtes. Si ce font des