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Tome troisième. G - L.
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téres : îes bergers y ont bâti de misérables retraites'avec de grosses pîéces de marbre antique , parmi les-quelles íe trouve un chapiteau orné de deux rosettes,

& d’une croix de S. Jean de Jérusalem, Sans douteque la ville n’a été détruite qu’après rétablissement deschevaliers hospitaliers, qui font à présent à Malte. Toutproche de ces ruines, fur le bord du ruisseau , font lesrestes d’un aqueduc , dont la voûte a six ou sept piedsde haut ; il y a une belle cave à côté, voûtée par ban-des , & qui lemble avoir servi de réservoir pour four-nir à un altère aqueduc, qui est fur le chemin du vil-lage des Dix-Saints ; le canal de cet aqueduc n’avoit guè-res plus d’un pied de large.

Théophraste , Varron St Pline parlent d’un platanequi fe voyoit à Gortyne, <k qui ne perdoit fes feuillesqu a mesure que les nouvelles poussoiënt : peut-être entrouveroit-on encore quelqu’un de cette efpece parmiceux qui naissent en grand nombre le long du ruisseauLéthé , qu’Europe remonta jusques à Gortyne , fur ledos d’un taureau. Ce platane, toujours vert, parut au-trefois st singulier aux Grecs, qu’ils publièrent que lespremieres amours de Jupiter Std’Europe s’étoient passéesfous fes feuillages. Cette avanture, quoique fabuleuse ,donna apparemment occasion aux habitans de Gortynede frapper une belle médaille, qui est dans le cabinetdu roi : on y voit d’un côté Europe assez triste , assiseà un arbre moitié platane St moitié palmier, au piedduquel est un aigle, à qui elle tourne le dos : La mêmeprincesse est représentée de 1 autre côté, affile fur un tau-reau entouré d’une bordure de feuille de laurier. AntoineAugustin, archevêque de Tarragonne, Dialog. i, parled’un semblable type. Pline clit que l’on tâcha de multi-plier dans l’ifle i’espece de ce platane, mais quelle dé-généra, c’est-à-dire que les nouveaux pieds perdirent leursfeuilles en hiver , de même que les communs.

11 nous reste encore des médailles de Gortyne frap-pées aux têtes de Germanicus , de Caligula , de Trajan,d’Adrien, dont la plus belle íè voit au cabinet du roide France : elle marque qu’on s’assembloit à Gortynepour y célébrer les jeux en l’hoimeur d’Adrien.

GOR.TYNIA, ville deGrece, en Macédoine, selonThucydide, /. 169. Elle étoitdans la partie septen-

trionale , comme il paraît par son récit.

GORTYN1I, peuple d’Asie , vers l’Arménie , félonStrabon , 2., p. 80. L’édition que j’ai, porte Gortynœi.

GORTYNIUS Amnis , petite riviere du Pélopon-nese ; Pausanias, «j , c. 7, dit qu’elle couloit auprèsde Gortyne ville de i’Arcadie , & il la compte entrecelles qui tomboient dans l’Alphée. II dit, /. 8 , c. 4 ,que Gortys fils de Stymphale bâtit la ville de G01 tynëauprès d’une petite riviere que l’on appelloit aussi Gor-tynias. Au liv. 8, c. 2.8 , il vante beaucoup la grandefraîcheur de cette riviere pendant Tété. II observe qu’onla nomme Lujìus auprès de fa source, parce que l’onavoit cru que Jupiter y avoir été lavé peu de momensaprès fa naissance; maisqu’en s’éloignant il prenoit lenom de la ville de Gortyne. 11 nomme Rhetées le lieuoù cette riviere joint ses eaux à celles de l’Alphée.

1. GORTYS , ville pu Peloponnefe, dans l’Arcadie,au pays de Mégalopole . Me dégénéra par la fuite en vil-lage. * Pausanias , liv. 8.

2. GORTYS , ville cle Crète, bâtie par Taurus ravis-seur d’Europe. * Voyz\ Eustathe fur Denis le Périgete.

1. GORY. Voyez GORI-

2. GORY, baronie d’Irlande , dans la province deLeinster, au comté de Vexford. Elle est la plus fepten-hionale de toutes celles de ce comté, St n’a aucun lieuremarquable, *Etat présent dt la G -Bretagne , t. 3, p. 45.

n RY A, ville de l’Inde , en-deqà du Gange,ìeton Ptolomée, / 7 c. 1. Elle donnoit le nom a unpays où ce géog rap b e ’ place cinq villes, savoir,

Ccc/ana , ou Carnasa, Gorya

Barborana . N agora , ou Dwnysiopohs

& Drajloca.

Ce pays s’appël\ 0 \ t Gory/EA , nom qui a beaucoupoe rapport avec Gorydale , ville dont parle Strabon ,

V 1 *> ’ P' 697- Outre cela ces deux auteurs s’accoraentallez pour la position , qi ,i doit être vers le pays de Ga-boul, aux confins de Cachemire. A-rnen, L 4, dans

m

fa Vie d’Àíexándre ,'plade en ces quartiers-íà les Guréens fmpaJo , peuple, & une riviere qu’i'l nomme Guriïus *»Fluvius.

GORYDALE ^'oyez Farticíe précédent,

1. GORZA, bourg de l’Aírique propre, aux fron-tières du territoire de Carthage , selon Poiybe ,/. 1,

2. GORZA, village de Grèce , dans íe Coménoli-tari. On croit qu’il tient la place de Gordinya, ville dela Macédoine dans FEimthie.

GORZE, abbaye de France, au pays Messin, à qua-tre lieues de Metz vers le couchant d’hyver. S. Chro-degand, évêque de Metz, en j esta les íondemens dès Fan748 , St la mit fous la direction générale du chapitre deMetz. Ce lieu devint célébré clans la fuite par la répu-tation de ses abbés St de fes religieux. Il y avoit unèécole célébré, au dixième siécle, pour 1 écriture fatnteSt la théologie. Adalberon, evêquè de Metz, donnaCette abbaye au bienheureux Jean, qui Y entra avec lesCompagnons, Fan 933 , & y mît la réforme. II en futabbé après Einold, son coiùpagnon ,l]St mourut'en 973.L’ordre St la régie de S. Benoît y fleurirent long-terns ; mais les moines fe relâchèrent fort dans les dernierssiécles. Leur abbé, depuis long-tems, étoit souverain , 8cavoir les droits régaliens. Les cardinaux de Lorrainetinrent en commende cette abbaye au seizième siécle ;St Charles cle Lorraine, cardinal archevêque de Rheims ,Sc coinmendataire de Gorze , obtint une bulle de Romepour séculariser cette abbaye. Elle fut exécutée après famort, Fan 1581, lorsque le cardinal Charles de Lorraine ,fils du duc Charles II, étoit abbé de Gorze. Les ducs deLorraine n’avoient d’autre dessein que d’attribuer à leuréglise primatiale les biens de cette abbaye , defquels:1s vouloient donner une partie à l’université de Pont-à-Mousson. On fit démolir les lieux réguliers Sc mêmel’égliíe,l’an 1609, 5 c M. d’Arquien la Grange lieute-nant pour le Roi à Metz , s’y opposa en vain. Les roisde France étoient protecteurs , Sc non pas souverains decette abbaye ; de forte qu’Henri II, au traité de Câîeau-Cauvbresis ; Sc Henri IV , au traité de Ver vins ,comprirent l’abbé de Gorze au nombre de leurs alliés.Mais cette protection fut alors inutile ; les ducs de Lor-raine fe rendirent les maîtres absolus de cette abbaye ,dont Funjon à la primatiale de Nanci fut consomméel’an 162.1 , fous le duc Henri, ce qui a subsiste dura it40 ans & jusqu’à Fan 1661. Ce fut alors que par le traitéde Vincennes , le duc Charles III céda au roi en sou-veraineté tout le territoire de Gorze, av^p les villagesqui en dépendent, & le droit de disposer de Fabbayequi fut distraite de la primatiale de Nanci, à laquellele Roi de France consentit que l’on unît Fabbaye del’Iíle-en-Barróis ; Sc comme il y avoir cinq villages dontla souveraineté étoit indivise entre le duc de Lorraine,tant à cause du bailliage de Nanci, que de la prévôtéde'la Chaussée Sc Fabbaye cle Gorze, on céda par le dixiè-me article du traité de Paris, en 1718 , trois de ces vil-lages en entier au roi de France , Sc deux en entier auduc. Les rois cle-France ont en vertu cle F induit perpé-tuel du pape Clément IX, le droit de nomination àcette abbaye qui est séculière. Au lieu de moines il y aune collégiale. *Longuerue , Defcr. de la Francs, z e part.p. 201.

II fe forma auprès de cette abbaye un bourg qui estdevenu une ville avec letems. II est situé fur une colline,a une lieue de la Moselle. L’abbaye a pris son nom vrai-semblablement cFun ruisseau fur lequel elle est située, &qui va tomber dans la Moselle.

GORZOPA , petit pays de la presqu’ifle de Flnde*en-deqà du Gange. C’est le même que Gorcopa.

GOSACHO , ancien bourg de Thrace , dans la Ro-manie, fur la mer Noire , près de la ville de Mefem-bria Sc de la montagne d’Argentaro. * Baudr. edit.1705.

GOSEK , ancienne abbaye de l’ordre de S. Benoit,en Allemagne, dans la Misnie, au diocèse & P r es deNaumbourg; elle est sécularisée, T ,

GOSEN, contrée de la Palestine, selon Joíue, c. i<jjv. 51. Elle étoit de la tribu de Judá. D. Calmet croîtque c’est la même choie que Gesse m. Voyez GesseivíScGossen, _ TTT ....

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