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vis-à-vis d’Epernay, fur la pente d’une montagne, enun lieu néanmoins fort élevé, ayant au-dessous une belleplaine 6c une vue charmante. Elle a été fondée en 66a ,par S. Nivar, archevêque de Reims, qui y établit desreligieux , dont il confia la conduite à S. Berchaire quimourut en 696. Ce saint abbé fut gagner l’amitie desrois 6c des évêques, 6c des grands seigneurs, desquelsil obtint des biens 6c des privilèges considérables pourcette abbaye qui, dès ce tems , avoit beaucoup de ré-putation. Elle a eu des abbés commendataires, depuisle concordat ; 6í on ya mis la réforme le r,6 Mai 1635,depuis lequel tems les religieux font entièrement re-bâtie. Elle vaut à l’abbé plus de vingt mille livres derente , 6c aux religieux environ quatre mille, noncompris leurs vignes , dont ils tirent de grands avan-tages , 6c qui leur fournit le moyen d’y entretenir vingtreligieux de chœur. On volt dans l'église de cette ab-baye , qui est petite , quatre grandes chasses d’argentdoré, dans l’une desqueltes est le corps de sainte He-lene, qui fut apporté de Rome par Teutgifus, prêtrede Reims , en l’an 804. Dans la seconde est le corpsde S. Nivard, son foqdateur ; dans la troisième le corpsde S. Sindulphe, patron du lieu ; 5 c la quatrième enfermeles corps de S. Poìycarpe 6c de S. Madelou. On y voitaussi plusieurs autres reliques , entr’autres, de sainte Pe-tronille 6c de S. Urbain , pape. Ce fut dans ce monas-tère , queGotescalc fut mis en pénitence : il étoit Alle-mand , 6c moine de l’abbaye d’Orbais , dans le diocèsede Soissons, connu fous le nom de Fulgence : il appritpar cœur un grand nombre de passages des peres de ré-gisse. II alla à Rome ; 6c étant retourné en Allemagne,environ l’an 846, il fut accusé auprès de Raban, ar-chevêque de Mayence , d’avoir des fentimens fur la pré-destination contraires à la foi ; il fe défendit, 6c ex-pliqua fes fentimens ; l’archevêque de Mayence le con-damna , 6c le renvoya à Hincmar, archevêque de Reims,qui, après l’avoir examiné de nouveau, le jugea héré-tique 6c incorrigible, 6c le condamna à être fouetté 6cenfermé; ce qui fut exécuté en présence du roi Charlesle Chauve : il mourut dans fa prison à Haut-Villiers,aprèsavoir refusé de souscrire à la profession de foi qu’Hinc-mar lui avoit envoyée , 6c qui, par cette raison, lui fitrefuser les facremens 5 c la sépulture avec fes confrères.* Baugier, Mém. hist. de la Champagne, t.x, p. 47.
HAUTE - Bri/YERE , monastère considérable del’ordre de Fontevraut, en France, à deux lieues de Mont-fort-l’Amaury. Les comtes de ce nom y avoient leursépulture. II fut fondé par la fameuse Bertrade, qui s’y fitreligieuse entre les mains du bienheureux Robert d’Ar-brisset, 6c y mourut peu de tems après.
HAUTE-Combe , Alta-Columba , abbaye d’hom-mes, de l’ordre de Cîteaux, dans le duché de Savoye,fur le bord occidental du lac de Bourget, à quatre lieuesau nord de Chambery , fondée l’an x 115 ; selon d’au-tres , l’an 1135, par Amée IV , à la priere de S. Ber-nard. Les ducs de Savoye avoient choisi cette abbayepour leur sépulture. Aujourd’hui elle n’est presque plus rien.
HAUTE - FONTAINE , Altus-Fons , abbaye deFrance, en Champagne, au diocèse de Châlons, avecun village fur une colline, dont le pied est arrosé par lariviere de Marne, entre Saint-Dizier 6c Larzicourt. Elleest de l’ordre réformé de Cîteaux, dans un endroit desplus agréables de toute la Champagne, 6c où la vuetrouve de quoi se contenter. On ne fait pas précisémenten quel tems ni par qui elle a été sondée. On croît néan-moins que S. Bernard la fit bâtir pour servir de mai-son de santé à ses religieux convalescens, 6c qui avoientbesoin d un air plus pur. Feu l’abbé le Roi a faitbâtir a neuf la maison abbatiale, réparer le couvent desreligieux 6c orner l’église. *Baugier , Mémoire hist. dela Champagne , r. 1, p. 47 , 6- 393.
HAUTEFORT, ancienne baronnie, aujourd’hui mar-quisat de France, dans le Périgord, fur les frontièresdu Limousin, proche Tabbaye de Châtre. II y a unbeau chateau.
1. HAUTE-RlVE, Altaripa , petite ville de France,dans le haut Languedoc, fur TAriege, à quatre lieuesde Toulouse, au midi, en allant vers Pamiers. * Baudr.
C £ HaÍÌTE-Rive. Jaillot écrit Auterive, villagede France, dans le Bourbonnois, élection de Cannai,
furl’Allier, à trois quarts de lieue au midi de Vicîu*On y voit une source bouillonnante d’une eau aigrelette *qui ne diffère en rien de seau du petit boulet de Vichi.A trente pas de-là, dans le lit même de l’Allier, qui f etrouve quelquefois à sec, il y a deux sources d’une eau pi-quante oc tiède ; 6c qui feroit une recherche de ces sourcesdans le territoire de Vichi , en pourroit trouver un grand'nombre entre celles que Ton connoît déja 8c dont on faitusage. * Mit m. de. PAcad, Royale des Sciences , unu-* 7°7 5 P- No-
3. HAUTE-Rive , abbaye de Suisse , au cantonde Fribourg, dans le comté de Gruyere ; elle est de1 ordre de Cîteaux, 6c fut fondée en 1098 , par un comtede Glane qui y fut enseveli en 114Z, ayant été tué aPayerne. L’abbaye est fort riche 8c possecle beaucoupdes vignes au bailliage de Lausanne. * Etat & ddi"ces de la Suisse , t. 3 , p. i6z.
HAUTE-Seille , Alta-Sylva , abbaye régulièred’hommes de Tordre de Cîteaux, filiation de Teulíey, enLorraine, au diocèse de Toul près de Blamont fur la Ve-zouze, fondée Tan 1140.
HAUTE M, bourg de la Flandre impériale, au quar-tier d’Alost. II est remarquable parle martyre de S. Livrin »apôtre du Brabant. * Baillet, Topographia des Saints ,p. 605.
HAUTEUR : ce mot qui signifie élévation, asieurs usages dans la géographie.
On dit qu’un château est fur la hauteur, fur une hcttl'teur , lorsqu’il est élevé fur une colline, 8c commandeune ville ou un bourg qui est au pied ou fur le pen-chant.
On dit, en termes de navigation : quand nous fumesa la hauteur d un tel port , pour dire vis-à-vis.
On dit, en, termes de géographie astronomique, I 3hauteur , ou l élévation du pôle , pour dire la latitude’)car quoique la hauteur du pôle 6c la latitude soientdes espaces du ciel dans des parties différentes, ces es-paces font pourtant tellement égaux, que la déterminétion de Tun ou de l’autre produit le même effet 6c I 3même connoissance ; car la hauteur du pôle est Tare duméridien compris entre le pôle 6c Thorizon; 6c la la-titude du lieu est Tare de ce même méridien comp r ‘ sdu lieu 6c l’equateur. Or à méfure que le pôle doslton examine la hauteur, s’éleve de Thorizon , autant1 equateur í’éloigne du zénith du lieu , puisqu’d Y, atoujours 90 d. de Tun à T antre : ainsi l’observatoire d®Paris, où la hauteur du pôle est de 48 d. 50' 10 // ,afon re-nith à pareille distance de i’équateur. On dit prendre hatt -teur , pour dire mesurer la distance d’un astre à Thorizon*
La hauteur de Téquateur est Tare du méridien co fpris entre Thorizon 6c Téquateur : elle est toujours égal®au complément de la hauteur du pose , c’est - à - dù e >à ce qúi manque à la hauteur du pôle. pour être de i} 0 'nante degrés. La raison en est facile, par le princip?que nous avons établi, que du pôle à Téquateur la dj*'tance est invariablement de nonante degrés. Si le P° es’éleve , Téquateur s’abaisse ; si le pose s’abaisse, ì'écfifteur s’éleve à son tour. Plus le pôle est élevé, plus ^distance au zénith est diminuée ; 8c de même Yhoó l0Íls est abaisse , ôc fa distance à Thorizon est plusdans la meme proportion.
La hauteur de 1 equateur fe peut connoître de j oll J’par le moyen de la hauteur du soleil. On la trouve »cuement avec un quart de cercle bien divisé , ou aVÊquelqu autre instrument astronomique , ôc par le mo 7 e
de la déclinaison que Ton peut aisément connoîtreP ala trigonométrie fpherique, après que Ton a supputé, Ple moyen des tables astronomiques, le véritable ; ^dans le zodiaque ; car si cette déclinaison est ajoptp®la hauteur méridienne, lorsque la déclinaison fera mér>u^nale, ou étant ôtée de la hauteur méridienne ,la déclinaison sera septentrionale, on aura la h al ïde Téquateur, qui donnera la latitude du lieu ,6c l a 1teur du pôle fur Thorizon. 0 „
HAUWKSHEAD, bourg d’Angleterre, dan s jf \tatvince de Lancastre ; on y tient marché public-présent de la G. Bret. t.1. .g
r HA W AS , ville de Perse. D’Herbelot laÁH VAS, 6c Thistonen de Timur-Bec HaviVt „; pr ,à 31 d. de latitude, 6c à 85 de longitude. Tavern^Voyage de Perse , chap, dern. dit que le terroi.