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îes lettres fur le bois, St qu’en même tems, ott peu après,Jean Fauste de Mayence inventa les caractères de métal,dont on fe sert présentement ; ainsi ces deux villes au-ron-t également la gloire de l’mvention. Harlem auratrouvé St ébauché l'imprimerie, Mayence l’aura rendueplus commode St plus généralement utile.
Albert de Bavière fit bâtir, en 1471, l’églife de S. Ba-voir ; mais il 11’est pas vrai, comme Blaeu le dit dansl’ouvrage cité, qu’elle ait pû être solennellement consa-crée par le pape Bonitace IX, puisque ce pontife étoitmort dès Fan 1404, soixante-huit ans avant la fondationde cette église. Elle est au marché. C’est un grandmorceau d’architecture. Elle devint cathédrale,en 1559,sous le pontificat de Paul IV, qui érigea Harlem en évê-ché. La bulle d'érection astigne à ce diocèse douze vil-les ou bourgs, St tous les villages compris dans cet espace.
La ville de Harlem a eu [plusieurs hommes célébrésdans les sciences , la plupart ecclésiastiques St théolo-giens ; les bourgeois s’appliquoient beaucoup autrefoisaux manufactures de laine ; mais ce commerce a passéàLeyden, St les Harlemois s’appliquent davantage auxtoiles. Celles qu’ils préparent,sont ci’une blancheur éblouis-sante, & se transportent beaucoup dáns les pays étran-gers. La ville est grande St peuplée; mais elle ne paroîtpas assez remplie d’habitans, lorsque l’on vient d’Amster-dam , St que l’on compare le fracas de cette ville avecla tranquillité de Fautre. LaSpare St le vieux canal mar-quent l'ancienne enceinte ; tout ce qui est à l’entour jus-qu’à la muraille, a été ajoûté vers le commencement duquinzième siécle. L’an 1 s 87, la ville fut en partie con-sumée par le feu. L’ég'ife de S. Gangoul, l’hôpital desainte Elizabeth , le couvent des sœurs de l’ordre deS. François , le jardin de S. Martin St quelques autreslieux, furent réduits en cendres. Ce fut, en 1577, queles Harlemois, lassés des mauvais traitemens qu’ils rece-voient des gouverneurs Espagnols, se donnèrent de nou-veau au prince d’Orange.
Au dehors de la ville est un bois fort agréable qui sertde promenade à ceux d’Amsterdam, auísi-bien qu’à ceuxde Harlem. C’est dans ce bois que Laurent Coster imaginales premiers estais de l’imprimerie ; ík Florent V, comtede Hollande , y fit bâtir une maison de plaisance , qu’ilnomma VOGELSANG , c’est-à-dire , le ramage ou lediantdes oiseaux ; il venoity jouir d’une agréable solitudeík se délasser des soins St des embarras attachés à lagrandeur.
La Mer de HARLEM : on appelle ainsi une inon-dation entre la ville de Harlem, dont elle porte le nom,ôt celles, d'Amsterdam St deLeyden. Elle fe forme duconcours de plusieurs ruisseaux avec la mer qui y en-tre par FYe avec lequel elle a communication au moyend'une écluse de forte maçonnerie. Quoique cette mersoit commune à ces trois villes, cependant elle n’enapproche que par le moyen de divers canaux qui abou-tis! en t à quelqu’un de ses golfes. Dans fa partie orien-tale est un enfoncement long & étroit, appelle de Nienwe-Mar , qui, par un canal nommé 1 tSdùnckel % aboutitau lieu d’Overtoom, où commence le plus beau faux-bourg d'Amsterdam. Par le moyen d’une roue St desrouleaux, on fait entrer les barques toutes chargées dansce canal, qui va jusques dans les rues d’Amsterdam. Aunord est un autre golfe, nommé le Spiering-Meer , àl’extremité duquel est une écluse qui s’ouvre St se fermepar le poids des eaux qui la pressent. Comme ce lieuest à-peu-près à moitié chemin de Harlem St d’Am-sterdam , on y a bâti un château nommé Swanenbourg.il appartient en commun aux seigneurs de la régence.Cette écluse étant accompagnée d’une forte digue de ma-çonnerie, arrête les barques par lesquelles on va de Har-lem à Amsterdam : on en prend d’autres de Fautre côtéde la ville. Cette écluse, dont nous venons de parler ,est la communication de la mer de Harlem avec FYe,autre mer formée par le mélange des eaux du Zuider-Zée St de la liviere de FYe. Les barques , qui passentde l’J e dans h mer de Harlem, vont chercher l’é-cîuse qui est à l’embouchure de la Spare, où est le vil-lage de Sparendam , St, par une coupure ménagée, en-trent de-là dans la mer de Harlem, fans aller jusqu’àla ville qui communique elle-même à cette mer pard’autres canaux , dont le plus remarquable est a Hem-steede. La partie de la mer de Harlem, qui est au sud-
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ouest, communique au Rhin par divers canaux, do»tun sert à conduire les barques qui viennent de Hatleo 1ou d’Amsterdam. Comme le terrein est très - précieuxen Hollande, St que cette mer en occupe beau coup >on a songé à la dessécher; ce qui seroit facile : P^ 11 "sieurs particuliers ont offert d’en faire les frais, 6 oUvouloir leur abandonner la propriété de ce terrein ; wj"'des intérêts opposés en ont empêché l’exécution. ^sert de décharge, lorsque les vents du nord poust eIli:avec impétuosité les eaux de la mer d’Allemagne da nSle Zuider-Zéee, St de-là dans FYe, d’où ces eaux P° u jvant s’échapper dans la mer de Harlem, ont un gr £îlespace pour s'étendre ; au lieu que si , par le defléd^ment de cette mer, elles étoient resserrées au baflso ^FYe, la ville d’Amsterdam seroit en risque d’êtredée , lorsque les vents aident à grossir les hautes mar£' eS 'D’ailleurs la met de Harlem fournit du poisson, la co ,irmodité de la navigation, St plusieurs autres avantsg^aux villages qui sont situés à l’entour ; comment les o*'dommager d’une situation qui fait la subsistance des b 3 'bitans ? St enfin cette mer est fur divers territoire 5 ’dont les intérêts n'étant pas les mêmes, il ne seroit p 3Sfacile de les accorder, II y a au moins trois siécles 4 u5cette mer étoit un pays cultivé, où l’on trouvoit p iirsieurs bons villages.
HARLEPOLE, ou plutôt Hartlepole , bo ur |d’Angleterre, dans la province de Durham. 11 estfur une langue de terre qui avance dans la mer, do^il est tout environné, excepté du côté de l’ouest.drand le met à quatre-vingt-sept milles de Londres. *drand , Maty St Corn. Etat pref. de la G. Bret. t. l, P-^ 1 '
HARLINÍGEN, ville maritime des Provinces-Crso 5 ’dans la Frise, dont elle est, après Leimarde, la p' li .grande, la plus peuplée St la plus riche. Ce n’éso 1 ^anciennement qu’un petit hameau, situé entre deuxIons de briques, qui appartenoient à deux gentil^ 10 ’ 11mes , & dont l’un s’appelloit Harliga & Fautre H- irn . s SDe-là vint qu’on ne lavoir quel nom donner à c e J 1 ;lage, de l’une ou de Fautre de ces deux maisons- ^ a ,‘la maison de Harliga ayant été rasée par les moisl^Ludingkerke, & le village s’étant étendu fur les T ' ;ir,e .de cette maison, le 110m de Harliga prévalut. Larongeant peu-à-peu le rivage, couvrit une partie duí esritoire, & même quelques massons de ce village ; 011 e .rebâtit d’autres plus à Forient St plus loin de la m es ’ainsi le village de Harliugens’approchade celui SAlm^^Sc fut sous la juridiction de Franecker. II s’accrut akle teins, & devint si considérable, qu’il acquit lesdsosode ville, quoiqu’il n’eût point encore de murailles.ne fait au juste ie tems où il commença d’être enter^^on fait feulement que cette ville sot fortifiée, en 1496 ’les habitans cle Groningue , qui y bâtirent au mi d'jjsocitadelle qu’ils entourèrent d’un mur de briques & clbon sosie. Trois ans après ,1 Albert cle Saxe y ab 01 ^en venant de Hollande, débarqua en cet endroit,I’année suivante y 6t bâtir en son absence, sous Ie s , gdres cle son-fils , une autre citadelle beaucoup plusSc plus grande, au bord de la mer ; Sc on la no^la forteresse ou le Château , cafellum. Elie servoit ?nir la ville dansle respect, beaucoup plus qu’à la .dre. On y ajouta de tems en tems divers oii'' r ^ C ( ] c s& elle dura aussi long-tems que le gouvernent^princes ; mais lors de la révolution, ie peuplesit St la détruisit. Les fortifications autour de 1 ? \ ofine sont pas fi anciennes à beaucoup près , ss, 1 , 0 gçutignore en quelle année on les a faites. Cette vm e run accroissement considérable, en 1543, & en c ° reautre, en 1579, & Tannée suivante par les sf in L t eGuillaume, prince d’Orange , qui vouloir faire os ^1place une bonne ville marchande de la Frise ,servir comme d’un lieu entre cette province & c0 ,rde Hollande , pour le transport des troupes Sc de svois. On fit un grand boulevard de terre, avec'U^^Flarge Sc profond, Sc on y enferma tout le villp^ t ajrmen, dont nous avons dit que Harlingue s’P c ° ^5,prodíée. Le commerce s’augmentant de plus^J-pte,la ville s’accrut de nouveau ; on en augmenta 1 e Qen 1597? 8c on en rendit le port plus coiriTn( ì eville, dans Ion état présent, est une esp- c ^ 'imparfait ; elle est un peu plus grande q ue ^ _>eu - n d’*'Sc est flanquée de cinq grands bastions ; I e terr i e ntt> us