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Tome troisième. G - L.
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en 1429; elle sut encore consumée par le feu, en 1 ^z8.Cette ville avoir été autrefois affez florissante, iur-toutlorsqu’elle étoit la résidence des margraves de Misme.On volt encore des vestiges de leur palais. Avant la lon-gue guerre d’Allemagne , on y fabriquoit beaucoup dedraps. C’est la patrie de Johannes ab Indagine.

1. HAYN ; quelques-uns disent Han , mais mal,comme le remarque Zeyler, S iles. topogr.p• 150, petiteville de Bohême, au duché de Silésie , au duché deLignits, St à deux milles au couchant de la ville de cenom, à trois de Buntzel, St auprès du ruisseau de Dei-scha. Elle a un petit territoire où font compris quelquesbourgs St villages qui sont un cercle particulier. En 1427,les Huilâtes y égorgèrent les enfans qui etoient à l’école,les prêtres dans les églises, St les bourgeois dans leursmaisons. En 1581, cette ville fut incendiée par des scé-lérats que l’on prit deux ans après.

HÀYNA , riviere de l'Amérique, dans l’isle de Saint-Domingue. D’Anville la nomme, par erreur, Jaina. Ellea fa source vers l’est de la ville de Saint-Domingue , Stcoule assez lentement. II y a grand nombre de métairiesfur fes bords, St ses eaux sont estimées pour leur bonté.

HAYNAM, ou

HAYNAN. Voyez Hainan.

HAYR. Voyez Haïr.

HAZA, pour Haïa. Voyez ce mot.

HAZAN Keif : c’est ainsi que l’on dit aujourd’huipar corruption , au lieu de Husni-Keifa , qui est lenom d’une ville d’Asie, dans la Mésopotamie , sur lebord du Tigre , entre Amid St Mosul auprès de Mer-din. On la trouve aussi nommée ífasni-Keifa. * Hiji.de Timur-Bec , 1 . H, c. 30.

HAZEBROUCK., ville de la Flandre Françoise, dansla châtellenie de Cassel. Elle est du diocèse d’Ypres. LesAugustins y enseignent les humanités. II y a une fubdé-légation de l’intendance de Lille.

HEA, province d’Afrique , sur la côte de Barbarie,au bord de l’Océan, au royaume de Maroc, dont elleest la partie la plus occidentale. Elle occupe la pointe dugrand Atlas , que les Africains appellent Aytuacal ,St a au couchant St au septentrion l’Océan ; au midi lesmontagnes du grand Atlas qui confinent avec la pro-vince de Sus, St au levant le fleuve d’EciFELMEL quila sépare de celle de Maroc. Cette riviere naît dans lamontagne de Henteta, St court dans la plaine jusqu’à ce.qu’elle entre dans la riviere de Tansifi , qui sépare cetteprovince de celle de Duquela. Dans toute cette étendue,il y a de grandes montagnes escarpées St fort hautes ,St des rochers couverts d’arbres, d’où naissent des ruis-seaux dont on arrose les terres des vallons. On y voltbeaucoup de chèvres St d’ânes ; mais peu d’autres ani-maux , à cause de l’aspect des montagnes. II y vientbeaucoup d’orge , mais point de bled. Les mouches àmiel St les chèvres font le plus grand trafic, parce qu’onen tire quantité de cire St de marroquins dans Safie, oùl’on vient d’Europe pour les acheter.

Le peuple de cette province est belliqueux , mais bru-tal , fans aucune police. II ne cultive ni vignes, ni jar-dins , quoiqu’il en pût avoir de fort bons dans les vallées,à cause des ruisseaux qui y coulent. II n’y plante pointduíìi d’oliviers, St l’huile , dont il se sert , vient des.noyaux d’un certain fruit, que portent des arbres épi-neux nommés erquen ; ce fruit est gros comme un grosabricot, St quelquefois davantage, St n’a que le noyaucouvert d’une peau qui réluit la nuit comme une étoile,quand il est mûr. Les chèvres mangent de ce fruit , &les Africains recueillent après les noyaux dans leurs ber-geries , parce qu’ils font si durs, que les chèvres ne lespeuvent casser, St les jettent tout entiers , St c’est del’amande que l’on fait l’huile d’Erquen , elle put St estde mauvais goût.

Ce peuple ne fe pique point de lettres, Sc personnen’y fait lire que quelques alfaquis. II n’y a ni médecins,ni chirurgiens , ni apothicaires, ni droguistes, St lesmaladies fe guérissent par les diètes, ou en appliquant lefeu à la partie. II n’y a que quelques' barbiers, pour cir-concire les enfans St pour faire le poil. Quoiqu’ils soienttous Mahométans, ils ne savent ce que c’est que Ma-homet St fa secte ; mais ils font St disent, à peu près,ce qu’ils voient faire, ou entendent dire à leurs alfa-quis,

Leur plus commun habit est une espece de robe, d claine non foulée , dont ils s’enveloppent, St qui est ustpeu moins grossière que des couvertures de lit ; f ur achair ils ont un tablier de même étoffe , qui les couvredepuis la ceinture jusqu’à mi-cuisse. Ils ne portent pointde chapeaux, ni de bonnets ; mais feulement des cuf'fies : ce sont des bandes de laine de quelque demi'Ç' eade large, qui font cinq ou six tours autour de leur tête,comme des turbans ; St les plus belles sont de toile decoton rayées de rouge, avec des cordons qui pende sltdes deux côtés , en forme de franges ou de houppes-

Les alfaquis, pour se distinguer des autres , ont dfj Sbonnets rouges ou de petits turbans de grosse toile.ne portent point de chemise, parce qu’ils n’ont point d®lin ; St st quelqu’un en peut avoir, cela est fort estime 'car il n’y a que les gens de condition qui ont été à **cour qui en ayent, St les femmes galantes qui en fo sltvenir à Maroc St à Safie. Ils portent aussi des hagnyfrfqui est une espece de casaque de bure, faite de gro» elaine. Les jeunes gens se font raser les cheveux & **barbe, jusqu’à ce qu’ils sc marient ; mais lorsqu’ils f° sltmariés, ils se laissent venir le poil de la barbe , & lintoupet de cheveux au haut de la tête, par où les Aral? 25disent que les Mahométans feront connus au jour du ju-gement. Ceux qui vivent dans les villes, portent des vest eSde draps de couleur , à longues basques St demi-m 311 .'ches , avec force boutons par-devant, St par-dessus q llÊ *que casaque un peu plus fine.

Les femmes ont des vestes ou des mantes qu’elles ap-pellent des hayques , St qui sont semblables aux vest eSque portent les Turcs St les Maures par-dessus leurs su-bits, quoiqu’elles ne soient pas si fines, St quelques chfmises de toile fort longues St fort larges. Dans les Mi-sons , les femmes de condition s’enveloppent d’un cta?de toile rayé de soie , St attaché fur le sein avec uf eagraphe d’argent ou de léton, à la façon des boucles q uel’on met au poitrail des chevaux ; mais elles portent aUbras de gros brasselets d’argent, St de gros anneaux a 3 'dessus de la cheville du pied. Celles qui n’ont pasmoyen d’en avoir d’argent, les portent de fer ou de léto 11 'Elles portent aussi aux oreilles trois ou quatre grands a Tneaux d’or , d’argent, ou de fer, chacune selon fa quasis»ou font enfilés des grains de verre de couleur, avec de1*semence de perles entremêlée. Les lits ordinaires deSgens de condition , font de ces tapis à long poil, P arelà ceux qui nous viennent d Afrique; ils les mettent f°^eux en plusieurs doubles , St en laissent pendre ungra^mourceau qui leur sert de couverture. Au lieu de cira?ils se servent de hayques ; St pour chevet, d’oreifi^longs St étroits, faits de laine ou de grosse toile. Le p e .pie n’a d’autre lit qu’unenate de jonc, ou quelques p ea ssde moutons St de chèvre , St se couvre de vestes & %casaques. Les femmes font belles, ont le teint fiais ^blanc, St sont fort amoureuses. Les hommes so slt ! °bustes St fort jaloux.

Leur nourriture la plus ordinaire est de farine d’° r ^qu’ils accommodent en deux façons. Les uns en foct 6pain que l’on cuit au four comme en Europe , le? atres de grandes galettes fort déliées , que l’on cuj [ &feu dans des terrines, ou fur des têts de pots casses ^on les mange ainsi toutes chaudes avec du beurre ° 1 ' cpnct, ou avec de l’huile d’erquen ; quelquefois a ^des etuvées de chair de chèvre hachée, ou par morc eal |jSparce qu’ils n’ont point de vaches, St que les niO llt ° eS .sont fort rares St difficiles à élever dans ces montas!^,Ils ont d’autres mets plus ordinaires, comme le h& ctqu’on fait d’un morceau de pâte cuite avec de l’ eaUdu sel. On met dans une terrine cette eau St cette P ,- tcuite ; puis on y fait un trou au milieu, qu’on e0 Lcde beurre ou d’huile, St c’est la sauce où l’on tre ’’ j cles morceaux : puis quand tout est mangé , on aV ? : n ebouillon. 11 y a encore le hacua , qui est fait d? ta a ,i-d’orge cuite dans du lait ou du beurre frais, qn n* u ^ n tgent de même. La viande la plus ordinaire, don qj 0 ules Africains St les Arabes , est l’ al-cuçcuçti , (û e 4" - r flcl’appelle couscous.) Ils mangent plutôt de la c * ia gcchèvre ou de brebis, que de mouton ou de vacnils disent qu’elle est plus faine ; mais je crois, dI , fismol, que c’est à cause qu’elle est à meilleur warene- ^ont quantité d’œufs, St la poule n’y vaut que j t j c í.du mauvedis, St h douzaine d’œufs environ. 111