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fort de l’Ance, contraignit le commandant & la garnison roi de Baol, fit aneter f s J^ m ^ d r ll . c ^P“nLn„m.de lui livrer l’iíle & le fort de la montagne. Les Angiois étantétablis fur la rivière de Gambie, voisine de cette isie,fe feroient trouvés , par cette conquête, maîtres absolusdu commerce de toute la côte ; mais ils n’en jouirentpas long-tems. Ils négligèrent de réparer le fort de làrade ; &c Ruyter amiral Holiandois, vint l’année suivante,avec une flotte nombreuse, renversa les murs du fort del’Ance, & contraignit George Abercrom , qui en étoitgouverneur, de rendre l’iíle ; il fut conduit avec ses ofiwciers & fa garnison à Gambie , comme il avoit été accordépar la capitulation. La compagnie Hollandoife y mitpour commandant Jean Cellarius, avec une garnison decent cinquante hommes. Cet officier fit travailler auffitôt à
réparerles brèches, & ensuite à mettre en mortier de chaux w,.uuimuuu, M ut ^ 'FsoV’FFF /Lïaneurs de fa
& de fable tout le reste du mur du fort de l’Ance ; il fit voyer les deux plus considérables ^
augmenter les fortifications du fort de la montagne, Sc 6c fit la paix à des conditions j a nicr ( ] u
mit ces deux places en état de faire une bonne défense, ses principales etoient que tou es mrres, apnar-
Tout cela n’empêcha point le comte d’Estrées vice- royaume de Baol, avec six lieues a n ,. 0 nriété à la
amiral, Sc depuis maréchal de France, de s’en rendre tiendroient pour toujours, oc en ou p i
——.1-*-. Lgnie Françoise du Sénégal i que les-comm s de
compagnie jouiroient seuls a 1 avenir, c ‘ ‘
_ z commerce du royaume, à l’exclusion <-sc^ te
mettre pavillon Holiandois à toute fa flotte , afin de ne autre nation ; que les François ne payet
point épouvanter les vaisseaux de cette nation, s’ilyen aucun tribut ni coutumes au roi mors • p
avoit quelqu’un mouillé sous l’ifle. Le commandant Hol- à ses successeurs, Scc. II donna des otages , r oum j t
landois n'eut pas plutôt apperçu cette flotte, qu’il fit met- beffin fit le meme accord, Sc le roi ai —
tre pavillon à ses deux forts, Sc fit faire les signaux de à leur exemple. La compagnie, dontnous P«^
reconnoissance, dont il étoit convenu avec les vaisseauxde fa nation ; comme on n’y put répondre, parce qu’onne les favoit pas, il sentit qu’il alloit être attaqué, Sc seprépara de son mieux à se défendre ; mais il fut attaqué
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tudal, Sc piller toutes les marchandises. Le roi Barbeffinen fit autant à Joal; Sc fans un accident, la même choiealloit être exécutée àRufisque. M. Duoasse qui n’étoit pasloin , sot encore à portée d’y remédier : il fe trouvoitdans la riviere de Gambie ; il en partit auísi-tôtSc eutle vent fi favorable, qu il arriva à Goerée en moins dedix heures, quoiqu’ií y ait trente lieues de distance, &qu’il faille pour Fordinaire trois ou quatre jours pourfaire ce chemin , à cause des vents Sc des courans- quisont presque toujours contraires. II fit descente chez lesNègres, en tua un grand nombre, fit quantité d’efclaves,brûla tous les villages à deux ou trois lieues dans lesterres, pilla Sc ravagea tout le pays, Sc y jetta une telleconsternation, que le roi Tm sot contraint de lui en-
cour,
vivement, qu’il fe rendit à discrétion.
ne dura que quinze ans ; Sc la guerre-de i 6 S 8 ruinatellément son commerce & ses espérances, que Fille deGoerée fut abandonnée, Sc le sort du Sénégal surpris parles Angiois. Cinq ou six mois après , le sieur Bernard:. es . en , deposta , après quoi on fe remit en possession de
M. Bruë ayant été nommé directeur Sc commandant gé-néral, arriva au Sénégal, le 20 Août 1697. Un de lespremiers foins sot de rétablir l’isle de Goerée, & le com-merce de la côte qui en dépend. II alla en Goerée , Sctrouva les deux forts de cette iste en si mauvais état,que les magasins étoient découverts & presque abbatus ;les employés de la compagnie réduits à une n granc.e ex-trémité , faute de vivres & de marchandises de traite,qu’ils avoient été obligés de vendre jusqu’aux gonds,aux pentures Sc aux verroux des portes , pour avoir dumil, afin de subsister.
Comme il connoissoit Fimportance de ce poste, tantà cause de sa situation, que de la bonté Sc de la sûreté
Le comte d’Éstrées n’ayantpas'ordrédë conserver cette Fille de Goerée. ~Cette~’compagnie céda1 ses: droits; à uneconquête , fit entièrement démolir le fort de la montagne autre formée Sc autorisée par lettres-patentes clu roi, au& détruire la plus grande partie de l’enceinte de l’Ance, Sc mois de Mars 1696mit à la voile avec son armée. M. Du Caste étoit alors sorla côte d’Afrique, avec le vaisseau l’Entendu, de quarante-quatre canons, Sc de deux cents hommes d’équipage. IIapprit à Gambie, ce qui étoit arrivé à l’iste de Goerée; ils’y rendit le 15 Novembre 1677, Sc en prit posseffionau nom de la compagnie du Sénégal, Sc y établit lescommis qu’il avoit fur son bord. 11 alla de-là àRufisque,à Joal St à Portudal où étoient les comptoirs de la com-pagnie Hollandoife, que le comte d’Estrées avoit ruinés.
II fit des traités d’alliance Sc de commerce avec les roisde ces contrées, St' convint de leut faite payer par ..escommis les mêmes coutumes que les Holiandois leur
* >a rade, Mg
c! - pumies avec ies ‘ ■ 6 tous les vivres &c les rafraîchjslemens neceslaires pour
c >-- voyages de long co„„; il * oégligea rien pou, >°r-M. Uu Galle étant venu renare c p renvoyé à tifier cette petite motte de terre, de mamere qu elle fut
qu il avoit fait en Goeree oc sor la c , , couvert de toute insulte. Le fort de la montagne qui
cette ìste avec des presens magnifiques pour,les rois du ^ _ *-*■
pays. II y arriva au mois de Mai 1678. II trouva que les
commis de la compagnie jouiffoient tranquillement des
avantages du commerce qu’il leur avoit procuré par les
traités, ík distribua aux rois du pays les presens que la
compagnie leur envoyoit. Ces libéralités acheverent de
nrettre ces princes dans les intérêts de la compagnie :
°>t s’appliqua ensuite à mettre les forts en état de taire
y ne bonne défense, en cas qu’ils fussent attaques ; maïs
U Paix ayant été conclue entre la France & les Provm-
«f-Lnies, le 10 d’Août 1678, les François demeure-
ïf nt Ç To P r iétaires des conquêtes quils avoient faites for
S f° teS brique ; en forte qu e la compagnie duSene-
so t en Paisible possession de cette iste & des
forts , & f a n s noublee, elle neghgea,
de con-
;ea
suivant la eof f Cramte ^ être tr-tinuer les ttav me ìst^ríable des compagnies, de coimi’À n,„- aux qui étoient commencés, & ne songi
avoit été rasé par le comte d’Estrées , Sc qui avoit étéen partie relevé sor ses anciens fondemens par la précé-dente compagnie , Sc appelle le fort S. Michel , n’estqu’une losange assez grande , flanquée de deux bastions.Les murs sont bâtis de grandes pierres , & fort élevés.' On pourroit , avec une dépense médiocre, en faire uneplace presqu’imprenable, vu fa situation Sc la difficultéde conduire dans un lieu si éloigné les hommes & lesautres choses nécessaires pour en faire le siège. M. Bruëy fit mettre seize pièces de canon en batterie , & huit entrois autres batteries faites en fer à cheval. II sit aussi répa-rer le fort de F Ance , appelle fort de S. François : d yfit faire des logemens pour les officiers , & des casernespour les soldats ; des captiveries pour mettre les esclavesen attendant les embarquemens ; des magasins, d es or-ges , Sc généralement tous les bâtimens néccfiaires pyur
— -- ..A" íVfit placer qua-
— qui etoient comm^’A' ~eWs'ten- la commodité & la défense .e ce^po ^ stjonS qul regar-qu’à son commerce. Les Holiandois sire st ^ss Fran- torze pièces de canon su pièces en trois batte-
tatives, pour retirer ce commerce des m ,^ rent succe f_ doient f Ance , ^stuatorr f Ance 6 c emoecner
cois ; 6 c quelques-uns de leurs vaisseaux a cap ; ita \ ne ries qui fe crossoient, po ^ cinqu ante-deux pieces de
fivement à cette côte. Le ioJanvier 1679» | orS . l a descente; ensorte qu . 6 livres de.balles.
Hapsiic , le même qui étoit gouverneur de ^G T.’ 1 < 77 canon sor cette iste, de
que le maréchal d’Estrées s’en rendit maître,
Tome III. S