Band 
Tome troisième. G - L.
Seite
316
JPEG-Download
 

316 HEI

quables. i, L tWolfsbrunn ottla fontaine dit loup. 2. Vis-à-vis , à denai-mille de la ville, est le Furjlenbrunn, oula fontaine du prince. C’est un ouvrage de maçonneriedans un bocage. De dessous une assez belle voûte ,fort une fort belle eau qui forme tout auprès deux vi-viers accompagnés d’une agréable promenade , & deprairies où l’on blanchit des toiles, avec quantité de ruis-seaux , & un bois aux environs. II y avoit un moulin àpapier qui en fournissoit la chancellerie de sélecteur &l’université de Heidelberg. 3. A un bon quart de millede la ville est l’abbaye deNeubourg, bâtie par Anselme,abbé deLorsch, en l'honneur de l’apôtre S. Barthelemi,fous la régie de S. Benoît. En 1195 , au lieu des moineson y mit des religieuses. L’empereur Conrad ht de grandsbiens à ce monastère. Les deux abbesses de ce lieu, Ca-therine & Brigitte, mortes en 1526 & 1562, y font en-terrées. Elles étoient comtesses Palatines. 4. Un peu au-delà de cette abbaye de Neubourg est 1 e Heelig-Berg oula sainte montagne , qui a pris Ion nom du culte quel’on y rendoit à Mercure. Aux environs , dans le petitvillage de Neuwenheim , on a trouvé des antiquités Ro-maines , entr’autres, des médailles d’or du poids d’undouble ducat ; & à l’endroit où étoit l’églife de S. Etiennefur cette montagne, 011 a déterré une pierre où étoientquatre figures en fculture ; un aigle couronné de laurier ,avec une inscription que Zeyler ne nous communiquepoint ; une figure nue & aîlée, fur un globe ; Vulcainavec son marteau & fes tenailles, & enfin une femmevêtue d’une robe. II y eut ensuite deux églises fur cettemontagne ; l’une plus haut fous l’invocation , de S. Mi-chel ; ì’autre un peu plus bas, fous celle de S. Etienne &de S. Laurent. II y avoit auíîì un petit couvent ; cesdeux églises devinrent des lieux de pèlerinage. Cettemontagne a été nommée le Mont S ai nt-Michel, Michels -Berg , à cause de l’églife de ce saint. Quelques-uns l’ontaussi appellée Abrahamsberg , & par corruption Abrins-berg. 5. Autour de cette montagne , dans le voisinage duNecker, fe trouvent quantité de hérons qui nichent furles arbres, & qui font la guerre aux vautours. 6 . Danscette montagne font quantité de cavernes fermées avecdes murailles. Le peuple croît que c’est l’ouvrage des Ro-mains : j’aimerois mieux croire que ce font des fouter-reins où fe font autrefois réfugiés ces misérables dont ilest parlé dans l’article Egyptiens. Le Heydenlock, c’est-à-dire le Trou des Payens, nom que l’on donne encoreaujourd’hui aux Egyptiens ou Bohémiens en Allemagne& en Hollande, m’en paroît une preuve. 11 est dans cettemontagne. 7. A un quart de mille de Heidelberg, est unpetit bourg , nommé Handsuschheim , au Berg-straat : il fubsistoit dé j a il y a près de mille ans , & a eufes seigneurs particuliers d’une famille ancienne & il-lustre qui portoit ce nom ; le dernier fut tué à Heidel-berg, fous l’empire de Frédéric IV. 8. Le village deDossenheim , qui a un vignoble considérable & fa-meux depuis plusieurs siécles , est à un demi-mille deHeidelberg au Berg-straat. 9. A un mille de la mêmeville, fur ie Berg-straat étoit Schawenberg , château& forteresse qui appartenoit à sélecteur de Mayence.Les tours , les murailles & les fossés en faisoient unebonne place. Cependant Frédéric le Victorieux , élec-teur Palatin, la prit en 1460, & la rasa jusqu’aux fonde-mens. * Zeyhr , Topogr. p. 29.

HEIDELSHEIM , Haidelsheim ou Heydels-Heim , petite ville d’Allemagne, dans le bas Palatinatdu Rhin , dans le Craichgow, à deux milles de Bret-heim , & à un mille de Bruchsal ; un incendie la mitpresque entièrement en cendres, en 1621 ; & il en restapeu de chose. Baudrand la nomme Haidelsheim.Voyez ce mot. * Zeyler , Palat. Topogr. p. 30.

1. HEIDENHEIM ou Heydenheim , ville d’Al-lemagne , dans la 8uabe, fur la Brentz, dans le Brentz-thal , avec un beau château, nommé He t lenstein,fur une hauteur. D’Audifret, & aptes lui Corneille, lenomme HELLAUSTER. Cette ville n’étoit encore qu’unvillage en 1356, 'que l’empereur Charles IV en fit unbourg, en faveur du comte Ulric de Helffenstein.La seigneurie de Hdlenfiein , dont ce château étoit lechef-lieu, avoit fes barons particuliers ; & ce mêmeempereur la donna avec toutes fes dépendances, en 1351,aux comtes de Helffenstein, pour la posséder à titre defief héréditaire à perpétuité. En 1434, l’empereur Sigis-

FíEI

mond donna à ce lieu le droit de tenir marché. II apP artenoìt encore alors à la maison de Helffenstein. L a"1450, le comte Ulric de Wurtenberg acheta cette v 1 ®& son district , dont dépendoient vingt-cinq vin a » eavec le château de Hellestein, trois monastères, f av0ir ’Anhusen, Herbrechtingen & KonigsbRU^ 1 !’& deux châteaux brûlés , savoir , GussenBERGHurwang , avec le château d’UFFHGSEN , pour R 11 'xante mille guides. Pendant la guerre des princes & dvilles , Wurtenberg ayant pris le parti de l’empereu 1 "’contre le duc de Bavière , ce dernier fe rendit m 3 ^de cette seigneurie, en 1462 ; mais en 1 <504, dan* __guerre de Bavière êc du Palatinat, Albert, duc de p 3 ,viere, la rendit à Ulric de Wurtenberg, qui avoitson parti. Dans la longue guerre, qui désola l’AllemaZ"?avant la paix de Westphalie , la maison de Bavière [ressaisit de Heidenheim, fk le garda quelque terris; n 131 *elle l’a rendu à la maison de Wurtenberg. II y a d 3 "la montagne. fur laquelle est le château , une caver 0 ®assez profonde , nommée Heidenloch. La ville est 3cinq milles d’Allemagne & au nord occidental d’CI 111 '* Zeyler, Suev. Topogr. p. 42. >

Heidenheim, selon les Cartes, est au nord oriect 3d’Ulm.

2. HEIDENHEIM ou Haidnhaim , abbaye d’A 1 'lemagne , auprès de la ville de même nom, qui lui éf _vraisemblablement son origine. L’an 750 ou 752, S. "7nebaud ou Gombaud , bâtit un monastère dans les bde Haidenhaim, au diocèse d’Aichstet, en Bavière, do slson ftere, S. Guillebaud, étoit le premier évêque.ans après, les deux frétés en bâtirent un autre dansmême forêt, pour des filles , & ils firent venir leur f# 11de Bischofsheim , pour en prendre la conduite. * BaUM*Topogr. des Saints, p. 226.

1. HEIDENLOCH. Voyez l’article de Heid^BERG.

2. HEIDENLOCH. Voyez Augst.

3. HEIDENLOCH. Voyez Heidenheim. .

Nous avons remarqué ailleurs, que le mot HeYD*-

signifie, non-feulement des Payens , mais encore CÊtroupes de vagabonds , que nous appelions EgyP tunBohémiens , gens fans mœurs ni religion , dont no 1 ^avons rapporté l’origine auffi-bien que celles de ces c 3vernes, au mot Egyptiens.

HEIGERLOCH. Voyez Haigerloch.

HEILA , selon Baudrand, Maty & Corneille, d 3 ^leurs Dict. géogr. Heel , selon Cluvier , Antìq. Gd'man. 1 . 3 , c. 35. Heele ou Hela , selon Zeyler,rufs. Topogr. p. 30, petite ville ou bourg de la Pru>dans la Caílubie , est une presqu’isle j qui s’avance d 2 : ,la mer Baltique, à l’embouchure de la Vistule ; ellefort endommagée par le feu, en 1572. Cluvier, à l’fJdroit cité, soupçonne que du nom de Heel , ontappelles les Helers , Helii , dont les Grecs ont > 3 ^’Eku&ì , HjELURI, qu’ils ont dérivé d'E-o- , ELE,qui signifie un marais ; qu’ensuite par une transposi tl0 <.de lettres, S H durï on a fait Heruli , qui a pré’-' 3 !dans les historiens. Pour donner quelque apparence „fondement à cette conjecture , il faudroit être bienque les Hérisses font venus de ces cantons ; que le ssjCde Heel , Hela ou Heila , est ancien , & qu’enfiu 1 a ,avoit un peuple nommé Helers , ou à-peu-près ,tems avant Procope qui a parlé des Hérules. ^ce mot.

HEILBRON, Heylbron. Voyez HailbroN- ..HEIL-CREUTZTHAL, VaUìs S. Crucis, abb a f e j ereligieuses, ordre de Cîteaux, en Allemagne , dan scercle de Suabe, au diocèse de Constance, à deux ^au nord-ouest de Riedlingen.

HEILIGBEIL. Voyez Heiligenpeil. ....

HEILIGEBERG, ou la Sainte-MontagnR» ^ g ,tagne voisine de Heidelberg. Voyez HEiDRRbf,

. HEILIGEDAM, ou laDiGUE-SAiNTE. Voy eZdcle de Doberan.

HEILIGE-LAND, OU l’ISLE SAINTE, Insulta?’ j. gl-isse de la mer d’Allemagne, entre l’embouchure çf-iilesder ôc celle de l’Elbe, quoiqu’à la distance de ne, y?„ 0 af.de cette derniere, selon Zeyler, Saxon, infrf ?f Jfèp. 13. Pour moi, qui y ai passé, en 17x5 ? í 31 . r « : llS -que les habitans ne comptoient que six miss es de ” „i.,squ’à Feutrée de l’Elbe. Cette isle a été beaucoup P