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Tome troisième. G - L.
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elle 'étoit assez bien fortifiée , quoiqu’eíle ne tirât sesdéfenses que de ses tours à l’antique , qui se flanquoientautant bien que leur figure imparfaite le permettoit. Cequ’il y avoit de meilleur, étoit une fausse braie à cinqou six toises dp la muraille, bien flanquée de tours commel’intérieur , 5c d’espace en espace des caponieres , pourdéfendre le fossé qui étoit bon 5c revêtu. Quoiqu’on aitporté fort loin les dommages qu’elle a soufferts, on croitqu’il n’y a eu que quelques dedans ruinés. On von que'auteur ne parle pas en homme bien informé dudommave.

5. HALLE, en Bavière, dans l’évêché de Saltzbourg.Voyez Hallein.

6. HALLE , ville impériale d’Allemagne , dans laSuabe , aux confins du Palatinat , de la Franconie 5cdu duché de Wurtemberg , fin la riviere de Kokher.Quelques-uns la prennent pour l 'Alisum de Ptolomée ,que d’autres cherchent à Hailbronn. Cette ville' doitfa fondation aux sources salées. Zeyler , Suev. Topogr.p. 39, en parle ainsi : .tous les anciens monumens decette ville périrent dans 1 incendie de 1376 ; mais on faitsuffisamment dailleurs que les environs étoient inhabités,5c que les bois y occasionnoient beaucoup de meurtres 5cde vols ; 5c qu’au lieu où font présentement les salines ,étoit, il y a six ou sept cents ans, un marais d’eaux crou-pies , où couroient les bêtes sauvages, 5c où l’eau saléese perdoit. Ces animaux ayant donné occasion de ladécouvrir , on bâtit quelques butes dans ce bourbier , 5con commença à mettre cette eau salée à profit , en lacuisant sans beaucoup d’art. Avec le tems il s’y formaun village , 5c enfin une ville. Le sel n’est ni si blancni si piquant que l’autre , cependant on le porte àNurenberg. Dès qu’on eut commencé à travailler auxsalines ^ on bâtit des maisons le long du bord de laKocher ; 5c il se forma un hameau, qui, avec le tems ,fut fermé de murailles ; de-Ià vient qu’une partie de cefauxbourg est encore nommée im Wtyler , ou lans lehameau ; car la Kocher partage à présent la ville endeux , savoir la ville 5c le fauxbourg dont on vient deparler , & on va de l’une à l’autre par un pont. Ducôté de la ville est cette source salée qui a donné occa-sion de la bâtir : on en tire l’eau avec quinze seaux, &on la conduit par un canal dans les chaudières , quifont environ au nombre de cent onze. La ville ne man-que pas pour cela d’eau douce ; il y en a abondamment.Quelques gentilshommes qui vinrent s’établir dans cepays contribuèrent beaucoup à bâtir la ville : ils y éle-vèrent sept tours qu’on y volt encore en partie ; (d’au-tres prétendent que ces sept tours font plus anciennes quela ville même , 5c que c’est un reste des Bourguignons.)Quoi qu’il en soit , cette ville en fut appellée SiEBENBurcen , c’est-à-dire Sept-forts. L’une de ces tours ,placée près de l’églife de S. Michel, est nommée Ber-LERHOFF : on dit que sainte Brigite , allant de Suede àRome, y logea en 1363 ; 5c comme ce lieu a été ensuitehabité par des Béguines , on le nomme présentement derNunnenhoff , ou la cour des religieuses. Ce n’étoit passeulement dans la ville que les nobles s’étoient établis ;ils bâtirent des châteaux tout à l’entour , 5c il y en aencore environ quarante qui subsistent. II vint aussi desgens du peuple qui s’nabituerent a Halle. Hs^,obtinrentle droit de bourgeoisie ; 5c on leur donna quelque partau gouvernement. On forma deux conseils, savoir celuide dedans 5c celui de dehors : dans le premier étoientles nobles , Sc.les bourgeois étoient dans l’autre ; mais.ceux-ci étant exclus des plus importantes affaires , pri-rent les armes. L’empereur Louis de Bavière fit appai-ser cette émeute par Ulric , comte de Wurtenberg ,l’an 1340. La condition fut que les bourgeois seroientadmis au conseil du dedans 5c peu après ils ocupoientla moitié des places: cela'dégoûta la noblesse , quis’alla établir à Nuremberg, à Ulm , 5c à Ausbourg. II yeut pour le me me sujet une grosse dispute en 1512 ,entre la noblesse 5c la bourgeoisie. Les nobles eurent ledessous , 5c cederent enfin entièrement le gouvernementaux bourgeois. Ceux-ci ont de grands privilèges , entreautres celui de batte monoie : on prétend que les IIaller ,ou Hellers , forte de petite monoie très-ancienne 5ctrès-commune en Allemagne, ont pris leur nom & leurorigine dans cette ville. Cette ville étant libre, Sf situéeaux frontières de plusieurs pays, est souvent nommée dans

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Phistoire à cause que son territoire a été le champ c j fibataille où là noblesse voisine alloit vuider ses différencispar des duels. ,

. 7. HALLE ou HaLI , village d’Allemagne , dans ^haute Autriche , fur la riviere de Krems. Clavier,délie. & None. p. 30 , croit que c’est à-peu-près en CÊendroit qu’étoit I’Ernotatia d’Antonio.

8. HALLE ou Hale , petite ville d’Allemagne , ali

cercle de Westphalie, au comté de Ravensberg, à quat felieues de la ville d’Hervorden , 5c à deux de BilefeU »selon Maty, qui ajoute que sélecteur de Brandebourg 7?fondé une académie des débris de l’université de hR 1-delberg. ,

9. HALLE, enW estphalie, au comté de Ravensberg,^un village dont Zeyler n’a pas feulement daigné nous matquer le nom. II confond mal-à-propos ce lieu avec HAt-Hen Saxe , ou Halle 3. Cependant cette faute ecopiée par Corneille & par í’éditeur François du livre dBaudrand.

HALLEIN ou Halle , Naliolà , ou Hallula ,ville d’AHemagne , au cercle de Bavière , dans l’évéchfde Saltzbourg , fur la Saltza , entre les montagnes > j*deux milles au-dessus , ou au midi dè Saltzbourg ; c ella principale des villes de l’évêque. Un voyageur Fran-çois , ( Remarq. hijl. & erit. faites dans un ■yoy ít ê v .d'Italie en Holl. en 1704 , t. 1 , p. 44 & J'uiv. )la nomme Halle , dit : c’est la richesse du pays , pt' lS ,que c’est-là qu’on tire 5c qu’on cuit le sel , dont le dey 1fait le plus grand commerce 5c le plus grand rapport d Êhabitans. La plus grande partie de ce sel étoit levéele passé au nom de sélecteur de Bavière , qui a ericofd’autres salines qui lui font propres , peu éloignées d®Halle , dans une de fes terres , appellée ReichnoiI' '& ces sels étoient transportés par la Bavière , & par P 11coin du Tirol , dans la Suiste , qui les payoit tous e 1 *monnoie de France ; ce qui est cause , dit-on, qu’on nevoyoit presque que de cette monnoie dans la Bavière. Lsel. fe cuit à Halle dans de grandes chaudières , c ° nl f>en beaucoup d’autres lieux ; mais la traite de seau fa ie .est différente de toutes celles que je me souviens d’avoi,vues ailleurs. II y a une grande 5c haute montagnel’occident de la ville de Halle , dont la terre est , ^ jplusieurs lieux , mêlée avec une espece d’alun , ou de ‘ ede pierre , qui sert à faire cette eau salée. Des min eliI ^cherchent ce minéral, 5c font passer de seau claire’ p 3 Jjdessus,laquelle, dans son cours, détachant les parties 0ce sel, les entraîne avec elle , 5c devient salée. Q ua)1ce minéral est abondant, ils ne font qu’entourer l’espacoù ils le trouvent de terre grasse, 5c remplir cet espa°d’eau douce. Elle n’y demeure pas long-téms fanssaler ; on la fait écouler ensuite , hors de la montagepar des canaux de bois faits exprès , & qui en régie 1 ,Técoulement où l’on veut. II faut aussi faire de gra |l3Scanaux pour avoir de seau douce ; ce qui est cauTe q uecette montagne est , comme celle du Potosi au Péro u ’percée en mille endroits, qu’il a fallu ouvrir, ou P° urchercher la mine de sel , ou pour la faire écouler h° s *de la montagne. Ceux qui y entrent par curiosité , °°besoin de bons guides pour ne se pas perdre dans latité de routes qu’il y a de toutes parts.’ , , s

Cette entree fe fait en cérémonie. II y a une ect 1 ^au-dessiis de la montagne, où les curieux font leurs dey 0fions avant que d’entrer , & fe recommandent à íj/ elpour qu’il les garantisse de malheur. Ce n’est pas ^raison, car plusieurs personnes y ont péri par les éboule*mens de terres. ' -

La grande ouverture par où l’on entre dans cette montagne, est auprèsde cette église ; 5c ceux qui y veu ie .entrer, après avoir bien déjeuné dans une aberge v0! , pfl5c s’être pourvus de bouteilles de rossolis , P olir Aservir au besoin, sont revêtus par leurs conducteurs d 'bits de grosse toile. Le dos & le bras droit font arn jj £V icertains cuirs, dont on verra l’nfage ci-après. ^ U -,r e! itde chapeau on prend de gros bonnets , qui ne la 1 rqu’une partie du visage découvert , & dont la cn» 1puisse parer du froid qui régne dans ces antres souterr ^Chacun prend à fa main gauche une chandelle , ^

torche allumée pour s’eclairer; 5c les ouvriers, 011qui font destinés à accompagner les étrangers, fe ^ tre savec eux, les uns devant, les autres après , 5c d a ,parmi U troupe ; car ordinairement on va par troup