hal
/i" à lui faire donner le nom qu’eííe porte. Élíé<t j a , IX ’ eues de Mons , & à trois de Bruxelles. L’imagey> IY Vl erge est dans une chapelle à main gauche déâ . ’ ^i est très-beìle, & deslèrvie par des Jésuites :e image est de bois doré , & couronné de fin or. La\in T °a P ° rte l° n Ws Jésus d’un main , & tient de l’autrea e fi eur fie lys. Elle a fur son estomac six grosses perles ,j n .fi eau rubis au milieu , & est vêtue ordinaire-vin nt à 1 une des douze robes, que les députés des douzean CS ^ fiourgades , qui ont senti sa protection , luibre° stent t0US l es ans I e P remier dimanche de Septem-ìlf e ’f p0Ur 1 UI rendre grâces publiquement. Ce jour-là, ait une procession solemnelle , où l’image est por-dénur' n V 0ute l a V1 he 8c dans les faubourgs , par lesTou eS- Ces fi° uze lieux , qui sont Ath , Bruxelles ,Q u ' nai .’ Valenciennes , Condé , Namur , Lembec *Ces f Vrai , n ’ Crêpin , B raine , Bausiquies & Sainctes.a utel 'f c ern ‘ ers ne fout que des bourgades. Sur le même«ne ! es fiouze apôtres Sc aux deux côtés deuxPhss qUl fiehnent des chandeliers , le tout est d’argent.Préf^ 6 ^ on ’ fiue de Bourgogne, y fit plusieurs beauxss u ens > entr’autres , deux figures aulsi d’argent ; l’unefie + Cava lier & l’autre d’un soldat , l’un Sc l’autre arméfi 0n 0utes pièces. Charles, fils de Philipe le Bon , ylieu 03 7 ^ aucon d’argent ; Sc jamais on ne vit en aucunt {> ' Un . fi grand nombre de lampes , de cottes d’armes ,d’or^&rp^ > fie croix , de calices , Sc enfin de figures
argent
ay. P r rt . e .que l’image de N. D. de Hall appartenoitUtrefois 4 T_r_■ 8, _ a. cn_
frétois à lainte Elisabeth de Hongrie , Sc que sa fillei- , seconde femme de Henri H, duc de Brabant,f ^ atlt donnée à Mathilde sœur du cíuc son mari , Sc] a ^^e de Florent, comte de Hollande, leur fille Adélaïderl’rvi ta en Hainaut, en épousant Jean d’Avênes , comte^'Jstrevant.
j 3* Í^^LE, Hala Magdeburgia , ville d’Allemagne ,r - ns ‘ a haute Saxe , au duché de Magdebourg , fur laviere de Saale, dans une agréable plaine , à cinq millesfiV“ ei Pfig , à huit de "Wdttenberg , Sc à onze de Mag-jf ourg. Son nom vient, dit-on , des salines que lescrmanfiures y trouvèrent ; Sc comme cette découverte°it aussi précieuse qu’une mine d’or , les Caftes leuryrent la guerre pour en jouir , Sc les en dépossédèrent.* ls nommèrent ce lieu Dobrebora , ou Dobresala , c’est-a -dir eson sel. Lan 8o6 , Charlemagne attacha ce lieuSu comte de Vettin , íùr la Saale Sc le donna au comte"WJttikind le Jeune , qu’il avoit établi à Zerbig, Sc àqui il avoit soumis les Wendes. L’empereur Otton leGrand le donna à l’archevêché de Magdebourg. Sonfils Otton II en 981, bâtit en cet endroit une villevbre , abrogea l’ancien nom , Sc ordonna que celui deHalle seroit seul employé à l’avenir. L’an 1130, l’em-P c reur Lothaire II l’asilégea , Sc fit faire une justices Xe '7P^ aire fie quelques séditieux, qui avoient fait mourirdéputés, contre le droit des gens. .11 y eut beaucoupjjr btouilleries entre cette ville Sc les archevêques del'/^Ehourg, sor-touten 1x64 , 1416 Sc 1433. Enfin'chevêque Ernest , qui étoit de la maison de Saxe ,q ' 3Ur les brider, fit bâtir un château neuf au lieu de celuiy étoit auparavant Sc qu'on appelloit le château noir.fi’Alf V1 ‘* e souffrit beaucoup durant les longues guerresria o a ® ne ’ 8c fut prise successivement par les Impé-Ux . Sc Par les Suédois. L’an 1637 , sélecteur de Saxefie f 1 ' 1 P ar fitatagême. II y avoit autrefois à Halle le palaisleu ev P3 ue , où les archevêques de Magdebourg saisissenthon n Tt Í! CÌence- Cette ^ille reçut le Luthéranisme del’ésliso p re ’ & Juste Jonas l’y établit publiquement dansde Brani 1 54i , malgré les soins que le cardinal Albert
dressés m ,° Ur g fe donna pour l’empecher. MémoiresA la n J' e, i ^ eux & commnuiquès.avec tom * í Westphalie l’archevêche de Magdebourg,la maison 1 n S dépendances , fut sécularise &c cédé àheu • maie - C fiaudebourg , comme nous le d dons en sonuistràtenr 3 C< ? n fihlon qu’Auguste de Saxe , postule admi-sa à ’ - qUl en étoit en possession, en jouiroit jusqu’àfils tso H U k amva en 1680. Ce prince qui étoit secondde SavIxTz eur Jean George I , & tige de la brancheminist "Weiffenfels, résidoit à Halle en qualité cl acl-rateur de l’archevêché de Magdebourg ; mais aptes
Hal lys
à mort l’archevêché fut évacué par ses enfans ; Sc cédépour toûjours, à titre de duché héréditaire , à la maisonElectorale de Brandebourg. Ainsi le duché de Halle *marqué lùr la carte de Saxe par MM. Sanson > estune faute commise avant l’an 1680. La maniéré dontd’Audifret en parle , étoit vraie alors ; mais Bau-drand , Maty Sc Corneille qui ont écrit long - temsaprès , ne dévoient pas dire que Halle appartient àune branche de la maison de Saxe , ni que cette branches’appelle Saxe-Hall. Halle n’a jamais eu le titre de duché*Sc Auguste de Saxe n y résidoit qu’à titre d’administrateurde Magdebourg ; la postérité de ce prince ne s’appelle pointSaxe-Halle , mais Saxe-\Ceiffenfels.
Ce prince étant mort, comme nous venons de dire ,en 1680, Frédéric Guillaume, électeur de Brandebourg *en alla prendre possession , y fit une magnifique entrée *Sc y établit la régence du pays de Magdebourg. L’an 1604,sélecteur Frédéric , qui a été le premier roi de Prusse ,y fonda une université , qui s’appelle en latin academià.Fridericana , du nom de son fondateur. L’installatiorts’en fit le I er Juillet, avec de grandes folemnités. Elle s’estconsidérablement distinguée en peu de tems par les grandshommes qu’elle a eus pour professeurs ; on y a vu, entr’au-tres , Christian Thomasius , Ludv/ig , Stryck , &c.II y a aussi à Halle des íalines , où l’on prépare le sel déquatre sources salées. On les nomme der TeutJche brunn yGutiahr , Meterit^ Sc Hacteborn ; il y a en outre 150petites salines aux environs , dont quelques-unes sont auduc j les autres héréditaires à des familles particulières,Sc le reste acordé à certaines personnes durant leur vie.La ville est assez belle Sc bien bâtie ; on y parle le hautallemand très-purement. Le magistrat de la ville étoitconsidérable , Sc le premier du pays après celui deMagdebourg. II y avoit une école assez fameuse avantl’érection de l’université. Les églises sont assez belles.Celle du marché est sous l’invocation de Notre-Dame *c’est la plus remarquable. On y voit de belles peinturesde Luc Cranach. On y garde aussi une bibliothèque ,que l’on augmente de jour en jour. 11 y a en outre lesparoisses de S. Ulrich Sc de S. Maurice. On gardoifcautrefois dans cette derniere le cops du B. RhabanusMaurus, que le cardinal Albert, archevêque de Magde-bourg , y avoit déposé en 151 1 ) ; mais il l’en retirapour le mettre avéc d’autres reliques à Aschaffenbourgi11 y a ensuite l’église collégiale , où les Calvinistes s'as-semblent ; & l’église de l’école. L’église françoise pourles réfugiés est au Moritzbourg. Aux faubourgs font leséglises du Marché-neuf & de Gauche. L'administrateurAuguste y a fait construire un palais , avec des jardinsau bord de la Saale , près de-là sont les auditoires, ousales de l’université. Au marché est la tour rouge, bâtiede pierre de taille, haute de cent quarante aunes , ôcornée de cloches Sc d’une grosse horloge. Dans le faux-bourg de Glauche est la fameuse maison des orphelins ,d'où le docteur Francken a jetté les fondémens de lásecte des Piétistes , qui fait consister la perfection duChristanisme dans un fanatisme mélancolique. Elle fitde grands progrès âu commencement de ce siécle , Scdérangea plusieurs cerveaux. La régence du duché déMagdebourg ayant été transférée à Halle , comme nousavons dit ,fut rétablie à Magdebourg en 1714.
4. HALLE, ville d’Allemagné, au comté du Tirol yfur la riviere de l’Inn, entre de hautes montagnes , d’oùôn la nomme Halle dans l'ínnthal. Elle a eu ses sei-gneurs particuliers. Ce n’étoit d’abord qu’un bourg, quiappartenoit aux seigneurs de W assërbourg. Le duc Ottorìde Meran en fit une ville l’an 1102. II y a un béaitpalais , St tout auprès une fort belle église : l’un 8 cl’autre avec le monastère de filles furent bâtis par Ferdi-nand I, l’an 15 3 2, à la prière de la princesse Madelaine *fa fille. A environ un mille de la ville , dans les mon-tagnes , est une saline d’où l’on tife le sel fossile comméde la glace. On le, jette dans des fosses , où l’on faitensuite entrer de seau qu’on y laisse quelques tems »après quoi, on la porte dans la ville, où on la fait bouillir;ce qui produit un gros revenu tous les ans. * Tirol. Bestchreibung , p. 96.
Les mémoires & plans géographiques ont donné lieiìà Corneille de doubler cette ville , parce que le nom yest écrit H alla. V oici ce qu’on y en lit : avant un trem-blement de terre qui l’a mise dans un état pitoyable ,