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mille de large , planté de mangues, de tamarins^ Sc d’au-tresarbres fruitiers, Sc divisé par allées. II y a de touscôtés de petits temples ou pagodes ; plusieurs fontaines ,des bains, des étangs Sc des pavillons de pierre de taille ,bâtis en voûte, St si agréablement qu’il faut que j avouequ’il n’y a point d’homme au monde qui ne fût ravi d avoirà palier fa vie dans un si beau lieu. Cette ville etoit autre-fois beaucoup plus florisiante qu’elle n’est a présent ( 1 au-teur écrivoit sous l’empereur de Gehan-Guir, quf mouruten 1617 ; ainsi il y a plus d’un siécle,) parce qu’elle étoitla demeure ordinaire du prince Raja ou Rashot , avantqu’Ecbarsha l’eût conquise avec le reste de ses états.( L’auteur Anglois semble avoir cru que Raja 011 Rasbotétoit le nom du prince. C’est une erreur ; Raja est le titred’un petit souverain , St ne veut dire que prince , StRasbot est la même chose que Ragepute ou soldat. Lessoldats Rageputes pafloient aux Indes pour des hommesiníùrmontables, dit le P. Catrou, Hijl. du Mogol. p. 13 :Ecbarsha est le môme qu ’Akebar ,^pere de Génan-Guir,dont j ai parlé. ) le remarquai même , poursuit fauteurAnglois , qu’en plusieurs endroits les plus beaux bâtimensde cette ville tombent en ruine, parce qu’ils ne prennentpas foin de les entretenir, vu qu’ils retournent au roi aprèsleur mort.
GODALMIN , bourg d’Angleterre dans la provincede Surrey fur la riviere de "Wey. II a droit de tenir mar-ché public. Etat prejent dt la G. Bretagne , t. 1.
GODANA , ville d’Asie , dans l’Arie , selon Ptolo-mée , L 6 , c. 17.
GODASA , ville de la petite Arménie , selon Ptolo-mée , /. 5 , c. q. Elle étoit dans f intérieur du pays, versles montagnes. C’est peut-être la même que la Gundosad’Antonin , Itiner.
GODEARIA , pour Cochlearia. Voyez ce mot.
GODERVILLE , bourg de France , en Normandie ,au pays de Caux, avec haute justice. Il est situé au milieucl’une plaine fertile en bons grains , entre Beauté St Cre-tot, dans la route de Valmont à Montivillers , dont levicomte vient tenir séance avec ses officiers à Goder-ville, une fois en quinze jours, le mardi, jour d’un grandmarché qu’on y tient. On y tient aussi quatre foires tousles ans , ce qui rend ce bourg renommé en Normandie.Son église paroissiale porte le titre d e Sainte-Magdeleine.
GODING ou Hodonin, ville de Bohême, dansle marquisat de Moravie , aux confins de la Hongrie ,dont elle est séparée par la rivière de Moravie, par uneiste assez longue, qui est dans cette riviere, &au milieude laquelle est la séparation de la Moravie &c de laHongrie. De f autre côté, c’est-à-dire au couchant deGoding, il y a une petite riviere qui forme un lac avantque de se jetter dans la Morave. Cette petite ville ad’un côté un étang profond, de l’autre un grand marais,au troisième un .bois, St au quatrième une belle plaine.Cette place est située à l’oppoíïte du Skaliez , qui estde la Hongrie, Sc étoit plus importante qu’elle ne Pestà présent, lorsque les royaumes de Hongrie Sc de Bo-hême appartenoient à des souverains différens, * Zeiler ,Morav. Topogr. p. 97.
GODMANCHESTER , bourg dans la province deHuntingtonshire, vis-à-vis de Huntington , capitale dela province, fur la riviere d’Quse, que l’on passe sur unpont de pierre. Voyez l’article Durolipons.GODOSALABA, ou
GODOZALABA ou Codosalaba , ou Coduza-laba , selon les divers exemplaires de l’Itinéraire d’An-tonin , lieu de la petite Arménie, fur la route de Cé-sarée à Anazarbe, entre Artaxate Sc Comane, à vingt-quatre mille pas de la première, 8c à vingt-six mille pasde la seconde.
GOE 1 TEON ; petit royaume du tems des premiersHuns : il est situé au midi de ceux de Kuento, & deKieousiun. Le principal campement , ou la capitale, estdans une vallée qui porte le même nom. On y cornp-toit alors trois cents familles , deux mille trois cents per-sonnes , & huit cents soldats. * Hijl. générale des Huns ,
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GOELÊANTOS , château dont parle Cédrene. Or-télius conjecture qu’il étoit dans le voisinage de Cons-tantinople. Gabius lit LEON dans Curopolate.
GOEPxATHA , roífiXT* , ville de f Arabie heu-reuse, selon Ptolomée, 4 6, c. 7. Quelques interprè-
tes Latins écrivent Giratha. Elle étoit dans l’intérieufdu pays.
1. GOERÉE , petite iste des Provinces-Unies, dans
la Zuide-Hollande , ou Hollande méridionale, entrePiste de Voorne Sc celle de Schowen au couchant sep-tentrional de Piste d’Overstakée. Entre cette derniereiste Sc celle de Voorn. II y a devant Piste de Goeréeune fort bonn% rade pour les plus grands vaisseaux. LesHollandois prononcent Gourée. Et le nom écrit Goeréesignifie chez eux bonne rade. Corneille dit que Pistea pris son nom d’unejietite ville qui s’y trouve ; laquellen’a ni muraille ni remparts ; qu’il en paroît cependantquelques vestiges en divers endroits, Sc qu’elle a unetour fort haute qui sert de phare aux vaisseaux qui veu-lent entrer dans la Meuse. Cette iste n’a point de ville ;mais un village nommé Out-Dorp , c’est-à-dire levieux village. On lui donne aussi le nom de l 'Ijle. Aunord de Piste est un grand banc de fable nommé le Hin-der : il est aussi long gsselle. Entre Piste Sc ce banc est unpassage nommé le de Gorée , où en côtoyant Piste
on trouve fond parWWq , si» Sc huit brasses d’eau, cequi continue julqu’a la rade. C’est cette rade qui' adonné le nom à Piste Sc au village. * Mémoires com-muniquées.
2. GOERÉE, village de la Hollande méridionale,dans Piste de même nom.
3. GOERÉE, iste de l’Océan, for la côte d’Afrique.Les Hollandois, qui Pont possédée lui ont donné le nomd’une des istes de leur pays. Les François Pont nomméeGorée. Le P. Labat, Relat. de l’Afrique occid. t. 4, c. 7,p. 106, en parle ainsi : les Hollandois appellent Goé-rée Piste que nous appelions simplement Gorée. Ce motdans leur langue signifie bonne rade : en effet , c’estuniquement ce qu’elle a de bon ; car elle est petite, Sctout-à-fait stérile. Elle manque absolument d’eau Sc debois ; Sc quand les citernes font à sec, les habitans fontobligé d’aller chercher à la terre ferme le bois Sc Peaudont ils ont besoin ; Sc comme on ne peut tirer ceschoses d’Europe, les rois Nègres de la terre ferme desenvirons exigent souvent des présens pour permettre àceux de Piste de prendre des vivres St des marchandisesfor leurs terres.
Cette iste qui n’a qu’environ quatre cents vingt toilesde longueur for cent ou cent vingt de large, est situéeà 14 d. 15' de latitude septentrionale , environ à uneportée de canon de la terre ferme-nord-quart nord-ouest Sc fud-quart-fud-est. Elle est toute environnée derochers, Sc inaccessible, excepté dans une petite anse àl’est-nord-est, d’environ cent vingt toises de large forsoixante de profondeur, renfermée entre deux pointesdont l’une qui est assez élevée s’appelle la pointe du cime-tière , 8c Pautre qui est beaucoup plus plate est couvertepar un banc de fable où la mer brise assez considérable-ment pour le faire remarquer de fort loin.
Le mouillage est excelent autour de cette iste, maisfur-tout dans Panse dont on vient de parler ; Sc entr’elleSc la terre ferme , on est à couvert des plus grosses lames ;cet endroit est un port naturel Sc très-assuré.
II est certain que cette iste a été connue, Sc peut-êtrepossédée par les Normands, loríqu’ils étoient seuls lesmaîtres de tout le commerce des côtes d’Afrique * depuisle cap Cantin au moins, ou le cap blanc, jufqu’aux extré-mités les plus méridionales ; mais les guerres civiles Scétrangères qui ont si souvent troublé la France , ayantmis le désordre dans leur commerce, Ps furent contraintsd’abartdonner presque tous leurs établissemens , Sc lesAnglois, Hollandois Sc Portugais partagèrent entr’euxleurs dépouilles ; le fort & l’habitation du Sénégal sontpassés aux Anglois par le dernier traité de paix.
Les Hollandois commencèrent à fréquenter les côtesd’Afrique, vers la fin du XV siécle : ils Rétablirent enquelques endroits de la cote de Guinée , Sc traitèrentavec Biram roi du Cap-Verd , en 1617, qui leur cédacette petite iste. La compagnie Hollandoifey fit d’abordbâtir un fort qu’ils nommèrent Nassau , au nord-ouest, forune montagne assez haute 8c escarpée de tous côtés. Cefort ne défendant pas Patterrage Sc le débarquement dansPanse, ils en firent bâtir un second sous le nom de fortd'Orange-, mais il n’étoitquede pierres liées simplementavec de la terre , au lieu que celui de la montagne étoitde très-bonne maçonnerie.