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qu’auprès de cette fontaine de Salmacis , il y ayoit untemple de Mercure, Sc un autre de Venus. II ajoute :on croit íauíïement qu’elle infecte d’une ardeur impudi-que ceux qui en boivent : je veux bien expliquer pour-quoi ce bruit mal fondé s’est répandu dans le monde.Les Grecs, charmés de la bonté de cette fontaine , bâti-rent des butes tout à l’entour, Sc attirèrent les Barbaresdes montagnes voisines ; ceux-ci s’apprivoiserent peu-à-peu , devinrent sociables , &. perdirent leur humeursauvage, prirent des moeurs plus douces ôc plus humai-nes. Ovide saisissant le bruit commun, a bâti la fable deSalmacis que l’on peut voir dans le quatrième livre desMétamorphoses. Cette ville a donné la naissance à deux fa-meux historiens; l’un est Hérodote, l’autre Denys. Elle estnommée métropole des Halicarnassiens , fur une mé-daille de Severe aaikapnasseíîn MHTPonoAEQs. Cetteprérogative de métropole peut s’expliquer par le passagede Pline qui dit , qu’Alexandre le Grand donna à laville d’Halicarnasse six autres villes, savoir ;
Theangeld ,
Sibde ,
Medmajsa »
Euranium ,Pedasum ,Tdmtjjhm.
HALL, en Hainaut,
HALL, en Saxe ,
HALL, en Silabe, ^ Voyez HALLE.
HALL, au Tirol,
HALL , én Westphalie, c
HALLAEU , village de Suisse , au canton de Schasehoule, dans le bailliage de Neukirch. II est grand Sc bâticomme un bourg, à la tête d’une fort belle vallée, lo n “gue de quatre ou cinq lieues, fur une de largeur, Sc fl ulest très-fertile Sc très-peuplée. Ce village a une fontainequi a la même propriété que celle du mont GouPPE 1 ^*Voyez ce mot. ,
HALLAND, contrée de Suéde , dans la Schone, 1 ®long de la mer de Dannemarck, qui la borne au cou-chant méridional. Elle a la Schone proprement dite aumidi. La Westrogothie au nord Sc au nord-est, & ustpeu de la Smalande ou Gothie méridionale à l’orsent-Elle peut avoir de côtes vingt-fept lieues marines ; mai*ce n’est qu’une lisiere le long de la mer, où l’on troUV®en côtoyant du nord-nord-ouest au sud-sud-est,
Konigsbacka,YYarberg,
La chose n’est pas fort croyable d’Alexandre le Grand,qui ne voyoit pas cette ville de bon œil. Strabon,/. 13,dit que Mausole y ayoit transporté les habitans de six vil-les. Une autre médaille frappée fous Geta a pour legendeAAiKAPNAZSEiïN ArTONOMslN, ce qui marque que fousles Romains cette ville se gouverna par ses propres loix.Sc jouit de fa liberté. Ses ruines s’appellent présentementTabia, selon quelques-uns, Sc Boudron, selon d’autres.
HALICUS , "A^/kíç , montagne Sc contrée de Cili—cie, selon Etienne, le géographe.
HALICYrE, ville de Sicile , selon le même , entreLilybée ScEntella. Thucydide, l.y, lanommeHAUCAE,A duo/. Cicéron, ìn Virr. Sc Pline, /. 3, c. 8, en nom-ment les habitans Halìcyenfes. Diodore, L 14, les nomme’Ax/xoaïoí. 11 y a présentement dans la même place lebourg de Salemi. * Cluv. Sicil. Ant. I. 2, p. 280.
HALICYRNA. Voyez Alicyrna.
HALIEI. Voyez Txryns.
HALIFAX. Voyez Hallifax.
HALIMUSII , village de Gréce, dans F Attique, se-lon StrabonSc Plutarque, dans la Vie de Cimon. VoyezAlimus.
HALIOLA. Voyez Hallein.
HALIPEDO, lieu de l’Attique , près du Pyrée. Xe-nophon en parle dans le second livre de son histoiredes Grecs vers la fin.
HALIPHTORUM, ville de F Arcadie. C’ëst la mêmequ’ALiPHERA. Voyez ce mot.
HALIS, fleuve de l’Asie mineure. Voyez Halys.
HALISARNÉ ou Haliserne. Voyez Alisarna.
HALlTrEA , fontaine de F Asie mineure, dans le ter-ritoire d’Ephese, selon Pausanias, L 7, c. 5 ,/u 535.
HALIUSSA INSULA, petite isle de l’Archipel, fur lacôte de l’Argolide , près du promontoire nommé Buce-phalos. II y a, dit Pausanias , /. 2, c. 34, un port fortcommode pour les navires.
HALITZ, ville de Pologne , dans la Ruffie rouge,& dans le pays de Halitz, avec un château fur la rivieredu Niester. Elle a été autrefois fort considérable , Scmême capitale de la Rustie rouge , & le siège des roisde Russie. Elle eut ensuite un archevêché qui fut trans-féré à Léopol en 1414, selon Starowolski. Elle est pré-sentement fort petite, à seize milles de Pologne, Sc deLeopol, au levant d’hyver. *Baudr.édit. 170S.
Le territoire de HALITZ , petit pays de Polo-gne , dans la Russie rouge, Sc l’une des quatre parties duPalatinat du Rulhe , plus étendue au midi vers la Tran-siïvame qu elle a au couchant, comme elle a la Valachieau midi. Eue est coupeeen deux par le Niester, & prendson nom de la capitale. Sa partie méridionale s’appellePoKUClE- Baudrand, pour le franciser, le déguise enPocouche.
H ALIX , ville d Asie, dans la Cilicie, selon Pline,/. 5, c. 27. L’édition du P. Hardouin porte Ale. Nousavons dit fous ce nom , qu’elle étoit entre Selinus ÔCPedalie.
HALIZONES. Voyez Auïones.
Sc Laholm.
Falkenberg ,Helmstad,
Elle étoit autrefois à la couronne de Dannemarck»mais par le traité de Bromsbroo , en 1645 , elle fut cède®par engagement à la Suéde pour trente ans, qui Fa en-suite gardée' à titre de possestion perpétuelle , en vert®des traités de Roschild Sc de Coppenhague. * Baudf'édit. 1705.
HALLATON, bourg d’Angleterre , dans la provincede Leicester. On y tient marché public. * Etat préfet 1 *de la G. Brei. t. 1.
1. HALLE, (la) petite riviere de Suisse, dans l’Es-gaw ; elle a fa source asiez près du Doux ; Sc coulantvers le nord, elle arrose Porentruy, résidence de Pévêqu®de Basic, Sc se mêle avec d’autres ruisseaux , de-là ser-pentant vers le nord Sc vers l’ouest, elle arrose les bourg*de Dattenreit Sc de Granvillers, passe à Montbeliart bCse recourbe vers le sud, pour aller tomber dans le DouX-yOn a souvent remarqué que la Halle se débordoit inopi-nément , sans qu’il eût plu ni dans les lieux où ell®prend fa source , ni dans ceux par où elle passe. Ge*débordemens subits viennent d’un trou que l’on ren-contre fur fa gauche , en allant de Porentruy à Che-nerey. II peut avoir environ trente pieds de pro-fondeur : l’orisice supérieur, bordé d’un rocher escarpe»m’a paru de trente à quarante pieds de large : il el*presque rond. Ce trou, nommé par les habitans Creu/snot, comme qui diroit petit creux, va toujours en dimi-nuant jusqu’au bas : le fond en est couvert de fable. Lor§-que j’y fus, j’y trouvai fort peu d’eau. Elle n’occupoù eíltout que quatre ou cinq pieds d’étendue , Sc pouvoit êtreéloignée de deux ou trois pieds d’une fente fort étroit®qui me parut se perdre fous terre en se biaisant ; mai Sque, faute de mesure, ]c ne pus fonder. Lorsque la HaU®doit se déborder, on entend un mugissement terrible; &en moins de rien ce trou, sc trouve rempli d’eau, dé-borde dans la plaine , inonde en un instant le vallon »Sc forme un torrent impétueux, qui, prenant son coursdu coté de Porentruy, se déchargé dans la Hallecause les dehordemens inopinés , auxquels cette rivicj®est sujette. On croit que ces débordemens viennent dequelque communication souterreine du Doux avec Creusenot, Sc que l’embouchure de cette communication en
Î lus élevée que Creusenot. Ainsi lorsque les eaux m»>oux augmentent au-dessus de cette embouchure, ell® ssont poussées avec violence, par leur propre pesanteur»dans Creusenot, le remphsient Sc débordent. * Sttpp**ment au Manustrit de l a bibliothèque de M. de Cofb*ron , premierprésident au conseil souverain d’Alsace-2. HALLE , Haliez , petite ville des Pays - 3Autrichiens, dans le Hainaut, Sc se r les confins du mbant. Elle est située dans un pays très-fertile , & tr3V Sfée par la petite riviere de Zinne (Senne) qui desc® 3à Bruxelles, où elle commence à porter bateau- Q eville prend son nom de l’église de Notre-Dame m»est la tutelaire , Sc qu’on appelle vulgairement N 0Dame de Hall , ou de Hau. Quelques-uns veulentces grandes halles où trafiquent les marchands , a >'