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o^ a P eau .oy un vieux bonnet, qui leur sert dans leoccun ' 1 ans ^oiâ Les femmes de Guinée font plusdresses f ^ bien parer que les hommes. Elles ont l’a-orner ^ boucler fort joliment leurs cheveux, St de leselles C ^bches, de corail, & de queues d’éléphant ;rail P0rterit au cou des chaînes d’or St de très-beau co-de c ° Utre â>x òu douze petits colliers blancs fort jolis,b ra 07Zíe ^ e . terra ^ d’or, qu’elles ont en quantité auxpuis ’i aUx î^’ubes , & autour du corps. Elles ont de-d filJx a ceinture en bas une pagne , gui est souventrnes ^°' IS bais plus longue que celles des hom-ou dè^ ^^lles attachent avec une bande de drap rouge& la C b"“? c iu’autre étoffe, de la longueur de deux aunes,dessus â une demie, dont les deux bouts pendent par-vé e y ClIr P a S ne - Celles qui sont d’une condition rele-doi îr jl mettent: une dentelle d’or ou d’argent; ce qui leurd u c eriC( >re plus d’agrément. Elles ont en haut autouré t0 ff e rp / Une écharpe de foie, ou de quelqu’autre joliecl’i voire CL ^ ^ ras b° nt 8^nis d’anneaux d’or, d’argent,
raif^ accouc hentfans beaucoup de frais, fans cet atti-l’ 0n a S pebtes bardes, béguins , langes, St autres qued a ] e en Lurope. Plusieurs femmes, vont le jour mêmeUn es ^ huches, se laver au bord de la mer. Quelques-Uiaiï ^ , ent le lit quelques jours, St sont fort malades;cherch a ^ rare. Auffi-tôt que Pensant est né, on^ vaParmi ^ m f etLC 1 li ou consoï; c’est une eípece de prêtrec 0r e . Ux - H leur fait incontinent attacher autour dudelett’ se? C0U » à bras St des jambes , quantité de cor-c onf a eS ' corail, & d’autres bagatelles , après les avoirCro j C ^ ees Pardes cérémonies particulières ; & à ce qu’ilsa Cc ;V 1 ’ préserve Pensant de maladie, Sc des autrese n f a en - s racheux. Cés cordelettes servent d’habit à cesl eur n< i l us q u ’à Page de sept ou de huit ans, Sc alors onq °une une demi - aune d’étoffe pour se bien ajuster,ils teft- en ^ anS,aU re ^ e ’ ne ' eur coûtent ni soin ni dépense :t ent , nt pendant deux ou trois ans. Lorfqu’ils ne tet-p Us , Sc qu’ils ont faim , la mere leur donnem orceau de pain sec , Sc
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treize ou quatorze pieds de long, Sc trois ou quatre delarge. Les Européens se servent des plus grands pourtransporter leurs marchandises d’un lieu à l’autre, &t ilscontiennent autant que la chaloupe d’un vaisseau mar-chand. On fait aller ces canots à la rame : on y em-ploie deux, trois, cinq , sept, neuf, onze, treize ,quinze ou dix-sept rameurs , selon qu’ils font longs : ilssont en nombre impair, parce qu’ils font deux à deux ,
& qu’il en faut un qui gouverne. Ils ne fe fervent pointde rames comme les nôtres, mais de pelles, faites enforme de cœur : ils tiennent ces pelles avec les deuxmains ; Sc les enfonçant continuellement dans Peau der-rière eux , ils font aller le canot fort vîte. Les pluspetits bateaux leur servent à aller pêcher, Sc seurs in-strumens de pêche sont de petits hameçons , Sc desharpons pour tuer le poisson qui a mordu à Phameçon.Ils ont auffi des éperviers, Sc de grands traîneaux qu’ilstendent le soir dans la mer, Sc qu’ils vont lever le. len-demain. S’il arrive que quelque poisson mai-faiíànt ,comme Xemperador , s’y embarrasse, le traîneau est toutdéchiré dès la preiniere fois, car ce poisson coupe !eréseau du traineau avec une espece de glaive qu’st a furle museau ; Sc c’est ce glaive qui lui a fait donner le nomde swaerd-vis , ou le poisson au glaive, clans la lan-gue Hollandoife. II est vrai que les Nègres y peuventmettre ordre quand ils s’en apperçoivent. Ils y vont d’a-bord avec trois ou quatre canots, Sc avec clés harponspour le prendre ; Sc comme ce poisson est fort grand ,& que les Nègres l’aiment beaucoup, un seul les dé-dommage bien du tort que leurs filets ont souffert.
La Guinée contenant un si grand nombre de peuples,la diversité, des langues doit s’y trouver : on en jugerapar la côte d’or , qui n’en est qu’une partie. Quoiquecette côte, dit Bosman, n’ait que soixante lieues delong , on y parle pourtant sept ou huit langues, dontil y a trois ou quatre qui n’ont aucun rapport ensemble.Ceux de Jummoré , dix lieues au-dessus d’Axiin , peu-vent bien parler avec les habitans d 'Eguira, <$Aboiroè ,( ou d’Abourou ) à'Ancober , Sc á'Axim ; cependantleur langage diffère encore beaucoup de l’autre. Celuid ’Axim est très-défagréable, celui d ’Ante l’est pour lemoins autant ; le plus horrible de tous est celui d’A-cra, qui n’a nul rapport avec aucun des autres. La plu-part des autres Nègres de la côte peuvent s'entendre,excepté ceux d’Aquamboe. II n’y en a point, dont lelangage soit plus agréable que ceux qui viennent du fonddu pays , comme sont les habitans de Dinkira , d'A-kim, d’ Acanni, &c après eux ceux d’Adom. L’auteurcité dit que ceux qui entendent un peu le lan^a^e desNègres y apperçoivent d’abord une différence "considé-. , rable, Sc pour le moins aussi grande qu’entre le lan-
aavorent ce qu il y a de meilleur ; mais ils sont fort en- gage des Brabançons, & celui de ceux qui habitent au-cuns a l ivrognerie : ils aiment passionnément les bois- delà de la mer. Si les Nègres qui demeurent sous nos
un
í Peuventde i a
mer
pain lec , ût les envoie dehors :aller où ils veulent , même fur le bordtuer ' Pour apprendre à nager , fans que la
cptf e .° u quelqu’autre personne y prenne garde. DesHaines d’enfans , depuis l’âge de quatre ans jus-a llx » courent tout nuds fur le bord de la mer, St" ont q u ’ un morceau de pain soc , dont ils sont très-contens. Ils n’ont personne pour les garder , & on n’ap-prend pas qu’il leur arrive aucun accident.
Les Negres se, nourrissent eux-mêmes à fort peu defrais. Leur sobriété est extrême pour le manger, quandeux-mêmes en font la dépense ; car quand les Euro-péens les traitent, ils sont friands St gourmands, 6cdé ■" '
j> n s fortes, Sc ne manquent jamais de boire le matinI cau-de-vie, & ,1’après-midi du vin de palmier.çLa paresse des Nègres est cause qu’on trouve peu d’artsfist 6 ss e jÌ ers P ar mi eux; leurs principaux métiers con-t er ent , a àire des coupes St des vases de bois St de
a natter des chaises , à faire des boètes de cuivre
Een? y o' r Ì ttre âc Ponguent, des brasselets d’or , d’ar-
hlahl’ dents d’éléphant , Sc autres bagatelles sem-
f 0 es ‘ a r ' en à quoi ils s’entendent mieux qu’à
c /t- e . r ’ ^ ûs font tous les instrumens qui leur font né-o u a ’ res pour Pagriculture, pour se ménage & pour lac’ e n re ’ exce pté les armes à feu. Il s ne savent ce queDec ^ U f • £ Cier > ôt cependant leurs sabres & leurs ser-jy, ne * a| stcut pas d’être d’une trempe fort dure, & declés riut° Uper ' 'î en est de même de leurs houes, &la terres, '^rumens dont ils fe fervent pour cultiverleur tient v f °jf ent tout cela fur une grosse pierre , quimokers c \’? eu "'enclume : ils fe servent de deux ou troistuyaux ' ne Psocette , & d’un petit soufflet qui a troissoufflets , dom?! r efoìs davantage. Ils ont inventé cesles Hollandoic f L sort beaucoup de vent. Us tressent pourd’argent avec tam a C >° r , do Iî s cle chapeau de fils d or Scauroient peine à se? -àsse, que les orfèvres d tturopeî - . ^es muter
Us se ser?fnt 1Ò de de ba2 éSr ' eS n ’ est pas bie ? considárab | e -
plus grands ont trpnt au - x ’ qu’on appelle canots , lesLc diminuent neu-à-^ pi ^ d P de long, Sc six de large ,P peu jusqu’aux plus petits, qui ont
forts , St avec qui nous sommes obligés de conversertous les jours, parloient un langage plus doux, il neseroit pas difficile de l’apprendre dans deux ou troisans ; au lieu que nous avons de la peine à l’apprendreparfaitement au bout de dix ans. II y a quelques perfon -nés, parmi lesquelles je me flate d’être, pourfuit-il, quiy ont fait des progrès assez considérables pour entendretout ; mais la prononciation a toujours été très-difficile ,parce que les mots Sc les noms de certaines choses sontsi extraordinaires, que voulant les écrire, ou les pro-noncer à notre maniéré, nous ne réussissons jamais ;Sc comme les Nègres ne savent ni lire ni écrire , Sc parconséquent n’ont point de lettres, il est assez mal-aifé deconnoître St de corriger les sautes. Oid Dapper, qui n’ajamais été ici, a bien mis dans fa description de P Afri-que plusieurs noms Sc supputations dont les Nègres sefervent ; Sc moi, qui crois en savoir un peu plus quelui, je n’oferois l’entreprendre, étant assuré d’avanceque je ne rejtcontrerois pas mieux qu’il a fait.
J’ai parlé àl’article d’Axm des cinq degrés de qualitéqui distinguent les Nègres : il est inutile de le repeterici ; j’ajoûterai seulement qu’il n’y a point parmi les Nè-gres de pauvres qui aillent mendier pour vivre ; quelquepeu de bien qu’ils ayent, ils ne font jamais réduits ala mendicité ; car lorfqu’un Nègre ne peut vivre de cequ’il a, il s’engage à quelqu’un pour une certaine Pommed’argent; ou bien ses parens même l'engagent, quand ilest dans la nécessité. Celui avec qui il s’est engagé lui
Tome III , I i ij