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Tome troisième. G - L.
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Son dessein étoit d’environner toute F An ce , depms, lapointe du cimetiere jusqu’à celle du fer à cheval ^ d undouble retranchement ; mais cela n’a point- ete execute.

Le département de Goerée comprend six royaumesen terre ferme , savoir ceux de Cayor , de Baol , deBourjîn , de Bnijjalum , de Joal & deBaore. On trou-vera leur description à l’article du Sénégal.

Cette iíle est célébré par les observations astronomi-ques de Des Hayes , Varin & de Glos que Louis XIV,y envoya dans cette vue. La difference méridienne en-tre Goerée & Paris, se trouva de 19 d. 15', & la lati-tude de 14 d. 40'.

Ces astronomes observèrent auffi que les plus hautes& les plus basses marées y arrivent un jour ou deuxaprès la pleine lune, 6c son changement ; la différencedes marées est d’environ cinq pieds.

4. GOERÉE. Les Hollandois nomment ainsi le cap

de Nebo. Voyez Nebo.

GOES ou Ter-Coes , (prononcez Gous 6 1 Ter-Gous,) ville desProvinces-Unies en Zéìande, dans lapartie septentrionale de Suyd - Beveland , à un quartd’heure de chemin d’un bras d’eau, qui sépare cette iûede Volfers-dyk : elle communique à ce bras d’eau parun canal qui est bordé de deux forts ; l’un s’appelíe leWejler-fort , c’est-à-dire le fort du couchant, & l’autreVOjler-fort ou le fort du levant. Cette ville est à quatrelieues de Middelbourg , & à cinq de Berg-op-Zoom ,entre l’une St l’autre ; elle est fortifiée , assez grande &assez belle, St la feule place importante de fille. Ce futla feule qui échappa à lsinondation de f année 1532.

* Divers Mémoires.

GOESGHEN, (prononcez Gheusgken,) villagede Suisse , au canton de Soleurre, St chef-lieu d’un deshuit bailliages extérieurs de ce canton. II y a une paroisseSt un château qui est la résidence du bailli. II est situéfur une crête de rocher, St fort, élevé; de forte qu’on levoit de loin. Le village de Goesghen est entre la villed’Olten St Arace , fur la gauche de l’Aare. Dans ce bail-liage est le village de Schoenewerd , fur la rive droitede 1 Aare, où il y a un riche St ancien collège de cha-noines , dont l’e'glise est dédiée à S. Leger, fous la pro-tection de MM. de Soleurre. Ce n’étoit autrefoisqu’un petit hospice, dédié à S. Paul, qui, dans le huitièmesiécle, appartenois à la prévôté de Moutier-grand-Val,dont les chanoines résident à Delemont. Dans le mêmebailliage est auffi le village de Lostorf, où est un baind’eau minérale qui charrie c!u cuivre , de l’alu'n St dusoufre. 11 est bon pour guérir diverses maladies, commeobstructions , paralysie , débilité de nerfs , asthme, St c.

* Etat & Délices de la Suisse , t. 3 , p. 83.

GOEZANUM. Voyez Gozan.

GOFNA. Voyez Gophna.

GOG St Magog ; quelques-uns regardent ces nomscomme signifiant deux peuples : ( a ) l’Ecriture joint cesdeux noms pour l’ordinaire. ( b ) Moyfe ( c ) parle deMagog, fils de Japhet ; mais il ne dit rien de Gog.Gog étoit prince de Magog, selon Ezéchiel. Magog signi-fie le pays ou le peuple, St Gog le roi de ce pays. Laplupart des anciens faisoìent Magog , pere des Scythesou des Tartares. Plusieurs interprètes ont trouvé beau-coup de traces de leur nom dans les provinces de lagrande Tartarie , comme dans celles de Lug St Mungug ,de Cangigu St de Ginguì , dans les villes de Gìnguì ÔCde Cugui , de Corgangui St de Caigui. * ( a ) D. Cal-met , Dict. (^ Eiéckiel , c. 38 , v. 2 St 3 ; St c. 39 ,v. i St 2, Stc. Apocal. c. 20, v. 7. ( c ) Genes. c. 10 ,V. 2. Voyez Paralip. I. 1, c. r, v. 5.

D autres ont cru que les Perses étoient les desoendansde Magog. Suidas St Cédrene disoient qu’on les nommeencore Magog dans leur pays. On y trouve des peuplesnommés Magujiens , St clés philosophes appelles Mages.

Quelques-uns se sont imaginé que les Goths étoientdescendus de Gog St de Magog, St que les guerres dé-crites par Ezechiel, St entreprises par Gog contre lessaints, ne font autres que celles que les Goths firent aucinquième siécle contre l’empire Romain. * S. Ambros.de fiât ad Gratianum , 1 . 2, c. 4.

Bochart a placé Gog aux environs du Caucase. II dé-rive le nom de cette fameuse montagne de l’hébreuGog-Chasan , forteresse de Gog. II montre que Pro-méthée attaché au Caucase par Jupiter, n’est autre chose

que Gog. On connoit au midi du Caucase la GoGA-RENE , province d’Ibérie.

Enfin la plûpart croient, avec beaucoup de fonde-*ment , que Gog St Magog marqués dans Ezéchiel &dans f Apocalypse , se doivent prendre dans un sens allé-gorique , pour des princes ennemis des saints St de 1 é-giffe. Ainsi plusieurs prennent Gog d’Ezécluel, pour An-tiochus Epiphanes, persécuteur des Juifs attachés à leu rreligion-, St celui qui est marqué dans f Apocalypse p o 1 - 1 'f antéchrist , ennemi de f église St des fideles, D. Gal-met, dans une Dissertation imprimée à la tête d’Ezé'chiel, a essayé de faire voir que Gog étoit le même qu eCambylès, roi des Perses ; St fur l’Apocalypse, il a pré-tendu que Gog St Magog désignent fous les ennemis quipersécuteront l’église jusqu’à la fin des siécles,

1. GOGA, iíle des Indes , au royaume deDécan , aenviron un tiers de lieue de la terre ferme ; on y voitune forteresse bâtie proche de la mer, à notre manière,selon Davity qui en parle fur l’autorité de Barthemequi y voyagea au commencement du seizième siécle. Eliea, lans doute, changé de nom ; St ces marques ne suffi-sent pas pour la reconnoître.

2. GOGA, petite ville des indes , au royaume deCambaye , fur la côte occidentale du golfe de Cam-baye , St au bord méridional d’une petite riviere quitombe dans ce golfe , vis-à-vis de Baroche qui est def autre côté du golfe à l’orient. Mandeíìo, Voyages desIndes , 1 . 1 , dit qu’elle est assez peuplée ; que les habi-tans en sont la plûpart Banians , St gens de marine outisserands ; quelle n’a ni portes ni remparts, mais feule-ment une muraille de pierres de taille , du côté de lamer où les frégates des Portugais ont leur rendez-vous pourl’efcorte de leurs vaisseaux marchands jusqu’à Goa. * Derifle , Atlas.

3. GOGA, ville d’Afrique, dans l’Abiffinie , à dis-tance égale du lac de Dambéa qui est au couchant, &du royaume de Bagember qui est à l’orient. Ludolfe quila marque fur fa Carte , n’en fait point mention dans sonhistoire. L’auteur de la Description de l’empire du Prete-Jean , dit qu’elle a été autrefois le séjour de 1 empereurd’Abiffinie.

GOGANA, contrée de la Perfide , sur le golfe Per-sique, où coule la riviere d’Aréon, Apeay , selon Arrien ,in Indicé Ptolomée , 1 . 6 , c. 8, nomme Gogana uneville de la Carmanie ; mais il ne la met pas aux confinsde la Perfide : au contraire, il la place hors du golfe Per-sique, fur la côte méridionale de cette province. Quel-ques exemplaires portent Rhogana.

GOGARENA , contrée d’Asie, dansTArménie , se-lon Sfrabon, L ix , p. 52.8. Elle étoit contigue à la Sa-caffene , contrée qui s’étendoit jusqu’à l’Albanie & jus-qu’au fleuve Cyrus. Tout ce pays , dit-il, abonde enfruits, en bons arbres] qui ont une verdure perpétuelle.Elle produit de l’huile d’olive. Elle étoit au-delà du Cy-rus , &c avoir appartenu aux Ibères à qui les Arméniensl’enleverent, félon ie même auteur.

GOGARI, ancien peuple de laSarmatie, selon Pline,1 . 6 , c. 7.

GOGDEN, (le pays de) pays d’Afrique, dans laNigritie : il confine au désert d’Azarad. Ce pays est ex-trêmement aride, & on y fait quelquefois neuf journéesfans trouver de l’eau. Le désert d’Azarad, au contraire, aun assez grand lac formé par les pluies , 8t quelques puits.Ce pays de Gogden est par les 18 6c 19 d. de longitude,Stle 21 e d. de latitude septentrionale. * De Fljle, A tlas.

GOGHSHEIM ou GotzeíM , village d’Allemagne,dans le Palatinat du Rhin, si nous en croyons Corneille& Baudrand , qui disent qu’il est fur la riviere deCreicht, à cinq lieues de Philipsbourg , à l’orient, &»six deHeidelberg , au midi. Voyez la Topographie duPalatinat par Zeyler.

GOGIAREl, peuple de l’Inde, selon Pline, l. 6 ,c. 20.

GOGIDENE ou Guigina , montagne d'Afrique,au royaume de Maroc , dans la province de Hascore.Elle est contigue à la montagne de Tensites , habitéedu côté du septentrion, & déserte vers le midi. * B)e laCioix, Relat. d’Afrique, t. \ , p. 416.

GOGNA, (la) Agonia , petite riviere d’Italie, auduché de Milan ; elle a íà source près du lac majeur,vers Arone, d’où coulant au midi par le Novarefe, ellepasse près de Noyara, & de-là par la Lomelme, où elle